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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Indignez-vous :Le créateur de Wikileaks13 suspendu de ses fonctions.

Publié par plume de cib sur 6 Janvier 2011, 10:10am

Catégories : #REVOLUTION 2011

 

Un informaticien de 39 ans, père de deux enfants, s'est inspiré de Wikileaks international pour dénoncer tous les petits et grand travers qui règnent autour de lui, c'est-à-dire du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Voilà une belle manière de s'indigner. On s'en prend à l'Etat, on rouspète contre une grosse machine, mais on oublie que ça ne tourne pas rond à proximité de chez nous. La France est toujours constituée d'une multitude de fiefs bien gardés par des politiques véreux qui ne songent qu'à magouiller sur nos dos voutés Les marchés publics bidons, les mensonges à la pelle, les emplois fictifs, rien n'est évité. Si vous, simples citoyen lambda essayez d'entrer dans leur congrégation de faux jetons, on vous rangera sur l'étagère des porteurs de bidons, on vous sortira lors des campagnes électorales pour aller coller des affiches. Et le reste du temps, on vous fera comprendre plus ou moins vertement que vous êtes des nuls, que vous ne comprenez rien à la politique, parce que vous n'êtes pas "intronisés" n'est-ce pas ! Vous n'êtes pas recommandés par tel ou tel pourri de leur sphère opaque. Ils vont vous ronger la naïveté et vous faire perdre l'envie de militer, je vous le dis.

 

Bref, l'homme a été suspendu pour non respect du devoir de réserve ! Mais alors il ne faut rien dire quand on est enrôlé dans les administrations ? Il faut subir, jouer leur jeu de menteurs ? Tout ça pour un salaire de misère. Et même si vous gagniez des millions, rien ne peut excuser une attitude servile. Allez, cessez  de vous égarer pour quelques billets. C'est indigne. Que les milliers d'employés des Conseils généraux, régionaux, des mairies, relèvent un peu la tête. Bien sûr, ils subissent des pressions, on leur fait du chantage, certains sont mis au pilori, d'autres sont punis s'ils ne filent pas droit, certains subissent un vrai calvaire devant les yeux arrondis des autres employés qui ne font rien d'autres que se ranger un peu plus dans le range pour ne pas être le prochain. Assez de lâcheté ! Tout cela doit cesser vraiment. Qu'ils sautent sur l'occasion pour se révolter. C'est d'utilité publique. C'est l'intérêt général qu'ils doivent défendre et non les intérêts personnels des élus !

 

Ca commence fort, mais ça ne va pas s'arrêter. 2011, année d'indignation, année de révolte, l'année où tout est possible. On ne vous demande pas de frapper à mort des pauvres DJ à la sortie d'une discothèque, on ne vous demande pas de violer, torturer des gamines, on ne vous demande pas de poignarder un étudiant qui tente de sauver la voiture de son père. On ne vous demande pas de laisser parler vos bas instincts, on vous demande juste d'être dignes, c'est-à-dire déjà d'être moins lâches. Et je peux vous dire que le baromêtre de moral va tout de suite remonter au beau.


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Ass.renseignements-genereux 06/01/2011 23:42



Une copine RG va sans doute publier des liens sur cette affaire.


On a suggéré à ce mec courageux de reprendre notre projet (qui n'intéressait personne: avec des militants comme nous, mis çà l'index par les medias et etiquetés "rouges", c'est mission
impossible) de "Fonds citoyen de solidarité". Pourquoi pas ? ça peut fonctionner, avec un "modèle" comme cet homme, et l'émotion qu'il suscite.


On l'avait écrit ici: un fonds qui soutiendrait des cas semblables, et aussi les grévistes etc. Une arme formidable ! mais qu'attendent donc les français pour se bouger ?!!! c'est pourtant
facile, putain de merde !



plume de cib 07/01/2011 09:10



je suis comme toi, quelquefois consternée. Mais les grandes révoltes, les révolutions n'ont eu lieu que parce qu'il y a eu des gens qui ont fédéré, qui se sont mouillés, comme lui, et ça ne se
fait pas tout seul. C'est un long travail, souvent de militantisme. Les suiveurs sont plus nombreux que les meneurs bien sûr et se retrouvent moins dans la merde. Donc, solidarité comme tu dis, à
commencer par cet homme, solidarité avec lui, carl'argent est bien sûr le nerf de la guerre. S'il se sent en danger, s'il ne peut plus nourrir sa famille, il va faire machine arrière. Il ne faut
pas désespérer mais au contraire persévérer, se donner sans compter et partager. Ca ne se fait pas tout seul. Il faut du temps. Explorer toutes les pistes, oui. Ce mec fait partie de ceux qui
allument la flamme. Il y a un gros travail à faire. J'espère qu'il va répondre. C'est pas si facile de se retrouver en première ligne. 



Bichau 06/01/2011 15:11



Bonjour plume, à ce sujet Zoé Shepart, de son surnom, a fait un travail remarquable qui allie la dénonciation des magouilles de l'administration et celle des paresseux de tous bords qui ne
songent qu'à se plaindre,le tout avec un humour corrosif à en  pleurer de rire, si ce n'est que l'on rit plutôt jaune en découvrant ce dont on se doutait bien dans les coulisses.


 



naradamuni/Sans, ni+, ni- 06/01/2011 15:01



Tiens puisque nous en sommes au nouvel an et que la tendance en est à la dignité...


"Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !


La voix claire de l’enfant et la voix cassé du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des vœux et souhaits. L’ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son
propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année. Le pauvre et la pauvresse s’en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.


Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !


Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se
dessine le rictus de la joie.


C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu. Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est
noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un
blasphème ou une moquerie.


Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an. On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de
l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à
couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.


Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements
d’hypocrisie et de mensonges.


Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…
Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers,
épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.


Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi,
inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?


Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?
Vous voulez des vœux, en voilà :


Que crève le propriétaire qui détient la place où j’étends mes membres et qui me vend l’air que je respire ! Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences
sur le champ de mon corps.
Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !
Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !
Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !
Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui lui prépare sa pâtée.


Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !


Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas.
Ce jour-là, c’est la répétition de tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du
sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie. La caresse de la putain a comme
équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.


Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa
morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.


Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous. Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est
véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de luttes et d’antagonismes. Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui
les empêchent de venir à plus de bonheur.


La propriété, la patrie, les dieux, l'honneur courront alors risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est
pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !"


– Que crève le vieux monde - Albert Libertad (27 décembre 1906) 






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