Ma revue de presse sur le zinc
Publié le 27 Mai 2009
Holà, le Net est lent ce matin, ça m'agace vivement. Moins que la chaleur ces dernières jours. Mais ouf, le thermomètre est redescendu à un niveau plus décent. Grâce au vent, l'air est plus léger, mon esprit aussi. C'est souvent ainsi qu'on amorce une conversation, le matin sur le zinc en prenant un kawa. On lance des perches à des amis qu'on ne connaît pas encore et qui, dans quelques instants vous feront cadeau d'un peu de temps. Il y a de la poésie dans l'air, le rade est un port plutôt avenant pour les marins en colère, les mères célibataires et tous ceux qui sont en galère.
Ca file les infos, ça prend même pas l'air du temps, ça se défile, ça s'évapore, ça nous met le cerveau en carafe. Faut attendre onze heures pour s'enfiler décemment le premier apéro et repartir de zéro. Refaire le Monde est un boulot à plein temps. En attendant, on vague à l'âme un peu, on se frotte au théorème du temps qui passe et qu'on rattrape pour se l'expliquer en long et en travers.
Il y a eu le Festival de Cannes, phare lumineux de nullité pailletée qui se reflète sur un bord de mer polluée par les cacas de milliardaires désoeuvrés. Cette fois, il ont filé la palme à un allemand, c'est le cadeau de Nico à son Angéla. Avec Indigènes et Entre les murs, on s'est tapé du film moralisateur pour plusieurs années, je l'espère. C'est dimanche je crois que la télé a diffusé ce film Indigènes, d'une rare médiocrité. Des français d'origine arabe qui font semblant de parler petit nègre, c'est déjà cocasse. Des dialogues qui ont pour seul objectif celui d'enfoncer dans le crâne du spectateur une morale à plomber le panier déjà lourd de la culpabilité, c'est fatiguant. Si le cinéma peut être un véhicule pour transporter des messages au-delà des frontières et du temps, il est avant tout un art et un appel au talent. D'histoire, il n'y en a pas du coup, chaque scène est en fait un sketch qui met en scène ce message :"Les africains étaient là pendant la guerre, ils ont cru en la mère patrie qui s'est torchée avec leur pension !". De l'émotion aucune, le rythme, n'en parlons pas. Quand à l'HISTOIRE en majuscules, cela tient du primaire, de l'inculture peut être. Enfin bref, on mélange les grades, on fait dans l'amerloque, bref, on tente en vain de rafistoler des bobines pour faire un truc qui tient dans la boite. On envoie tout ça au festival qui a l'habitude de consacrer le politiquement correct. Ouf, on a lâché du leste. On passe à autre chose.
La palme d'or, ça ne sert à rien d'autre qu'à réunir des privilégiés qui se font plaisir sur le dos du contribuable, j'enfonce les portes ouvertes. En 1968, il avait été heureusement bloqué. Mais aujourd'hui l'indécence est de rigueur alors que la rigueur sévit partout.
Il y a eu les gosses arrêtés devant l'école pour suspicion de vol de vélo. Je n'en ai pas parlé, laissant tous les bien pensants récupérer l'affaire et pousser les hauts cris, au nom de je ne sais quoi.
IL EST TEMPS QUE L'ENFANT NE SOIT PLUS CONSIDERE COMME UN ROI !
Vous avez compris, une fois de plus, je ne suivrai pas le courant de la Pensée Unique. Un enfant est à la fois considéré comme un Roi, le centre de la Terre et comme un ange. Or, il faut savoir que bon nombre de cambriolages sont aujourd'hui commis par des enfants de moins de 11 ans ! Bien sûr, c'est dans certains milieux qu'il n'est pas correct de désigner. Mais n'empêche que c'est une réalité. Les gosses peuvent facilement passer à travers les barreaux de fenêtres que vous croyez inviolables. Ils se faufilent partout à la vitesse de l'éclair, ils n'ont peur de rien car ils savent qu'ils ne risquent rien. Alors bien sûr, cela ne leur vient pas toujours tout seuls. Il y a les parents derrière qui les initient à ce sport quelque peu lucratif ou les copains du coin un peu plus âgés qui ont déjà roulé leur bosse et savent y faire sans être inquiétés. Les vélos qui disparaissent (on en a eu trois en trois ans, mes voisins cinq), les cambriolages en plein jour (des gosses de 11 ans ont cambriolé six maisons près de chez moi en quelques minutes et ont été retrouvés quelques mois plus tard à l'autre bout de la France en pleine action), ce sont les gamins qui s'y collent. Ils usent de violence à visage découvert, ils sont sans foi ni loi et de plus en plus nombreux.
Un môme n'est déjà pas une entité angélique que seule la promiscuité des adultes pervertirait. S'il commet un délit, il est normal qu'il soit puni. Les vols dans les établissements scolaires sont légion et là, ce ne sont pas les parents qui les poussent. Il a fallu mettre des caméras quasiment partout et surtout dans les vestiaires parce que beaucoup en ont marre d'être dépouillés ! Les auteurs ne sont jamais retrouvés et donc jamais punis ! Il faut faire attention à tout, ne jamais laisser traîner son cartable car il est presque certain qu'il sera visité.
Si donc les parents ne sont pas capables d'enseigner la vie et le respect d'autrui aux mômes, il n'y a plus qu'à imposer une autorité de substitution et brandir la
peur du gendarme. Ce n'est en rien la faute au gouvernement si les gamins n'ont plus de règles. Mais même si les parents remplissent en tous points leur fonction, s'ils enseignent du mieux qu'ils
peuvent à leur enfants à vivre en société, il n'en est pas moins vrai que chaque enfant est une entité unique et qu'il réagira en fonction de ce qu'il est. On ne peut faire des gosses tous
pareils à moins de les cloner.
Et puis il y a la fameuse Grippe machin, la commande de 5 milliards de vaccins. Et les propos du Russe qui affirme que ce virus artificiel est fait pour dégraisser le Monde. Peut être pas le virus, mais la vaccination oui, Avec le Tamiflu en support pour garantir une parfaite inaction du système immunitaire, sûr que ça va faire mal. C'est tout ce qu'ils ont trouvé pour relancer le système capitaliste.
Adrian, c'est la guerre.