Sarko le démago joue petit bras sur son tricycle après avoir renié la démocratie..
Publié le 15 Novembre 2011
DEMOCRATIE IS DEAD ?
Goldman Saxs s'empare de l'Europe.
Irlande, Slovaquie, Portugal, Grèce, Italie, et enfin Espagne, leurs chefs européens mis à genoux, jetés hors de l'arène, remplacés par ceux qui avaient amené la tempête il y a quelques années,
les banquiers. Dans ce jeu de chaises musicales, la démocratie n'est pas invitée. Pas plus que Sarkozy. Lui, il est un éxécutant. Jamais ce type n'a sorti une idée novatrice, jamais ce type n'a
parlé d'amour avec la France. Non. Il n'y a pas plus camelot que ce bonhomme. Il est heureux dans ce rôle d'ailleurs, en use, en abuse. Ubuesque.
Après avoir joué le sauveur Playmobil, Sarko monte sur son tricycle pour son tour de France de la démagogie, et ce à grand frais bien sûr, tout en exigeant que les français se serrent la ceinture. Comme il veut absolument qu'on parle de lui, il remplace une fois de plus ses ministres pour aller tartiner les français de propos démago. Que fait-il ? Vêtu de son costume de blaireau populiste, il divise les français, et par la même occasion enfume les socialos. Il les coince dans leurs tranchées. Il pratique la culture de la terre brûlée. Ainsi, exactement comme en 2006, il égrène les fausses pubs, du genre, "halte à la fraude à la sécu". Ca marche pour un certain nombre de français, ceux qui ont plié l'échine, acceptent de travailler pour des nèfles, et plutôt que s'en prendre à leur bourreau, se jettent sur leurs congénères.
Vendredi au marché, j'écoutais les gens. La plupart parle de politique bien sûr. Je n'entends que des propos fatalistes "On ne sait pas où il va nous mener Sarko, avec sa clique." Voilà, ça résume tout. Trop, trop de français ont baissé les bras, et vont à l'abattoir, comme un troupeau de moutons se sachant condamnés. Ils acceptent d'être de la chair à canon en quelque sorte. Ils acceptent de ne plus être des hommes. Toute cette masse compacte risque de nous précipiter dans le trou.
Qui pour ramener sa gueule, claquer des doigts ? Je compte jusqu'à trois, et à trois, vous vous réveillez ! Le grand hypnotiseur est un charlatan. On ne peut pas hypnotiser quelqu'un qui ne le veut pas ! Ne vous résignez pas s'il vous plaît.
DEMOCRATIE LE RETOUR !
A New York, les indignés ont été évacués par la Police.
Des mouvements de protestation voient le jour. Des jeunes citoyens occupent des lieux stratégiques dans les grandes villes. Ils refusent les meneurs, les porte-parole, ils ne sont pas hiérarchisés. Il essaient un nouveau mode de société. Tout le monde s'exprime, les décisions sont prises au consensus, c'est long, pagailleux, on se croirait en 68.
C'est un peu le penchant de ce qui se passe au plus haut niveau des états. La démocratie a donc déserté la sphère politique des élus devenue irrespirable, mais elle n'a pas dit son dernier mot. Elle pousse là où le terreau est frais, riche, vierge de pollution. Pour l'instant, elle ne fait que balbutier. C'est peut être dans ces camps de fortune plantés au centre des villes que se forme notre nouvelle société.
Qui sont les indignés ? Des jeunes pour la plupart qui veulent se réapproprier la politique. Les indignés, c'est un mot. A la Défense, le mot d'ordre, c'est réelle
démocratie, souveraineté. Pour eux, les élus ne parlent que pour eux mais pas pour le Peuple. Les indignés ne comptent pas voter aux élections. OUps !
Son grand ennemi, le populisme.
Ils parlent de démocratie participative. Pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux ? la répression policière refroidit la plupart. C'est compliqué de s'organiser, de se mobiliser. Leurs revendications ne sont pas assez claires. par ailleurs, ils prônent une société qui n'existe pas encore, qui fait peur donc. En fait, les indignés ne se rangent pas derrière un programme, ils ont chacun leurs idées, leurs tendances, c'est donc difficile de défendre des idées aussi peu cernées.
Le mouvement est lent, long, mais il ne faiblit pas. Les indignés du monde entier se motivent entre eux. Alors une petite question : comment comptent-ils s'y
prendre pour renverser le modèle existant et installer le leur s'ils ne font pas un effort pour se battre sur le même terrain ? Ils refusent d'être instrumentalisés certes, et donc ils refusent
les partis. On les invite régulièrement sur les plateaux télé et là, ils restent dans le flou parce qu'eux-mêmes se construisent jour après jour et ne savent pas où ils vont aboutir. C'est peut
être cette absence de feuille de route, de but qui freine les français. On a besoin de concret pour s'accrocher à une cause. Ce n'est que mon avis. J'espère que ce mouvement va évoluer et jouer
un rôle important pendant la campagne présidentielle. Refuser de voter n'est pas pour moi une bonne solution. C'est justement un refus de démocratie. Présenter un candidat peut-être. Ils ne
pourront déverrouiller la porte qu'une fois dans la maison France. Ou alors, c'est la prise de pouvoir par le peuple de la rue, et donc la guerre civile. A moins qu'ils aient une autre solution !
Je suis tous zieux !