Voilà ce qui se passe, à force de discréditer les flics....

Publié le 6 Novembre 2012

Bonjour,

 

Ces temps derniers, les "affaires" de flics ripoux fleurissent tout à coup, de manière récurrente. Les médias s'en donnent à coeur joie. Mon Dieu, je leur répondrais bien que les flics sont des humains, et comme tous les humains, ils ont des défaillances, tout comme les avocats, juges, politiques, boulangers, ecclésiastiques (et nous...). Je dirais qu'ils sont quand même plus forts que la majorité d'entre nous, car nous sommes très peu à être certains de ne pas plonger dans une valise de billets si elle s'offrait à nous. Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette anecdote : un jour sur le périphérique, quelqu'un roulait avec un sac sur le toit. Bien sûr le sac est tombé. Il était plein de billets, les gens se sont jetés dessus et ils étaient prêts à s'étriper. Si vous voyez un billet tomber d'une poche, vous allez prier pour que le type ne s'en rende pas compte et pour arriver à y mettre le pied dessus avant tout le monde.

L'être parfait n'existe pas, surtout pas devant le blé, le pognon, l'oseille. Le métier de flic est sans doute le plus difficile. On ne peut entrer dans la police que par vocation, certainement pas pour devenir un voyou.

Flic ou voyou, la question n'est pas nouvelle. Un flic se doit de parler le langage des voyous et de lâcher quelques informations pour attraper le gros lapin. Cela a toujours exister. Ca dérape peut-être un peu plus maintenant parce que pris en sandwich entre la rue et la hiérarchie, le flic emmagasine déception et rancoeur, qui peut tourner à l'envie de vengeance. De plus, la flicaille qui nous protège pourtant jour et nuit sans relâche n'est pas appréciée du public. Alors qu'elle devrait être encensée ! Alors certains vont dire qu'ils sont tombés sur des flics véritables têtes à claques, cons de première, et je leur répondrai que hier, je suis tombée sur une ouvreuse au cinéma qui était une véritable harpie. Il y a des bons, des méchants, mais surtout il y a des bons jours et des mauvais jours, pour les flics comme pour nous. Et c'est la plupart du temps notre attitude qui dicte la leur, les pousse à se comporter comme des cons. A des cons, ils répondent comme des cons. Ils sont à longueur de journée confrontés à nos mensonges et à notre mauvaise foi. D'être pris pour une bille, ça finit par vous échauffer ! Qu'on médite un peu là-dessus et soyons bons joueurs...

Bref. Je ne vais pas continuer de faire de la prêche. Tout ça pour dire qu'à force de discréditer les flics, une certaine partie de la population qui a besoin d'une autorité infaillible, commence à se lâcher. Mauvais.

 

 

Nîmes Encore trois policiers blessés par un chauffard en fuite

Avec AFP
03/11/2012, 13 h 40 | Mis à jour le 03/11/2012, 17 h 57
Alliance demande "une extrême sévérité de la part de la justice face à la multiplication de ces comportements criminels".
Alliance demande "une extrême sévérité de la part de la justice face à la multiplication de ces comportements criminels". (ILLUSTRATION)

Trois fonctionnaires de la Bac de Nîmes ont été blessés vendredi soir par un conducteur sans permis qui a percuté leur véhicule en tentant de fuir. Trois autres représentants des forces de l'ordre ont été blessés ces derniers jours dans le Gard dans des circonstances similaires.

Vendredi soir, un véhicule de la Bac de Nîmes a été percuté par un conducteur sans permis de 22 ans qui avait été pris en chasse par une patrouille de police secours après avoir refusé de se soumettre à un contrôle, selon le secrétaire zonal adjoint du syndicat Alliance police nationale, David-Olivier Reverdy.

Le jeune homme de 22 ans, sous l'emprise du cannabis, a été interpellé par les agents de police secours alors qu'il tentait de s'enfuir à pied. Légèrement blessé, il a été hospitalisé puis placé en garde à vue. Son passager mineur, coincé dans la Clio accidentée, a été également arrêté. Les trois fonctionnaires de la Bac de Nîmes, souffrant "de contusions, de douleurs cervicales ou d'une entorse" ont été eux aussi hospitalisés et ont eu des ITT de 5 à 10 jours.

"Comportements criminels" SUITE ICI

 

 

Montpellier Un policier de la BAC roué de coups par un groupe de jeunes

Midilibre.fr
06/11/2012, 08 h 19 | Mis à jour le 06/11/2012, 09 h 10
Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Montpellier a été grièvement blessé lundi soir lors d'un contrôle au pied d'un immeuble du Petit-Bard (Google Maps)

Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Montpellier a été blessé hier soir lors d'un contrôle au pied d'un immeuble du Petit-Bard.

« Trois fonctionnaires d'un équipage de la BAC ont voulu procéder à un contrôle d'identité de routine, lorsqu'un groupe de jeunes s'est formé et les a rapidement encerclés », a expliqué l'état-major de la direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) de l'Hérault. « Tout a dégénéré, les trois policiers ont été malmenés, deux ont pu se dégager pour demander des renforts, mais le troisième a été tabassé », a ajouté cette source.

 

 

 

 

Saint-Gilles Il blesse un gendarme et fuit

M. LA.
05/11/2012, 12 h 45 | Mis à jour le 05/11/2012, 12 h 53
L’état du véhicule témoigne de la violence du choc.
L’état du véhicule témoigne de la violence du choc. (Photo W. T)

Décidément, les forces de l’ordre ne sont pas épargnées ces derniers jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, trois policiers nîmois avaient été blessés à la suite d’une collision de leur véhicule avec une auto en fuite.

Bis repetita samedi soir à Saint-Gilles. Cette fois, c’est un gendarme qui a été légèrement blessé dans des circonstances similaires.

Les militaires menaient une opération de contrôle, route de Bellegarde. Il était aux alentours de 21 heures lorsqu’ils effectuaient les gestes et sommations réglementaires en direction d’une voiture de marque Mercedes qui approchait. Seul à bord, pour tenter d’échapper au contrôle, le conducteur a alors accéléré fortement, sur une centaine de mètres selon les forces de l’ordre, et délibérément foncé sur un véhicule de la gendarmerie stationné sur le côté pour tenter de fuir.

L’automobiliste s’est retrouvé prisonnier de son automobile

À l’intérieur de l’automobile, il y avait un militaire qui a été légèrement blessé dans le choc frontal, assez violent. Victime du “coup du lapin”, après examens médicaux, il a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours. Il s’agit d’un jeune gendarme venu, en renfort de la brigade saint-gilloise, de l’escadron mobile d’Antibes, dans le cadre de la mise en place d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP).  SUITE ICI

Les faits de violence sur policiers sont déjà multiples. N'en rajoutons pas....

Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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Grokon 08/11/2012 14:14


avant les flics protegeaient le citoyen mais depuis quelques temps ils protegent les interrets des politiques de plus en plus ....Bref ceux qui gardaient les camps de concentration ne faisaient
qu'obeir .

plume de cib 08/11/2012 14:20



disons qu'ils sont utilisés à des fins politiques... On se sert d'eux, oui. On profite du fait qu'ils sont tenus d'obéir aux ordres pour les asservir à des fins politiques. S'ils refusent, ils
prennent la porte...



chantalouette 07/11/2012 11:56


Je confirme aussi que se sont des gens comme les autres avec des hauts et des bas,et capables d'un certain "don de soi".


Un de ses collègues disait que son métier était un sacerdoce.

plume de cib 07/11/2012 12:01



mais ce ne peut-être qu'un sacerdoce. Je n'ai pas connu un flic qui faisant ça comme ça. Si ça ne l'était pas, beaucoup démissionnerait très rapidement. Y a qui le font d'ailleurs, parce qu'ils
sont trop dégoûtés.



chantalouette 07/11/2012 11:49


Bonjour Plume


bien d'accord avec vous ainsi qu'avec Dot et Bichau.


Fille de gendarme en retraite, je ne peux que confirmer ce que vous écrivez.


Je me souviens d'un premier janvier où mon père a été appelé pour sceller un cercueil, du nombre de fois où il a dit que ses collègues étaient dégoutés de se rire au nez  par les personnes
qu'ils avaient amenés au tribunal et qui en ressortaient libres.Cela remonte déjà à plus de 40ans....


Je comprends que les suicides chez les gendarmes soient hebdomadaires et je suppose que chez les policers c'est du même ordre.


Cependant on en fait pas tout un plat comme dans certaines entreprises.


Bonne journée

plume de cib 07/11/2012 11:56



un grand merci pour ce témoignage chantalouette ! Oui, les gendarmes, les policiers sont pris en sandwich entre la hiérarchie et le public. Cette politique du chiffre est en train de les tuer un
peu plus vite... Ils ont effectivement l'impression que leur boulot ne sert à rien. 80 % de leur temps à remplir de la paperasse, et le reste à verbaliser, alors qu'ils devraient être occupés à
traquer le délinquant, le vrai.... Les gens croient à tort que c'est eux qui veulent ça, mais non....



Bichau 07/11/2012 10:01


C'est curieux car hier, alors que nous revenions du centre de don du sang de Nîmes (mon compagnon à une maladie du sang, trop de fer, et nous y allons presque chaque mois) je venais de feuilleter
le midi-libre et lire les articles dont tu parles et j'ai eu exactement le même dialogue que toi ! Tous les jours les flics sont aux premières loges pour se faire agresser, caillasser, insulter,
et j'en passe. Je suis d'accord qu'il y a des ripoux et des désagréables ou agressifs parmi eux comme partout dans les autres corporations, mais je leur trouve quelques excuses, bref, les mêmes
que les tiennes. Je disais que ce métier étaient vraiment une vocation de nos jours, qu'il faut avoir le coeur bien accroché et des tripes pour faire ce boulot, bref, que ceux-ci sont confrontés
tous les jours à une certaine population on va dire "très difficile". Quand on sait que certains jeunes s'en prennent aux chauffeurs de bus par exemple qui ne représentent pas du tout l'autorité,
on se dit quelle haine doivent-ils avoir avec ceux qui la représente !


Bises

plume de cib 07/11/2012 10:18



bonjour bichau,


je connais des chauffeurs de bus et effectivement, ils se font agresser tous les jours. OUi, je suis d'accord, être flic est une vocation. Il faut avoir le coeur bien accroché comme tu dis, quand
tu entres dans un appartement par exemple où quelqu'un y est mort depuis deux ou trois mois, dans l'indifférence générale. Il faut savoir que bien souvent les flics s'occupent des obsèques de
gens qui n'ont personne. Ils accompagnent la personne jusqu'à sa dernière demeure. Les flics, on va toujours pleureur quand on en a besoin.... et on les traite comme de la merde autrement...
bisous



Jean-Pierre 06/11/2012 11:13


Tu sais, je pense que le malaise est beaucoup plus profond que ça. Le pouvoir a plusieurs facettes dont
certaines activités bien sombres qu’elle alimente ou laisse faire pour son intérêt et d’autre plus clair on va dire et qui est censé de réguler le tout.


 Les forces de l’Ordre sont le prolongement  autoritaire du pouvoir et au service du pouvoir et non comme on voudrait nous le faire entendre au service du citoyen….et cela malgré tout ce que l’on peut me
dire. Il suffit de regarder ou le pouvoir (quartiers, lieux, activités, etc…) n’a pas beaucoup d’interret et de suite les forces de l’Ordre sont très laxistes malgré la situation des citoyens
concernés


Déjà ça, il faudrait bien le comprendre même si beaucoup de personne qui y travaillent essayent d’être au
mieux suivant les directives que l’on leur s impose d’être aux services du citoyen.


 


Mais, et s’est récurant, la plupart de ceux qui représentent les forces de l’Ordre nous parlent mal, avec un
ton déplacé voir méprisant, cela je pense dans le but d’assoir l’autorité qui est confié.


Des exemples, j’en ai à foison avec des personnes qui n’ont commis aucun délit et surtout ne représentaient
aucun danger.


 


Puis il y a cette politique du chiffre que le pouvoir leur impose toujours actuellement et qui poussent leurs
agents à faire ce qu’eux même ne feraient pas en situation normal.


 


Et je ne m’attarderai pas sur les décisions des juges qui minent les policiers qui essayent de faire du bon
boulot.


Pour caricaturer la situation, il faudrait presque être un bon délinquant qui n’en fait pas trop qu’un bon et
honnête citoyen a qui on n’hésitera pas a lui demander des comptes a la moindre écarpade mineur.


Et se seront toujours les forces de l’Ordre qui sera là et encore une fois leur image sera assombri.


Je pense que le pouvoir ne nous considère pas du tout et qu’il est normal que ses agents est le même regard
sur nous…..ce qui en découle les faits divers ou quotidiens que nous constatons ajouté aux divers humeurs humaine.


 


Voilà ma pensé sur ce sujet


 


Belle journée a toi ma chère Plume

plume de cib 06/11/2012 11:23



bonjour Jean-Pierre, je te suis sur certains points. Seulement, je pense, je crois que si les policiers font valoir leur autorité d'une manière un peu cavalière, c'est qu'ils ne peuvent pas faire
autrement. S'ils sont gentils avec toi, tu vas les embourber. Ils se protègent.


Comme tu dis, la politique du chiffre les a achevés. Ils doivent faire tout et n'importe quoi pour atteindre des objectifs, sinon les sentences tombent. Or, pour mener à bien une vraie enquête,
il faut du temps, du personnel, des moyens. Donc, ils sont obligés d'aller au plus facile. Ils ne le font pas de gaieté de coeur. Je t'assure qu'on ne choisit pas d'être flic au hasard, et non
plus pour devenir un délinquant. C'est comme devenir militaire. L'humanité est fragile et ces flics le sont d'autant plus qu'ils sont aussi agressés physiquement que mentalement. Sans cesse sur
le fil du rasoir, ils se retrouvent pris dans un piège infernal. Beaucoup arrêtent, d'autres se suicident, d'autres flanchent et cèdent à la tentation, sans doute pas pour devenir des voyous.
Pour ma part, qu'un flic me parle sur un ton autoritaire ne me gêne pas. Ils sont en permanence à cran, en permanence ils mettent leur vie en danger pour protéger la nôtre. Il n'y a pas de calcul
dans le don de leur personne. Ce ne sont pas des cols blancs, tranquillement en train de pousser des pions. Nous avons à faire à des hommes et des femmes de terrain qui, lorsqu'ils arrêtent un
véhicule, ne sont pas certains de s'en sortir vivants. Ils ont à faire face à la folie des hommes, jean-pierre, jour après jour, nuit après nuit....