La fleur de l'honnêteté.

Publié le 17 Février 2010



Un joli conte chinois pour un moment de douceur.....

On raconte que vers l’an 250 avant J.-C. dans la Chine ancestrale, un prince de la région nord du pays, à la veille d’être couronné empereur devait, conformément à la loi, se marier.

Sachant cela, il a décidé de mettre à « l’épreuve » les donzelles de la cour ou toute personne qui se trouvait digne de cette proposition. Le lendemain, le prince a annoncé qu’il allait recevoir dans une célébration spéciale toutes les prétendantes et leur lancer un défi.

Une vieille dame, servante du palais depuis de nombreuses années, à l’écoute des commentaires sur les préparatifs, a senti une légère tristesse, car elle sait que sa jeune fille nourrit un sentiment de profond amour pour le prince.

A son arrivée à la maison et après avoir raconté la nouvelle à sa jeune fille, elle est stupéfaite d’apprendre qu’elle voulait aller à la cérémonie et a demandé, incrédule :

- Ma fille, que feras-tu là-bas ? Il s’agit de toutes les plus belles et plus riches filles de la cour. Ote de la tête cette idée stupide. Je sais que tu souffres beaucoup, mais que la souffrance ne devienne pas folie.

Et la jeune fille répond :

- Non, chère mère, je ne suis pas souffrante et encore moins démente. Je sais que je ne serai peut être pas choisie, mais j’aurai la chance d’être au moins quelques instants près du prince, ce qui me rend déjà très heureuse.

Le soir de la cérémonie, au palais, il y avait, donc, toutes les belles et riches filles, parées de fines étoffes de soie, des plus beaux bijoux et les plus déterminés intentions. Puis, enfin, le prince annonça le défi :

- Je vais donner une graine à chacune de vous. Celle d’entre vous qui, dans un délai de six mois, m’apportera la plus belle fleur, sera alors choisie mon épouse et future impératrice de Chine.

La proposition du prince n’a pas failli à la profondeur des traditions du peuple, qui valorise beaucoup le savoir de « cultiver » quelque chose, que ce soit les traditions, l’amitié, etc. …

Le temps passe et la douce jeune fille, qui n’avait pas beaucoup d’aptitudes dans l’art du jardinage, s’occupe avec grande patience et tendresse de son semis. Puisqu’elle savait que si la beauté de la fleur se présentait avec la même profondeur que son amour, elle n’avait pas besoin de s’inquiéter du résultat.

Trois mois ont passé et la graine n’a toujours pas germé. La jeune fille a tout essayé, en utilisant toutes les méthodes qu’elle connaissait, mais rien n’a poussé. Jour après jour, elle concevait son rêve un peu plus lointain, mais son amour est de plus en plus profond.

Enfin, les six mois se sont écoulés et rien n’a poussé. Consciente de ses efforts et de son dévouement, la jeune fille annonce à sa mère que, indépendamment des circonstances, elle retournerait au palais. Puisqu’elle n’aspire à rien d’autre que quelques minutes de plus en compagnie du prince.

Et le moment venu, elle est là ; son pot vide, parmi toutes les autres prétendantes, chacune avec de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres, de formes et de couleurs variées.

Elle était contemplative, jamais elle n’avait vu de si belle scène.

Arrive le moment tant attendu, et le prince considère chacune des prétendantes avec beaucoup de soin et d’attention. Après être passé devant toutes, une par une, il annonce le résultat et montre sa belle et future épouse.

Les convives ont été offusqués du choix du prince. Personne n’a compris pourquoi il avait choisi celle qui n’avait rien « cultivé ».

- Alors, le prince explique calmement :

- Celle-ci a été la seule à « cultiver » la fleur qui la rend digne de devenir impératrice. La fleur de l’honnêteté, parce que toutes les graines qui ont été distribuées étaient stériles.

« L’honnêteté est comme une fleur faite de fils de lumière, qui illumine qui la cultive et répand autour la lumière. »

Rédigé par plume de cib

Publié dans #HISTOIRES

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F
<br /> Je reprends ce conte sur blogspot.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> ok<br /> <br /> <br />
S
<br /> Très belle histoire Cib, et mes excuses pour ma désertion des derniers jours.<br /> <br /> La Chine et ses habitants ne doivent pas être confondus avec ses dirigeants passés ou présents. Supporterions-nous d'être réduits à des clones de Sarko ?<br /> <br /> L'âme chinoise est riche d'une histoire foisonnante et âpre. Je l'ai découverte avec sa littérature, son cinéma…  par exemple :<br /> <br /> "Lao She :<br />  Le 24 août 1966, sur les berges d'un lac pékinois, des promeneurs retrouvèrent le cadavre de Lao She. Les Gardes rouges s'empressèrent de conclure au suicide, alors qu'il s'agit très<br /> probablement d'un crime politique: Mao détestait ce mouton noir qui avait refusé d'emboucher les trompettes de la Révolution culturelle. Aujourd'hui, l'auteur du Pousse-pousse a pris une belle<br /> revanche et il est devenu un symbole - celui de la dissidence spirituelle - dans une Chine qui rallume peu à peu les feux de sa mémoire.<br />  Lao She a écrit beaucoup de ses livres à l'étranger. C'est à Londres, par exemple, qu'il signa Messieurs Ma, père et fils, un roman féroce qui démasque l'Angleterre sinophobe du début des<br /> années 30. Et c'est aux Etats-Unis, où il vécut entre 1946 et 1949, qu'il ébaucha sa monumentale trilogie Quatre Générations sous un même toit, un opéra de larmes et de sang qui est le<br /> Guerre et paix des lettres chinoises. Les deux premiers volets exploraient les entrailles putrides de Pékin après l'invasion japonaise de l'été 1937. Des heures tragiques, au cours desquelles la<br /> capitale impériale bascula dans le déshonneur en se soumettant lâchement à l'occupant.<br />  Voici le troisième volet, une descente aux Enfers qui couvre six années de terreur, entre 1939 et 1945. Nous sommes toujours dans le même quartier populeux, le Petit-Bercail, où le vieux Qi<br /> observe la tourmente, fier de rassembler quatre générations sous son toit. Mais l'étau japonais se resserre sur Pékin, une ville affamée, humiliée, infestée d'espions et de mouchards. Parmi eux,<br /> Zhaodi, une Mata Hari cynique, Grassouillette Chrysanthème, la sinistre collabo, et Lan Dongyang, le félon à l'œil torve. Chacun intrigue, magouille, dénonce, tandis qu'une poignée d'insoumis,<br /> regroupés autour d'un poète et d'une Antigone chinoise, refusent de vendre leur âme au diable nippon. Il y a des scènes insoutenables - famine, charniers, exécutions sommaires - dans ce tableau<br /> d'une époque «où l'homme s'était fait mangeur d'hommes». Jusqu'à ce que le Japon capitule, laissant Pékin à son désespoir, telle une cité fantôme égarée dans les ténèbres de la barbarie. Reste la<br /> voix inoubliable de Lao She, le Dickens asiatique". André Clavel<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Ah merci à toi Sylvie... tu m'as donné envie de découvrir ce mouton noir.<br /> <br /> Merci beaucoup....<br /> <br /> <br />
F
<br /> La sagesse ancestrale des civilisations asiatiques se retrouvent bien dans ce conte, mais effectivement, ils sont capables du pire comme du meilleur.<br /> Agréable moment de lecture. Merci<br /> <br /> <br />
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P
<br /> tout le plaisir est pour moi.... Bise<br /> <br /> <br />
A
<br /> Merci pour  ce moment de bonheur . Bonheur et  envoûtement puissant si particuliers que savent nous apporter les contes .<br /> <br /> Les chinois, nous ne les connaissons pas et il serait temps d'établir un contact , d'informer sur la Chine. Pour éviter la haine qui pointe son sale museau ... ça urge, il est presque trop tard !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> tout à fait d'accord avec toi.... il est presque trop tard oui. Cela fait des décennies qu'on nous bassine sur les chinois... Avant c'était les Russes. Puis  à la fin de la guerre froide, il<br /> fallait que  les USA se trouvent d'autres ennemis.... etc.... Le grand pays du Capitalisme ne survit qu'en se créant des ennemis...<br /> <br /> <br />
S
<br /> Bonjour, Cib,<br /> Très joli conte... Les Chinois, dans leurs paroles, dévoilent une poésie que leurs actes reflètent rarement... hélas !<br /> Amicalement.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Je ne sais pas si on ne les a pas un peu diabolisés. Les Chinois ont toujours été très en avance. Ils ont su faire marcher leur cerveau. Le communisme est une utopie, il ne faut pas l'oublier, une<br /> simple utopie tournée en machination diabolique par le capitalisme. J'en ai déjà parlé sur ce blog, mais je crois que ça vaut le coup d'approfondir.<br /> Par ailleurs, il faut savoir que, commercialement, les chinois ont bien pris leur revanche. Ils sont maintenant largement implantés en France. Les grossistes en vêtements sont pratiquement tous<br /> asiatiques....<br /> <br /> <br />
R
<br /> Tu sais que tu peux désormais supprimer la barre OB de ton blog par un simple clic dans ton<br /> administration ?<br /> <br /> Configurer / mise en page / clic sur le petit marteau de la barre / cocher "désactiver la barre".<br /> <br /> Si tu le désires bien sûr.<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Quel beau conte, les chinois sont capables du pire mais aussi du meilleur ! J'ai souvent puisé de l'aide dans le Yi King, livre de sagesse chinois intemporel. Puis-je déposer cette fleur de<br /> l'honnêteté sur mon blog ?<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Avec grand plaisir bich hau. J'ai eu exactement la même réflexion que toi. Les chinois sont capables du meilleur comme du pire...<br /> <br /> <br />
R
<br /> Je viens de passer un beau moment avec ce conte qui vante l'honnêteté..<br /> Merci à toi <br /> <br /> <br />
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P
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M
<br /> Il est touchant ce conte ,et plein de sagesse .<br /> <br /> <br />
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P
<br /> oui... <br /> <br /> <br />
L
<br /> Bon jour pour un rappel des plus doux Bon T divine, la perle rare, la graine d'amour!<br /> merci à toi tu viens de fleurire mon jardin, invisible à l'oeuil nu...<br /> <br /> <br />
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P
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