Allumez la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

Publié le 24 Janvier 2010



C'était hier soir chez Ruquier. L'émission était en direct et ça lui donne une toute autre allure. Il nous en faudrait plus, Monsieur Ruquier. Bon, je n'ai regardé que l'intervention de Maâme la Ministre, car ensuite dodo pour cause de levage tôt ce matin, le fils avait un match de hockey.

M'enfin, me suis bien amusée quand même. Au dépens de la dame certes, je ne suis pas très charitable. Laisser ainsi une dame se faire écharper par quatre rotwillers aux dents bien aiguisées, c'est pas bien. D'autant que les rotwillers n'avaient pas grand mérite à la décortiquer, la chair était tendre. Mais aussi, pourquoi jouer ainsi à la chêvre de Monsieur Seguin, Maâme la Ministre ? Ah oui, pour vendre vot' livre, il est vrai, votre petit chef d'oeuvre écrit en trois semaines. Oups ! Elle est fortiche, un vrai prodige de l'écriture.
Enfin, tout est bien qui finit mal, elle est rentrée chez elle, habillée jusqu'au moins en 2012 !

Alors voilà, la Ministre a écrit un livre qui s'appelle "et si on parlait de vous ?" Déjà le titre donne le ton. On sait qu'on va plonger dans les bas-fonds de la démagogie. Démagogie au rabais pour la France profonde, mais surtout pour le parisien qui le vaut bien ! On a appris  que la dame avait dû faire l'impasse de ses vacances en Corrèze pour écrire ce manuel du militant passionné de Maâme Pécresse. Ce à quoi Zemmour lui a répondu : " vous n'auriez pas dû sacrifier ainsi vos vacances avec vos enfants" ! Je suis bien de son avis. Déjà, trois semaines ? Mon Dieu, mais comment font-ils ? Au bout d'un an, je n'ai pas encore torché le mien. Et pourtant, mon poste le plus important est celui de mère de famille. Zemmour a lâché qu'elle ne l'avait sans doute pas écrit, et même pas relu. Ce dont elle s'est vivement défendue. Si, si, c'est elle qui écrit. Alors il lui a dit : "Eh bien, si vous n'êtes plus ministre, il vous faut sans tarder postuler pour un poste de communiquant !" Car nous sommes en plein dans la com. Ce livre est l'énoncé d'un programme honteusement démagogique sur lequel, la dame base sa campagne pour les régionales. Elle s'attaque en effet à la région Ile de France et promet qu'elle ne cumulera pas les fonctions. Si donc elle est élue, non seulement, la vie des parisiens deviendra tout à coup idyllique, mais en plus elle quittera son poste de Ministre. Sans trop larmoyer, assure-t-elle. Mon extra vision me fait voir un larguage d'ici peu, elle anticipe. Donc, avec Maâme Pécresse, le Hâvre deviendra le port de Paris. Hi hi hi ! C'est sûr que Paris- Le Hâvre, ça se fait en deux coups de pédales ! "On va pique-niquer au port chéri, dimanche ? Ca nous fera prendre l'air. N'oublie pas les chambres à air de rechange ! " Elle nous assure que le transport fluvial est l'alternative à la route. Déjà qu'y z'arrivent pas à foutre les camions sur les rails alors que le réseau ferroviaire est tout apprêté !!! Et pis, y aura plus de bouchon dans Paris, la ministre a inventé un puissant tire-bouchon ! Agrandir les routes !!! Fallait y penser, hein ? Après, elle nous promet du logement et de la mixité sociale. Ce à quoi , les deux compères lui rétorquent que le gouvernement ne peut déjà pas faire respecter le quota de logements sociaux dans les villes de droite, alors comment un petit chef de région pourra le faire ??? Mais nan, elle a dit que c'est tout bon, que tout le monde il est content et tout le monde il est gentil. Elle va faire construire des jolis logements tout beaux. Et elle a donné comme exemple la réquisition des anciennes casernes pour en faire des carrés pour les étudiants. Faut dire que les étudiants habitent déjà dans des cages à lapin taudis, cela ne les dépaysera pas d'habiter dans des blocs. Malheureusement, l'entrevue est trop brêve chez Ruquier. Les sujets sont à peine ébauchés. Je rêve d'une vraie émission politique, animée par Ruquier et ses deux compères, et en roue libre s'il vous plait !

Les quotas de boursiers aux grands écoles ?

Bref. Zemmour s'est quand même payé le luxe de poser à la dame une question qui le titillait : le coup des quotas de boursiers dans les grandes écoles. Là, nous avons assisté à un plongeon dans la mare aux canards et à une danse de béni oui oui vantant les bienfaits de la vase. Pour elle, il faut que les directeurs de grandes écoles tiennent plus compte du parcours de l'étudiant que de ses capacités intellectuelles. Oups ! On voyait qu'elle naviguait à l'aveugle, tapant comme un sourd avec sa canne blanche sur les barreaux de la démagogie. Sonnez trompettes, sonnez clairons ! Il y avait de quoi écarquiller les yeux, à les avoir comme des oeufs au plat ! Zemmour lui a rétorqué qu'il n'en avait rien à foutre de savoir d'où sortait le jeune, du moment qu'il était le meilleur ! 100 % d'accord avec vous, Eric ! Les facultés sont déjà encombrées d'une majorité de branleurs qui ne viennent que faire plaisir à papa, maman, draguer, passer le temps,  emmerder les étudiants dans les amphis et occuper des sièges lors des partiels ! La première année est un vrai cauchemar ! Et dire que chacun coûte plus de 10 000 euros à l'Etat pour une année. Et parmi eux, il y a des boursiers bien sûr. Alors, d'accord pour que les bourses soient attribuées aux méritants, c'est-à-dire à ceux qui travaillent réellement et le prouvent. Ca, c'est déjà une chose et cela permettra un premier filtrage. Maintenant, en ce qui concerne les grandes écoles, celles-ci n'ont pas à faire de discrimination, même positive. Les postulants aux grandes écoles doivent avoir la capacité de les suivre, qu'ils soient boursiers ou non ! Le blabla de la ministre est de la poudre aux yeux, visant à faire croire à une population démunie que dame Patrie est à l'écoute de ses petits chagrins. Mais qu'elle s'en torche le cul une fois que les élections sont passées !

Bon, et à part ça ? Bon week end amis fidèles et lecteurs insatiables. Un gros plein de soleil pour vos yeux encore ensommeillés.... Moi, je vais me faire un petit kawa, ça vous dit ?

Rédigé par plume de cib

Publié dans #C'est ma tournée !

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Fleche 24/01/2010 18:36


Il ne faut pas confondre boursier et mauvais élève. C'est un amalgame qu'il vaudrait mieux éviter de faire mais que les grandes écoles n'hésitent pas à faire.
Ce n'est pas dévaloriser celles-ci que d'accueillir en leur sein des élèves boursiers, ils sont souvent bien plus méritants et plus bosseurs. Pour les entreprises qui les emploieront ensuite, c'est
tout bénéfice parce qu'ils sont animés d'une grande envie d'arriver dans le bon sens du terme.

J'imagine que certaines grandes écoles ouvrent leurs portes à des porte-feuilles bien garnis.
Euh peut-être que je n'aurais pas dû dire ça.


sylvie 24/01/2010 18:31


Démonstration que la ministre de la recherche n'est pas une lumière… mais recyclée en présidente de région bien que ce soit pas en tant qu'ampoule basse consommation, elle se sent pousser des ailes
!
Pour l'enseignement supérieur : il faudra bien arriver à décider une bonne fois pour toute qu'il est destiné aux jeunes qui bossent et sont en capacité d'en suivre le cursus, avec une sélection à
l'entrée. Le bachot ne doit pas être le sésame qui ouvre toutes les portes : c'est un leurre. Il sanctionne une fin d'études secondaires, point barre.
Boursiers ou pas, peu importe. Les bourses sont l'expression de la solidarité nationale pour aider les jeunes de milieu modeste à poursuivre leurs études. Elles pourraient d'ailleurs être revues à
la hausse pour éviter que des énergies utiles aux études se perdent en petits boulots pour pouvoir vivre : les étudiants pauvres, qui mangent mal et ont une mauvaise hygiène de vie avec des nuits
trop courtes, ça existe, et cela ne facilite pas leur réussite.
Combien de bourses "gaspillées" par des étudaints vélléitaires ? L'achanrnement pédagogique à des limites.

Oui, mais… pendant ce temps, certains éternels étudiants ne viennent pas grossir les rangs des chomeurs, l'enseignement professionnel et technologique est dévalorisé, y compris par certains profs
(si si !) alors,les familles voient la solution miracle dans des études à rallonge et le good job avec le big salaire… encore un leurre.
J'arrête, je vais m'énerver. Surtout si je me lâche sur certains petits glandeurs qui eux peuvent sans soucis s'éterniser dasn les facs ou grandes écoles, sortir derniers de leur promo et démarrer
une brillante carrière de BAR (bon à rien) ou de MAT (mauvais à tout)
grâce au carnet d'adresse de papa et maman. certains se lancent même dans la "carrière" politique…


plume de cib 24/01/2010 18:38


Ah que voilà un discours bien censé et que je trouve irréprochable en tous points ! A entrer dans un programme ma sylvie
Bon sang, je suis d'accord avec toi. Augmenter les bourses des méritants, woui ! Car la plupart des étudiants boursiers et travailleurs n'ont que les yeux pour pleurer en guise de repas. Ayant mes
fils en fac, je peux donner des tas d'exemple de jeunes qui ne bouffent qu'une pomme à midi et des pâtes le soir. Et depuis quelques temps, ils ne trouvent pas les petits jobs dont tu parles car
ceux-ci sont trop convoités par les mères de familles qui essaient de nourrir leur marmaille. Donc, oui, augmenter les bourses. Permettre aux jeunes de suivre leurs études décemment. Et ne pas
ouvrir l'enseignement supérieur à tous les glandeurs !


Fleche 24/01/2010 13:50


Ca m'énerve cette façon de dire et de voir le Grand Paris qui s'étendrait jusqu'au Havre.
C'est n'importe quoi. La Normandie et l'Ile de France sont assez éloignées ne serait-ce que par la mentalité.

Je ne sais pas ce qu'ils ont dans la tête à part des idées de grandeur.


plume de cib 24/01/2010 14:12


oui c'est idiot.


Fleche 24/01/2010 12:20


J'aime beaucoup la truculence de ce billet.
Mme Pécresse s'est tirée une balle dans le pied dès le départ, je pense, en voulant provoquer le président sortant avec la drogue et en communiquant sur la vente libre des drogues souhaitée par les
Verts.
Sauf que ce sujet est d'ordre national et pas régional.

J'espère que les électeurs d'Ile de France ne se laisseront pas avoir par ses discours très démagogiques.

Quant à la distance Le Havre-Paris, et Le Havre Porte océane de Paris, ce n'est pas demain la veille. Il y a quand même 220km entre les deux villes. Je sais bien que le maire du Havre est UMP, mais
quand même ça ne fait pas tout.


plume de cib 24/01/2010 12:55


Je pensais bien que tu allais réagir sur le Havre ! 220 km, et en plus, trois heures de bouchon pour entrer dans Paris le dimanche soir après la petite promenade du côté de la mer ! Rien que pour
aller à Deauville ou à Cabourg, c'est toute une expédition. C'est un peu comme si on disait que Marseille allait devenir le port de LYON !


plume de cib 24/01/2010 11:57


bon, je n'arrive plus à naviguer sur l'admi OB. Je te réponds donc ma Francine, en postant comme un lecteur de mpi-même !
Le dimanche matin, je me sens en principe un peu caustique. Et j'aime bien me lâcher et te faire rire, entre autres ! Bon, tu as de la chance de t'allumer au kawa toute la journée et de pouvoir
t'éteindre le soir. Pour mi, faut que j'abandonne vite fait le breuvage avant le milieu de la journée, sinon je reste éclairée la nuit ! Bise