Une leçon d'empathie...
Publié le 22 Octobre 2009
Suite à mon article sur les tortures infligées par des enfants aux animaux, Naradamuni a déposé ce commentaire. Avec liens etc.... Cool, je n'ai rien à faire si ce
n'est à apprécier ce qui est écrit. Je retiens en particulier le point de vue de Freud, qui résume bien en fait toute l'histoire humaine !
“ Au cours de son cheminement culturel, l'homme a acquis une position dominante sur ses semblables au sein du règne animal. Non content de cette suprématie, il a voulu créer un gouffre entre sa nature et celle des autres animaux. Il leur a nié toute possession de raison et s'est attribué une âme immortelle ; enfin il s'est réclamé de filiation divine, ce qui lui a permis de supprimer tout lien entre lui-même et le règne animal. ”
“ Au cours de son cheminement culturel, l'homme a acquis une position dominante sur ses semblables au sein du règne animal. Non content de cette suprématie, il a voulu créer un gouffre entre sa nature et celle des autres animaux. Il leur a nié toute possession de raison et s'est attribué une âme immortelle ; enfin il s'est réclamé de filiation divine, ce qui lui a permis de supprimer tout lien entre lui-même et le règne animal. ”
Les animaux, l'esclavage et l'Holocauste
Par Charles Patterson, Ph.D.
La domestication des animaux - par l'exploitation des chèvres, moutons, vaches et autres animaux pour leur chair, leur lait, leur peau et leur force de travail, qui débuta il y a quelque 11.000 ans au Proche-Orient - changea le cours de l'histoire humaine. Autrefois, dans les sociétés primitives de chasseurs-cueilleurs existait une forme d'entente entre humains et animaux, reflétée par les totems et mythes qui décrivaient des animaux ou des créatures mi-bêtes, mi-humaines comme étant les créateurs et ancêtres de l'espèce humaine. Mais l'humanité franchit le Rubicon lorsque les bergers et fermiers proche-orientaux décidèrent de castrer, entraver et marquer les animaux qu'ils avaient faits prisonniers, dans le but d'exercer un contrôle sur leurs déplacements, leur alimentation et leur reproduction. Afin de rester indifférents à la souffrance qu'ils infligeaient aux animaux, les humains firent en sorte d'y devenir insensibles, de la nier ; ils tentèrent de rationaliser leurs actions et finirent par être de plus en plus durs et impitoyables.
En 1917, Sigmund Freud mit ce sujet en lumière en écrivant : “ Au cours de son cheminement culturel, l'homme a acquis une position dominante sur ses semblables au sein du règne animal. Non content de cette suprématie, il a voulu créer un gouffre entre sa nature et celle des autres animaux. Il leur a nié toute possession de raison et s'est attribué une âme immortelle ; enfin il s'est réclamé de filiation divine, ce qui lui a permis de supprimer tout lien entre lui-même et le règne animal. ”
La domination, le contrôle et la manipulation qui caractérisent la manière dont les humains traitent les animaux qu'ils ont à leur merci donnèrent le la pour les rapports intra-humains. L'esclavage-domestication des animaux traça la route menant à l'esclavage humain. Pour reprendre les propos de Karl Jacoby, l'esclavage est “ l'extension de la domestication aux humains ”.
... Tout est là!
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Jeudi 22 Octobre 2009