Y a-t-il un minimum d’humanité dans cet homme dirigeant la France, pays des droits de l’Homme ?

Publié le 18 Avril 2011

 

Ce qu'il se passe, ce qu'il s'est passé en Côte d'Ivoire est pour le moins odieux. Comme en pleine colonisation, Sarkozy envoie de troupes pilonner la résidence du président Gbagbo, puis l'arrêter et le livrer à Ouattara, "l'élu" du FMI et de la France. Cet article du temps titre :

Pour piller les richesses de la Côte d’Ivoire ,Nicolas Sarkozy fait arrêter Laurent Gbagbo.

Ça y est ! La force française Licorne, comme en pleine colonisation, a pilonné aux missiles la résidence du Président élu et investi de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et l’a arrêté avant de le remettre aux hommes d’Alassane Dramane Ouattara. C’est la liesse totale dans le camp de celui-ci. Gbagbo, la prise du siècle, est conduit à l’Hôtel du Golf. Ses images dans ce lieu, sont montrées, triomphalement, sur la télévision d’Alassane, TCI. Le Président français, Nicolas Sarkozy, a donc atteint son objectif. Le scenario est pittoresque. Y a-t-il un minimum d’humanité dans cet homme dirigeant la France, pays des droits de l’Homme ? Depuis deux semaines, sa force Licorne, en rescousse aux rebelles essoufflés de son ami Ouattara, ont pilonné aux missiles, la résidence de Laurent Gbagbo, pendant que ce dernier s’y trouvait avec plusieurs de ses partisans. Qu’il y ait des morts, dont Gbagbo même, n’est pas un souci. Afin de justifier cet assaut et en finir avec Gbagbo dont les forces loyales regagnaient du terrain à Abidjan, la France a simulé une attaque de l’Hôtel du Golf, Qg d’Alassane, sous protection onusienne. De la même façon, l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, a fabriqué une autre attaque contre sa résidence, attaque qu’il attribue aux hommes de Gbagbo. Depuis l’après midi du dimanche 10 jusqu’en fin de matinée de lundi 11 avril 2011, les hélicoptères de la Licorne et de l’ONUCI ont lâché ces bombes sur la résidence du chef de l’Etat, au point de la détruire partiellement. Mais persuadée que le monde entier la regarde, même impuissant, la France veut le prendre pour idiot. Alors, elle fait croire que ce sont les hommes d’Alassane qui sont entrés dans la résidence de Gbagbo et l’ont arrêté. Parce que la France ne veut pas avoir à répondre. Elle ne veut pas se salir les mains. C’est pourquoi elle s’abrite derrière la résolution onusienne sur la destruction des armes lourdes qu’utiliserait Gbagbo contre les populations civiles. Une résolution qu’elle-même a rédigée, soutenue au Conseil de sécurité et s’est finalement invitée à appliquer en faisant entrer en scène la Licorne pour arrêter Gbagbo et installer Ouattara.

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Et dans le même journal je lis :  Barbarie des hommes de Ouattara : Ils commencent à regretter Gbagbo déjà

« On croyait qu’avec le départ de Gbagbo, les choses allaient s’améliorer, mais les choses ne font que s’empirer tous les jours, on ne sait plus qui fait quoi », déplore cette femme, dans le reportage de France 24 à Abidjan diffusé depuis le 13 avril, parlant de l’insécurité. Le même jour, selon un témoin joint au Plateau, qui a remis l’anonymat, « les rebelles ont vidé la banque du trésor : voitures, ordinateurs, télévisions, argent, frigo, tout, ils ont tout pris ». De Yopougon à Vridi, en passant par Koumassi, Marcory et autres, sous prétexte de rechercher des armes, les hommes d’Alassane Ouattara rentrent dans les domiciles et abattent froidement des gens ayant l’air de supporter Gbagbo. Selon un habitant de la Cité des Arts, le jeudi 14 avril, en début d’après midi, les hommes de Ouattara, en armes, ont encerclé le quartier. Et il y a eu un qui a demandé « C‘est à qui cette Mercedes ? Je la veux ! » Et lorsqu’on lui a répondu que le propriétaire est absent, il a exigé qu’on lui téléphone afin qu’il vienne lui remettre cette voiture. Mais comme personne n’avait son numéro, le soldat de Ouattara aurait confié aux personnes trouvées sur le lieu d’informer le propriétaire de cette Mercedes qu’il reviendra la chercher. La France et ses médias donnent le sentiment que ce sont les patriotes qui détiennent les armes et créent l’insécurité. Pourtant, ils savent pertinemment que les nombreux rebelles de Ouattara, qui n’avaient pas désarmé avant la présidentielle, et qui ont même été pus armés pour renverser Gbagbo, ont été déversés à Abidjan. Ils menaient déjà la vie dure aux Fds à Abobo et lorsque ces forces loyalistes légales se défendaient, l’on criait à la barbarie contre les populations civiles. En plus de ceux là, en entrant à Abidjan, la rébellion a libéré tous les prisonniers à qui elle a distribué des armes pour l’aider à chasser Gbagbo. Gbagbo étant parti, les armes demeurent pour ces anciens prisonniers, des moyens de piller, de braquer et de survivre. Si donc l’insécurité s’est accrue, pourquoi c’est aux patriotes qui n’ont pas la tradition de pillage qu’il faut s’en prendre ? pourquoi ne pas penser à ceux qui, pendant huit ans, ont vécu de pillages à Bouaké et dans les zones sous le contrôle de la rébellion de Ouattara ? Pourquoi, si l’utilisation des armes lourdes contre les populations civiles est vraiment interdite par l’Onu, les hommes de Ouattara, venus d’aucune école de maintien d’ordre, se promènent-ils à Abidjan avec des Rpg et autres armes lourdes, à la recherche de patriotes et miliciens ?

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Près de 1 500 personnes ont manifesté pacifiquement ce dimanche Place de la République à Paris pour soutenir le président sortant Laurent Gbagbo à Paris selon la préfecture de police, rapporte Le Figaro. Les manifestant scandaient "Qui est notre vrai président ? Laurent Gbagbo !". Ils ont dénoncé des massacres qui se seraient déroulés ces derniers jours en Côte d’Ivoire. Une manifestante anonyme a évoqué un chiffre de "2 500 morts" et "un nettoyage ethnique". La veille, une manifestation de soutien au président ivoirien Alassane Ouattara a rassemblé entre 2 200 personnes, selon la préfecture de police, et 5000 personnes au Trocadéro, à Paris, selon les organisateurs. Depuis plusieurs semaines, plusieurs manifestations pro-Gbagbo et pro-Ouattara se sont succédés à Paris. La crise politique ivoirienne a fait au total près 900 morts selon l’ONU.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #AFRIQUE

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