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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Une leçon d'empathie...

Publié par plume de cib sur 22 Octobre 2009, 14:37pm

Catégories : #CHAMBRE DE REFLEXION



Suite à mon article sur les tortures infligées par des enfants aux animaux, Naradamuni a déposé ce commentaire. Avec liens etc.... Cool, je n'ai rien à faire si ce n'est à apprécier ce qui est écrit. Je retiens en particulier le point de vue de Freud, qui résume bien en fait toute l'histoire humaine !

“ Au cours de son cheminement culturel, l'homme a acquis une position dominante sur ses semblables au sein du règne animal. Non content de cette suprématie, il a voulu créer un gouffre entre sa nature et celle des autres animaux. Il leur a nié toute possession de raison et s'est attribué une âme immortelle ; enfin il s'est réclamé de filiation divine, ce qui lui a permis de supprimer tout lien entre lui-même et le règne animal. ”

Peut-être aussi, se fait-il sentir un grand besoin :
une leçon d'EMPATHIE


Les animaux, l'esclavage et l'Holocauste
Par Charles Patterson, Ph.D.

D'où vient cette propension à la guerre, au racisme, au terrorisme, à la violence et à la cruauté qui ne cessent de sévir au cœur de la civilisation humaine ? Pourquoi les humains continuent-ils à s'exploiter et à se tuer les uns les autres ? Si nous voulons vraiment répondre à ces questions, nous ferions bien de considérer l'exploitation et le massacre des animaux dans nos sociétés ainsi que leurs conséquences sur la civilisation. Se pourrait-il que nous nous opprimions et tuions si facilement les uns les autres parce que le fait de maltraiter et tuer les animaux nous a ôté toute sensibilité à l'égard de la souffrance et de la vie d'autrui ?

La domestication des animaux - par l'exploitation des chèvres, moutons, vaches et autres animaux pour leur chair, leur lait, leur peau et leur force de travail, qui débuta il y a quelque 11.000 ans au Proche-Orient - changea le cours de l'histoire humaine. Autrefois, dans les sociétés primitives de chasseurs-cueilleurs existait une forme d'entente entre humains et animaux, reflétée par les totems et mythes qui décrivaient des animaux ou des créatures mi-bêtes, mi-humaines comme étant les créateurs et ancêtres de l'espèce humaine. Mais l'humanité franchit le Rubicon lorsque les bergers et fermiers proche-orientaux décidèrent de castrer, entraver et marquer les animaux qu'ils avaient faits prisonniers, dans le but d'exercer un contrôle sur leurs déplacements, leur alimentation et leur reproduction. Afin de rester indifférents à la souffrance qu'ils infligeaient aux animaux, les humains firent en sorte d'y devenir insensibles, de la nier ; ils tentèrent de rationaliser leurs actions et finirent par être de plus en plus durs et impitoyables.

En 1917, Sigmund Freud mit ce sujet en lumière en écrivant : “ Au cours de son cheminement culturel, l'homme a acquis une position dominante sur ses semblables au sein du règne animal. Non content de cette suprématie, il a voulu créer un gouffre entre sa nature et celle des autres animaux. Il leur a nié toute possession de raison et s'est attribué une âme immortelle ; enfin il s'est réclamé de filiation divine, ce qui lui a permis de supprimer tout lien entre lui-même et le règne animal. ”

La domination, le contrôle et la manipulation qui caractérisent la manière dont les humains traitent les animaux qu'ils ont à leur merci donnèrent le la pour les rapports intra-humains. L'esclavage-domestication des animaux traça la route menant à l'esclavage humain. Pour reprendre les propos de Karl Jacoby, l'esclavage est “ l'extension de la domestication aux humains ”.
...
Tout est là!

La conclusion dans :
L'actualité élevage
Info agricole
Jeudi 22 Octobre 2009

Commenter cet article

Victoria 24/10/2009 17:09


J'ai lu le livre de Patterson "Un éternel Tréblinka".
A lire absolument pour comprendre l'Histoire autrement que dans nos livres scolaires.
Ce livre le plus souvent lu par les personnes impliquées dans la protection animale, est avant tout un livre qui nous en apprend beaucoup sur l'espèce humaine et par quels moyens certains sont
arrivés à déshumaniser les "bourreaux", qui'ils soient dans un contexte de guerre ou dans le cadre de leur travail.
Je me demande si les "managers" actuels ne sont pas conditionnés de la même manière pour arriver à tenir des journées durant à "aboyer" sur les employés . (Voir "j'ai mal au travail") . Il n'y a
que par la déshumanisation qu'on peut arriver à commettre des actes cruels, quelle qu'en soit la victime et qu'elle qu'en soit la méthode.  L'indifférence peut induire des conséquences
cruelles et pourtant elle est "inactive". Comme quoi, ce n'est pas tant le geste qui compte finalement ...
Au fait, livre comportant des passages très très durs .


plume de cib 24/10/2009 18:46


Merci Victoria pour toutes ces précisions. Je ne sais même plus si l'ont peut parler de déshumanisation, vu qu'ensuite on emploie le verbe aboyer qui se réfère à un animal, l'animal n'étant pas le
plus sauvage.... Brrr....


aliciabx 22/10/2009 18:02


Tu as raison, à la maison, nous regardons souvent les documentaires sur les animaux et nous nous le disons souvent : quelles leçons ils nous donnent !.


plume de cib 22/10/2009 18:10


Oui, et il serait temps que nous cessions de les regarder comme s'ils étaient des demeurés, parce qu'ils n'auraient pas l'âme magique qui fait de nous des divins et eux des créatures
soumises....
Cet article m'a beaucoup interpellé...


aliciabx 22/10/2009 17:47


L'homme est le véritable prédateur de cette planète.
Je t'emprunte ce billet, si tu le permets...


plume de cib 22/10/2009 17:55


Avec grand plaisir Alicia, qu'il soit relayé un maximum. Il démontre à quel point, l'homme est devenu dangereux autant pour lui-même que pour les espèces vivantes.
J'ai bien aimé l'histoire de l'âme qu'on s'est accordée pour avoir l'air éternel, tandis que les animaux ne seraient dotés d'aucune raison ! Ca porte à réfléchir, vraiment.


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