Quelle chienlit, ces césars !
Publié le 26 Février 2011
Bonjour,
Les Césars, la Jet Set parisienne s'offre une soirée organisée par Canal +. Ca se congratule, ça se fait des bisous, ça se sent bien assis sur son paquet de pognon, ça se rassure.
CA SENT LA POUSSIERE ! CA PUE LA DECREPITUDE ET LA MORT !
Je n'ai regardé que l'intervention de Jodie Foster, toujours impeccable, survolant le parterre de vieilles badernes avec une certaine suffisance. Il y avait tout le gratin clinquant dépourvu d'âme et de talent. J'ai vu les quelques montages présentés par De Caunes, égal à lui-même, valeur sure depuis des années mais qui lui aussi s'est mis en retrait de ce monde grouillant d'envie et de jalousie. Ca s'est gâché quand est apparu Roman Polanski ! BEURK ! La France ne se refuse rien ! Elle n'en est pas à une bourde diplomatique près. Il faut dire qu'on a un Mittérand à la Culture, ceci explique cela. L'un, c'est les petits garçons, l'autre, les petites filles. Beurk ! Beurk ! Beurk ! Remarquez, les types qui se tapent des gamines, dans le showbiz, c'est presque naturel, hein ! Sauf que les gamines on les appelle des fans, on profite de leur naïveté, de leur crédulité pour leur faire faire des saloperies ! Ce conglomérat d'artistes parisiens est pourri, suffisant, exsangue. Le talent, c'est le compte en banque, du pognon amassé en écrasant toute nouvelle pousse ! On est en plein capitalisme culturel. Bref. Le Polanski s'est vu attribuer le titre de meilleur réalisateur pour un film dont il dit avoir terminé le scénario "en taule" ! Ca montre à quel point ce sympathique repris de justice se fout totalement de ladite justice. Le vieux a été besogneux toute sa vie, il en a fait voler des verrous ! Beurk !
J'apprends que le film de Joann Sfar remporte le titre de meilleur premier film. C'est ce réalisateur qui exprimait ses hautes pensées philosophiques la veille "la culture est une marchandise comme les autres qu'il faut acheter" et s'est bien sûr dit grand défenseur de Hadopi ! Le type qui ne manque pas de culot, oublie peut être que "son film est coproduit par Studio 37, la filiale de production cinématographique de Orange. Le même qui déconnectera ses abonnés s'ils téléchargent le film illégalement, mais qui n'aurait pas pu produire le film sans les milliards d'euros générés chaque année par les abonnements à Internet.
Son film est aussi coproduit par France 2, qui n'aurait pas pu produire le film sans la redevance audiovisuelle payée probablement par les mêmes abonnés à Internet que ceux que le réalisateur veut passer sous la guillotine numérique.
"Plutôt Jack Lang ou Frédéric Mitterrand ?", lui demandaient enfin les journalistes. "J'aime beaucoup les deux", a-t-il répondu avec plein de sincérité dans la voix." SOURCE NUMERAMA
Nous Internautes, filons chaque mois du fric à des sociétés de prod. entre autres qui ne font qu'investir pour faire du fric, mais nous, Internautes, on n'en voit jamais la couleur !!!
MAIS LE VENT A TOURNE
Ce type de manifestation est tout au plus un bal de vieux vampires parvenus à la fin de leur mandat. La Culture n'est plus à Paris, elle est sur Internet. La Culture s'est démocratisée, simplement, normalement. Les derniers vieux millionnaires profitent encore des petits fours offerts par Canal +. Ils se donnent l'impression d'exister en se suçant la pomme et en s'envoyant des fleurs empoisonnées. La Culture ce n'est plus une poignée de "stars" "banquables", ce sont des milliers de jeunes artistes qui peuvent s'exprimer sur Internet et trouvent enfin leur public. Des milliers d'artistes qui peuvent enfin vivre de leur Art ! Sans pour cela chercher à devenir millionnaires. Il faut comprendre une chose, l'Art est un moyen d'expression, il est un langage. C'est un partage, une recherche de dialogue, c'est aussi le témoin de notre évolution. C'est sur Internet. Vous avez des séries Internet comme "Le visiteur du futur" qui fait un carton , mais vraiment, bien plus que leurs films de foutaises qui coûtent des millions et qui ne valent pas un clou ! Bref. HADOPI n'a fait que précipiter les vieux mammouths fortunés dans leur cimetière. C'est la fin d'une époque, ils ne s'en rendent pas compte les pauvres, ils n'ont vécu que d'illusions. et s'en gargarisent encore, enveloppés de brume. Et je ne parle pas d'âge mais de mentalité. Le marchand Sfar n'est pas vieux, mais bien endommagé ma foi. Il n'ira pas loin celui-là. Bref, il aura au moins eu son heure de gloire hier soir au bal des vampires.