Sarko et BHL peuvent être fiers de leur intervention en Libye ! Le Pays à feu et à sang agonise !

Publié le 8 Mars 2012

La Libye est en train de se disloquer, dans le plus grand silence médiatique ! La Libye, livrée à l'anarchique n'est plus qu'un immense champ de ruines. La Porte de l'Afrique est tombée ! Sarko et sa bande peuvent se réjouir.

 

La Libye menace de se disloquer

Publié le 08/03/2012 | 10:28 , mis à jour le 08/03/2012 | 11:27
Des miliciens anti-Kadhafi en mars 2011 à Ben Jawad, en Libye. Depuis la chute du régime, les milices sont devenues incontrôlables et menacent l'avenir du pays.
Des miliciens anti-Kadhafi en mars 2011 à Ben Jawad, en Libye. Depuis la chute du régime, les milices sont devenues incontrôlables et menacent l'avenir du pays.
(KUNI TAKAHASHI / GETTY IMAGES)
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Le temps où les caméras, appareils photo et plumes du monde entier informaient non-stop sur la Libye paraît bien loin, mercredi 7 mars, un peu plus d'un an après le début du soulèvement, en février 2011. Depuis, Mouammar Kadhafi est mort. Les bombardements des avions de l'Otan ont cessé. Les crépitements des kalachnikovs et les cris d'encouragement des insurgés sont devenus inaudibles. La Libye est retournée au silence médiatique. Les regards se sont tournés vers la révolution suivante, en Syrie.

Pourtant, une nouvelle bataille se joue dans le pays. Le séparatisme guette à l'Est, les milices font la loi et l'autorité du Conseil national de transition (CNT), qui dirige provisoirement le pays, est remise en question. La menace d'un conflit civil se précise.

L'Est pétrolier vient de proclamer son autonomie

Mardi 6 mars, des chefs de tribus et de milices de l'est du pays ont proclamé "l'autonomie de la Cyrénaïque". A l'indépendance du pays, en 1951, ce territoire était l'un des trois Etats de la Libye, alors fédérale. La région (voir la carte ci-dessous) recèle dans son sous-sol l'essentiel des ressources en pétrole libyennes. C'est aussi de là qu'est partie la fronde anti-Kadhafi.

Difficile de savoir ce que ces chefs, qui disent vouloir le fédéralisme, pèsent réellement. Cheikh Ahmed Zoubaïr al-Sénoussi, un cousin de l'ancien roi Idriss al-Sénoussi renversé par Mouammar Kadhafi en 1969, est à leur tête.

En violet, la Cyrénaïque, l'un des trois anciens Etats qui constituaient de la Libye fédérale, à l'indépendance, en 1951.
En violet, la Cyrénaïque, l'un des trois anciens Etats qui constituaient de la Libye fédérale, à l'indépendance, en 1951.
(TARGET MAP)

 Le début du séparatisme ?

Le ton est immédiatement monté du côté des autorités. Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a évoqué dans un premier temps mardi une "sédition" et accusé "des pays arabes frères" de la financer "pour ne pas être contaminés par la révolution". Il a repris mercredi à la télévision : "Nous ne sommes pas préparés à une division de la Libye." Et de menacer de recourir à la force. "Ils [les frères de Cyrénaïque] devraient savoir que des 'infiltrés' et des 'restes' du régime de Kadhafi tentent de les utiliser, et nous sommes prêts à les en dissuader, même par la force."

"Est-ce le premier chapitre du séparatisme qui s'écrit en ce moment en Libye ?", se demandait mercredi Libération. Le journal a interrogé Patrick Haimzadeh, ancien diplomate français en Libye. Cette poussée serait inéluctable. Il rappelle "la violente prise à partie du porte-parole du CNT à l'université de Benghazi [en Cyrénaïque], un signe du rejet du pouvoir incarné par Tripoli", en fin d'année dernière.

 

 

 

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Rédigé par plume de cib

Publié dans #POLITIQUE EXTERIEURE

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Charlotte 09/03/2012 15:08


Même l'ONU accuse les rebelles de crimes de guerre et s'en prend à l'OTAN, tout arrive !

plume de cib 09/03/2012 15:23



Yes !