Y croire.... malgré tout !

Publié le 22 Janvier 2011

Bonjour,

 

Hier soir, mon député réunissait ses ouailles pour formuler ses voeux pour 2011. Peu importe l'étiquette de son parti. Le député est notre représentant à l'Assemblée Nationale, il est donc normal de le rencontrer et ce, le plus souvent possible. Son discours et son action sont avant  tout locaux.  Certaines vedettes de la députation ont donné une mauvaise image de leur fonction. Ceux-là ont des dents de vampire. La fonction de député n'est  pour eux qu'une étape. Ils visent beaucoup plus haut, certains le poste suprême et  ne pensent qu'à ça. Mais même ces gens-là demeurent efficaces dans leur région, parce que, quelque part, s'ils ne sont pas capables de satisfaire et de mobiliser à l'échelon local, ils le seront d'autant moins à l'échelon national. Alors même s'ils obtiennent des choses juste pour se faire mousser, c'est bon à prendre.

Hier donc, j'ai assisté aux voeux de mon député, comme chaque année depuis six ans. C'est avant tout un moment convivial. Vous rencontrez des élus locaux, de différents partis d'ailleurs, des responsables de région, de département etc...

Après un petit passage obligé consistant à reprendre le discours bourrage de crâne de Sarkozy tout en se défendant de l'aimer vraiment et d'être à sa botte (on prépare les élections quand même et vu les circonstances, il vaut mieux ne pas trop traîner dans le camp sarkozy), mon député en est venu au discours local. Le ton est complètement différent. C'est un député du crû. Il est né et a grandi dans sa région. Il la connaît par coeur, il l'aime et la défend bec et ongles. Son  discours est passionné, il fait voler les étiquettes, il n'appartient plus à aucun parti. Cet homme sera probablement le prochain maire, la fonction lui ira comme un gant. Nous, on sait que ce ne sont pas que des discours. Chaque début d'année, il se fixe des objectifs et chaque début d'année, il fait le bilan de l'année précédente. Il a réussi à obtenir l'autonomie de notre Université, ce n'est pas rien. Il s'investit pour la création d'une grande école d'ingénieurs qui permettrait à une cinquantaine d'entreprises de venir s'installer dans la région.

C'est un homme de terrain, mais ça ne l'empêche pas d'être présent à l'Assemblée Nationale, de poser des questions orales chaque fois qu'il est nécessaire d'interpeller l'appareil d'Etat pour un conflit local.  Il vient d'être chargé d'un rapport sur la délinquance des mineurs. "Patron" du plus gros établissement scolaire privé du département, qui accueille les élèves de deux ans jusqu'à la fin des prépas, et plus puisqu'il y a aussi une école d'optique, très présent (mes fils ont suivi leur scolarité dans son établissement), en contact permanent avec les élèves, il connaît bien le problème de la délinquance des mineurs. Il n'y en a pas dans son établissement où il est fait preuve d'autorité à tous niveaux. On ne laisse rien passer, les élèves sont les premiers à reconnaître qu'ils sont chanceux de pouvoir étudier dans de bonnes conditions.

Voilà. Mon fils qui est en deuxième année de droit, participera sûrement à l'élaboration de ce rapport, comme de nombreux jeunes. Je précise qu'il n'est pas encarté, il n'a même aucune préférence politique, il voit tout, il étudie. Mais il est concerné. Concerné parce que très tôt j'ai invité mes enfants à s'intéresser à la politique de leur Pays. C'est normal. Comme disait Kennedy "chaque matin quand je me lève je me dis "qu'est-ce que je peux faire pour mon Pays, et non pas "qu'est-ce que mon Pays peut faire pour moi". Non, les jeunes ne doivent pas tout attendre de leur Pays. Il faut avant tout les sortir de la condition d'assistés.

Comme je l'ai certainement écrit, sa fac est régulièrement vandalisée et en particulier les salles informatiques. Pourquoi ? Parce qu'il y a des glandeurs qui devraient se prendre des coups de pieds au cul dans une caserne militaire plutôt qu'emmerder les jeunes qui veulent travailler.

Certaines rues sont interdites aux personnes âgées parce que les glandeurs les gazent pour leur piquer leur sac. Ils n'hésitent pas à les faire chuter. Ce sont des fractures du col du fémur en chaîne. Et puis il y a le fameux home Jacking qui consiste à entrer chez les gens en leur présence, et de préférence chez des personnes âgées n'est-ce pas. Il est temps que ça cesse ! Il est temps d'anéantir ce discours gauchiste qui fait croire que l'autorité est liée au nazisme. Faut arrêter ces conneries. Et puis arrêter de dire que c'est la crise qui pousse le loup hors du bois. La Crise, elle a bon dos. Il n'y a jamais eu de Crise. La Crise c'est juste un moyen de diminuer les acquis sociaux pour que le capitalisme financier puisse encore plus se gaver. Alors s'il y a des jeunes glandeurs dans les parages, je leur dis "plutôt qu'assassiner les petites vieilles, vous feriez mieux d'user votre énergie et votre force de conviction à nous aider à rétablir la justice sociale dans notre Pays. Il n'est pas normal qu'un patron gagne 300 fois plus qu'un ouvrier. C'est une piste. Plutôt que dire aux gens qu'ils devront travailler jusqu'à 75 ans pour espérer avoir de quoi bouffer et un toit sur la tête, il est plus que temps de se mobiliser pour rendre au Peuple ce qui appartient au Peuple.

Voilà. Cette soirée m'a donné un grand coup de fouet. J'y ai pris ce dont j'avais besoin, sans chercher à démollir qui que ce soit ou à critiquer. J'ai écouté le discours de jeunes à peine plus âgés que mon fils. J'en ai déduis que notre travail à nous, ce n'est pas de chercher sur un court terme à nous faire plaisir, c'est bien de créer une dynamique sur un long terme. C'est avant tout de reprendre nos droits, bafoués autant par la racaille des rues que par celle en col blanc comme on dit. C'est arrêter la politique de clans dans les régions. Pour cela, c'est à nous de faire bouger les lignes. On ne doit pas attendre tout du Pays, on doit agir pour notre Pays et donc pour nos enfants....

J'espère vous avoir fait partager mon espoir et mon envie. Merci à vous. Pour tout.

 

Rédigé par plume de cib

Publié dans #CHAMBRE DE REFLEXION

Repost 0
Commenter cet article

sylvie 22/01/2011 12:29



En résumé : penser l'intérêt général avant le "moi".


Très simple, mais le plus compliqué à mettre en œuvre, et pourtant…