Il veut faire comme l'Allemagne, c'est-à-dire appauvrir la population !
Publié le 17 Novembre 2011
Il nous balance ses histoires de compétitivité de l'Allemagne, fait mamours avec Merkel "donne moi ton secret de l'ultra libéralisme qui règne dans ton pays ma chérie " ! On craoirait qu'outre Rhin, c'est le paradis. On le croit ! Mais la réalité, elle est là. Et vous tous qui travaillez, si vous ne réagissez pas, vous serez bientôt comme eux. L'obligation de travail pour les gens au RSA est la petite porte qui s'ouvre sur une fournaise d'illégalités sociales !
1€ la saucisse, soit 1 heure de travail pour certains / HECHTENBERG/CARO FOTOS/SIPA
Une société à deux vitesses. Pour renforcer sa compétitivité et exporter, l'Allemagne à libéralisé son marché du travail et précipité une part croissante des salariés dans la précarité: absence de salaire minimum, travail à temps partiel, "mini jobs" sans assurance maladie ou petit boulots payés 1 euro de l'heure. Aujourd’hui, près d’un travailleur allemands sur cinq est « pauvre ».
Deuxième volet de notre série sur "les failles et les défis du modèle allemand".
L’économie sociale de marché: Bismarck en avait jeté les premières bases, Konrad Adenauer l’avait institutionnalisé et Gerhard Schröder a cherché à l’adapter… Jusqu’à la tuer ? La "Sozial Markt Wirtschaft", basée sur le principe de cogestion, un syndicalisme de concertation, un système de hauts salaires et une redistribution forte des ressources a longtemps été un facteur d’intégration professionnelle et sociale en Allemagne.
Son empreinte est encore présente, en témoigne les 1,5 millions d’emplois sauvés lors de la récession de 2009. Au plus fort de la crise, l’Etat, les entreprises et les salariés avaient joints leurs efforts pour instaurer le système de chômage partiel et permettre ainsi à l’Allemagne de ne pas tomber de la récession à la dépression économique.
Un euro de l'heure
Pourtant depuis la mise en place des lois Hartz, au début des années 2000, la machine semble s’être enrayée. La libéralisation du marché du travail, destinée à rendre l'Allemagne plus compétitive, a d'abord eu pour conséquence de reléguer les chômeurs de longue durée dans la pauvreté.
La réforme Hartz s’appuyait sur le slogan "Fördern und fordern" ["promouvoir et exiger"]. Avec son entrée en vigueur, tous les chômeurs de plus d’un an ont vu leurs allocations chômage diminuer jusqu’au niveau de la Sozial Hilfe, l’équivalent pour nous de l’ancien RMI. Pour ces chômeurs, la réforme signifiait une descente immédiate dans la pauvreté,
détaille Brigitte Lestrade, professeur de civilisation contemporaine allemande à l’Université de Cergy-Pontoise.
devenons compétents et compétitifs nous aussi, informons-nous pour mieux les écraser ces pouilleux à la belle chemise !