Pschittt comme soda !

Publié le 16 Février 2012

Mercredi 15 Février 2012, décrété journée nationale de la langue de bois, dixit Yann Barthès dans son petit journal. Et pour cause ! Depuis le matin, les médias jouaient le jeu de retenir leur souffle en attendant l'évènement du siècle. Les montres ont été mises à l'heure, synchronisées. Les élus UMP se rendaient en pantoufles sur les plateaux télé ou les studios radios, et puis se trémoussant sur leur siège, ils expliquaient qu'ils ne savaient rien. Les journalistes jouaient fidèlement au chien chien qui attend son nonosse, couinant parfois un peu plus fort pour faire croire qu'ils en ont sous le pied et qu'ils pourraient bien révolutionner le monde de la communication ! Le teint blême de NKM, la bouche en cul de poule de Morano la décoiffée, le discours fat de Copé, tout y était. L'UMP faisait mine de retenir les chevaux tout en laissant bien sûr paraître son impatience. Notre champion va enfin se dévoiler ! L'arrière garde UMP elle, prépare ses bagages, nombre de députés ne comptent pas se représenter aux législatives, la désintégration de l'UMP est à l'affiche dans toutes les permanences. Demandez le programme !

Le candidat du changement s'est donc déclaré. Pile à l'heure, ses bourses ont sonné. Sans surprise, il l'a fait sur TF1, nous faisant ainsi savoir que du changement il n'y en aura aucun s'il est réélu, il est toujours l'ami des riches et le brasseur  enthousiaste des cons. Il nous a servi une charge contre le Président de la République sortant, expliquant qu'il ferait nécessairement le contraire pour avoir une France forte, vu le résultat catastrophique de son mandat ! Nostalgique de sa campagne de 2007, il ne se lasse pas de clamer du boniment, cherchant sans cesse à monter les citoyens français les uns contre les autres, à les précipiter dans un champ de dérision, se projetant comme le sauveur incontournable, y compris des salauds qui le détestent. Il se veut le candidat de tous les français. Dans son discours aucune étincelle, aucune vision de l'avenir, aucune passion pour la France. C'est un candidat calculateur, limite handicapé par son incapacité à aimer, qui s'est exprimé, cherchant à surfer sur l'opinion publique, n'hésitant pas pour cela à se contredire afin d'essayer d'en satisfaire un maximum.  Il porte les stigmates de l'échec et s'en repait en quelque sorte. Il joue la victimisation à donf., refusant catégoriquement d'endosser une quelconque responsabilité dans le désastre qu'il a provoqué. Nous avons vu un homme sans âme. Son âme, cela fait longtemps qu'il l'a déchiquetée, offerte, contre quoi ? Contre l'illusion du pouvoir. Nous avons vu un homme qui a peur, peur de son peuple qu'il renie finalement pour ne pas avoir à l'affronter. Pendant cinq ans, il a joui devant un public de figurants, pendant cinq ans, il a voulu croire qu'il était quelqu'un en se mirant dans les facettes du strass. Mais la sentence est tombée. Cette campagne sera pour lui un chemin de croix. Ayant pitié de lui, on espérait qu'il allait s'en aller bien sagement, avec les honneurs j'ai envie de dire. Et bien non !

enfant cheval"La France forte ne peut être qu'une France Libre" a justement rétorqué Nicolas Dupont-Aignan. Et la France, Nico l'a entravée, saucissonnée entre l'Europe, l'Otan, les USA, et surtout la Finance. Je me souviens d'un temps où il clamait, cette fois avec passion, que son but était le triomphe du  Nouvel Ordre Mondial. Nico commandité par la mafia financière, surfe de cliché en cliché, s'absout de ses fautes en exprimant le contraire de ce qu'il pense, de ce qu'il fait. Nico, c'est comme le soda, quand tu le verses dans le verre il mousse, tu remues et il devient plat et insipide !

La France Libre, c'est le slogan de notre campagne à nous, les amis. Le peuple de Grèce, pays où naquit la démocratie est en train de lutter pour sa liberté. Devenu laboratoire d'une Europe déshumanisée elle-même jouet d'une autorité désincarnée, la Grèce n'est que la projection de notre devenir si nous laissons les commandes aux mains de Sarko. C'est le moment de briser nos chaînes.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Les aventures du clown blanc

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gascon 19/02/2012 08:20


Merci pour les chevaux, bon dimanche

dootjeblauw 16/02/2012 12:42


Bonjour,


Les media avaient fait durer le suspense durant des mois...et alors? et alors? et alors? Héhé Zorro est arrivé et c'est le meme qu'en 2007 mais en plus cher. Je me réveille et hop je
recherche un article relatant l'allocution de sarko sur TF1 hier soir et bonheur, liesse, ravissement, divine surprise, je tombe immédiatement sur cela: Le discours d’adieu de
Sarkozy, http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFkAkVulZAtcKbAqBr.shtml


je m'appretais à mettre le champy au frais quand je lis un article de l'express que sarko se représenterait pour une France forte, toujours à jouer les gros bras le petit mec aux petites jambes
c'est Popeye sans les muscles et sans les épinards mais avec un plus grand nez pour compenser, on pousse d'où on peut ma chère.


Tout est gris aujourd'hui,le ciel est gris, la mer est grise, la plage est grise, la dune est grise.


Bisous et courage !

plume de cib 16/02/2012 13:14



bonjour ma biche ! Je t'envoie un peu de soleil, allez ! Soleil mais pas le vent, le vent fou à lier ce matin, les cheveux droits sur la tête !


Hier soir, ma neufbox TV a eu la bonne idée de décéder un peu avant 20  H, et donc je n'ai pas pu voir le fléau débarquer sur la chaîne de Bouygues. Oh my god ! Des fois que j'aurais eu des
velléités, l'électronique veille sur mézigues donc ! Pas de télé pendant une semaine, le pied !


Mardi j'avais lu un article dans le nouvel Obs qui annonçait le retrait de Sarko, à mots couverts et j'étais moi aussi toute joye ! Se farcir les mélopées de ce type, non vraiment merci beaucoup.
Paraît qu'il a mille policiers de moins à sa suite. Tiens, tiens, donc le candidat serait moins en danger que le président ? Bingo, encore des frais pour rien pendant cinq ans. BOn, je file à
l'adresse que tu m'as indiquée...


Ciel bleu, soleil radieux, comme d'hab. ici, même s'il fait moins 15, le soleil ne se décourage pas. Soyons comme lui, flambant, rutilant ! Bises à toi, bonne journée.