Cure d'austérité ou machiavélisme capitaliste ?

Publié le 12 Novembre 2010

bonjour,

la lecture des commentaires et sites que mes lecteurs m'ont incité à visiter suscitent bien sûr nombre de réflexions. 

Tout d'abord, voici la définition du mot machiavélisme telle que récupéré sur Wikipédia :

Le machiavélisme désigne dans le langage courant une conception de la politique prônant la conquête et la conservation du pouvoir par tous les moyens, y compris la manipulation.

À l'origine et dans un sens noble, le machiavélisme se rapporte aux concepts développés par Nicolas Machiavel dans ses divers ouvrages politiques. En ce sens, « le machiavélisme est l'effort pour percer à jour les hypocrisies de la comédie sociale, pour dégager les sentiments qui font véritablement mouvoir les hommes, pour saisir les conflits authentiques qui constituent la texture du devenir historique, pour donner une vision dépouillée de toute illusion de ce qu'est réellement la société »[1].

L'adjectif machiavélique, passé dans le langage courant, est utilisé en référence à l'interprétation noire et manipulatrice de l'œuvre de Machiavel ; par contraste, le néologisme machiavélien a été formé pour désigner les concepts issus de la philosophique politique de Machiavel, sans porter de jugement.

Machiavélisme et cynisme [modifier]

Le "machiavélisme" fait référence à une interprétation politicienne de l’œuvre de l'auteur Nicolas Machiavel, en particulier de son ouvrage Le Prince. L'objet de ce traité est d'exposer l'art de la conquête et de la conservation du pouvoir, en particulier en se fondant sur la compréhension et la manipulation des sentiments humains et populaires. En ce sens, il tranche singulièrement avec les traités politiques traditionnels, dont le but premier était d'éclairer le chef d'État sur l'usage juste et vertueux du pouvoir. De son chef-d’œuvre pourraient être retenues ces citations : « Car la force est juste quand elle est nécessaire », « Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais-t’en un ami », ou encore : « Sur cela s’est élevée la question de savoir s’il vaut mieux être aimé que craint, ou être craint qu’aimé ? On peut répondre que le meilleur serait d’être l’un et l’autre. Mais, comme il est très difficile que les deux choses existent ensemble, je dis que, si l’une doit manquer, il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. » suite ICI

 

Ce matin, je lis sur un tabloïd :

Dans le cadre de sa cure d'austérité, la Grande-Bretagne prévoit d'obliger les chômeurs à accepter une offre d'emploi, voire même d'effectuer un travail d'intérêt général, s'ils veulent toucher leur allocation.

Cela n'a pas l'air d'une grande nouvelle, c'est pourtant un nouveau pas franchi dans cette grande marche vers l'anéantissement des classes sociales.

Alors bien sûr, les anglais, dont on connaît affinités avec les USA, sont légèrement en avance sur nous. Pas de beaucoup, attention ! Depuis que le phénomène de la CRISE occupe la plus grande partie du programme de propagande du capitalisme, les choses vont très vite. Les plus faibles ne meurent pas assez rapidement cependant, les plus forts ne produisent pas suffisamment ! Les riches veulent toujours plus. Le Monde leur appartient. Le seul moyen d'éliminer les faibles sans créer un nouveau génocide est de les faire massacrer par les leurs ! Ainsi les gouvernants pourront se laver les mains de ce crime contre l'humanité puisque c'est l'humanité qui s'auto détruit. Le jeu consiste déjà a  donner au citoyen le sentiment qu'il n'a pas de pays, c'est la mondialisation. On tue les valeurs famille, on tue la valeur travail. On fait de l'humain une machine à produire. Quand il ne produit pas, il est montré du doigt. On en fait un parasite ! Les humains n'ont que le devoir de se casser le cul pour que brille la cour des riches. En France, c'est facile de culpabiliser celui qui n'a pas de travail puisque la caisse du chômage est alimentée par ceux qui travaillent.  Moi, je dirais très tranquillement que tous ceux qui se font exploiter au travail n'ont qu'à lâcher purement et simplement leur ouvrage ! C'est à eux de mettre des limites. Nous devons rester solidaires. Les USA nous montrent avec brio où mène une politique libérale débridée ! On bosse à 80 ans là-bas  et quand on est malades, seuls ceux qui ont les moyens accèdent aux soins ! Mais les américains considèrent toujours notre système comme la pire saloperie communiste  alors qu'il était visionnaire !!! Ils sont conditionnés à mort, presque comme au Japon  où je le rappelle on travaille 55 heures par semaine, on n'a que deux semaines de congés par an ! Tout ça pour quoi ????

Donc, en Angleterre , on est en train de rétablir l'esclavage tel que le Pays l'a pratiqué pendant tant d'années dans ses colonies ! Travaillez pour vos patrons, travaillez pour rien, soyez déjà bien heureux qu'ils vous prennent pour travailler !!!

Ce n'est pas au niveau du chômeur qu'il y a un problème. Depuis longtemps l'humanité s'élève contre l'esclavage et rien, je dis bien rien, ne peut faire valoir l'exploitation de l'humain par son frère. C''est au niveau du travailleur qu'il y a un problème. Cette fameuse crise qui n'existe pas mais dont les effets sont provoqués artificiellement par les financiers, ne visent qu'à diviser le monde en deux, celui des riches et celui des pauvres qui n'ont que le droit de se taire !!! Travailler plus pour gagner plus vous dites ? Ah oui, c'est bien machiavélique ! Certains y ont cru. Tellement fort que la déception les a rendus fous. Le harcèlement au travail est à la mode. Tu n'es pas capable de suivre le rythme ? Tu veux gagner plus ? ALors il te faudra marcher sur la tête de ton collègue ! Bourre, bourre, ne t'arrêtes plus, si tu arrêtes, il y en a 50 qui attendent derrière la porte, tu comprends ? Tu es là pour produire, produire jusqu'à ta mort. Tu produis, tu consommes etc.... Hitler avait utilisé le même schéma dans les camps d'extermination. Dès le départ les plus faibles étaient éliminés, les plus forts mis au travail, nourris juste ce qu'il fallait pour alimenter leurs forces. Et puis quand ils ne servaient plus, on les brûlait, on utilisait leur graisse, leurs cheveux etc... Ils étaient recyclés. Ce n'est pas la peine de pousser des hauts cris, de montrer du doigt ces horreurs, alors que les dirigeants ont exactement la même idée qu'Hitler.

Les héros sont ceux qui ne travaillent pas, j'ai envie de dire. La machine Pôle Emploi se charge de les culpabiliser, de les anéantir. Elle les prépare au travail forcé, comme en Angleterre. Travailleurs de tous bords, ne soyez pas dupes, un jour, votre tour viendra. La mobilisation pour des causes comme la retraite devrait être massive. Mais les gens sont sans doute déjà trop conditionnés. Le vrai pouvoir est entre les mains de ceux qui ont les outils dans les mains, pas de ceux qui palpent la monnaie. Quand vont-ils enfin en prendre conscience ?

Se mobiliser, résister, il n'y a pas de guerre que nous ne puissions gagner si nous sommes solidaires. Voilà. Vous savez, je ne relis jamais ce que j'écris. C'est quelquefois brouillon parce qu'exprimé sans doute avec trop d'émotion.

Bonne journée.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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R
<br /> <br /> Qu'ajouter entre ton article et la citation de Nara!!!<br /> <br /> <br /> Merci à vous deux<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> " *L’homme possède le droit à la vie,  car il le tient des lois de la nature.  Il a donc droit à sa part dans les<br /> richesses du monde.  Grâce à son travail,  il pourrait se procurer cette part et ainsi gagner sa vie.  Il le pourra désormais de  moins  en  moins,<br />   car  son  travail est progressivement éliminé par un gigantesque appareil de production qui rend tous les jours le labeur humain un peu moins nécessaire.  Cependant les progrès techniques qui se succèdent en libérant l’homme de ses<br /> occupations  matérielles  ne doivent pas le priver des biens créés sous prétexte que son travail n’est plus nécessaire.  En effet si l’homme est dénué de moyens d’existence, <br /> son droit à la vie devient un leurre.   Mais si l’homme l'a inventé n'est il pas juste qu’elle travaille pour lui ?  (…)  La fortune des hommes de notre temps réside dans<br /> l’efficience des techniques qui permettent de créer ces richesses. Nous avons donc tous le droit de profiter des<br /> découvertes de nos devanciers :  d’où ce deuxième principe :<br /> <br /> <br /> * L’homme est l’héritier d’un immense patrimoine culturel qu’il trouve aujourd’hui en naissant,  car l’équipement<br /> agricole et industriel n’est qu’une œuvre collective poursuivie pendant des siècles par une foule innombrable de chercheurs et de travailleurs,  tacitement associés pour l’amélioration<br /> continuelle de la condition humaine.  Cependant,  si l’homme est l’héritier de ce prodigieux patrimoine,  il n’est que l’usufruitier des richesses qu’il permet de créer.  Sous<br /> quelle forme pourrait-il en percevoir sa part ?  Ecartons la fameuse prise au tas,  qui se concilie<br /> mal avec l’ordre qui doit régner dans une économie rationnelle (…).  Dans le monde moderne la part d’usufruit ne se conçoit que sous la forme de pouvoir d’achat,  donc de monnaie, <br /> puisqu’elle ne constitue plus qu’un titre de créance.  Il faut que tout le monde possède de l’argent pour vivre,  comme tout le monde a de l’air pour respirer.  D’où ce troisième principe : <br /> <br /> <br /> *Les droits politiques ne suffisent plus à assurer la liberté des hommes, car, pour vivre,  il faut avoir de quoi<br /> vivre.  Les droits du citoyen doivent se compléter des droits économiques du consommateur,  concrétisés par un « revenu social » auquel il aura droit du berceau au tombeau.<br /> "<br /> <br /> <br /> Jacques Duboin Les yeux<br /> ouverts,  1955.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> un seul mot : OUAH ! Merci.<br /> <br /> <br /> <br />