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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Remède contre la peur que nous instillent les politiques.

Publié par plume de cib sur 17 Mai 2010, 09:42am

Catégories : #POLITIQUE INTERIEURE

http://www.wisblog.net/clients/Cercle_economiste/images/photos/unionfaitlaforce.jpg Bonjour,


J'attendais avec impatience le nouvel article à paraître sur le blog de Mélenchon. Mon attente est bien récompensée. Dans son nouvel article paru ce matin Leur truc ne marchera pas, le nôtre, si,  Mélenchon nous offre sur un plateau les solutions à la fameuse crise. On peut le goûter sans modération. Mélenchon nous permet de nous rendre compte que nous ne sommes pas si cons que nous en avons l'air ! Nous avons les solutions en nous, évidentes. En tous cas, il faut sortir de cette peur que nous instille le gouvernement. Tout n'est pas foutu. La France n'est en aucun cas un Pays sans ressources. Nous n'en sommes pas au point de nous vendre au rabais à la finance. Nous pouvons retrouver notre panache. Surtout ne pas craindre la baisse de l'euro. C'est au contraire un grand avantage pour nous, et pas pour les autres qui veulent nous fourguer leur merde à bon marché !!! Nous n'avons à faire de ronds de jambes à personne. Nous savons produire, créer, innover. Le plan d'austérité est une connerie qui a déjà largement fait ses preuves dans le passé. Cesser de dépenser en période de crise, c'est se passer la corde au cou et faire tomber le tabouret. 


Voilà, aujourd'hui, j'ai du mal à m'exprimer. Je ne trouve pas les mots, les expressions justes. Je laisse donc la parole à Jean-Luc Mélenchon. C'est un peu notre Mirabeau.

Oh les coeurs, les amis, nous le pouvons, si nous le voulons. Nous avons tout ce qu'il faut pour ! Nous avons besoin d'un grand front populaire, mélangeons nos expériences, nos compétences, notre espoir et allons vers notre renaissance....

 

........ Tout l'article ICI

En tous cas voici ce que devrait faire un gouvernement de Front de gauche, s’il était aux manettes. Premièrement : pas de panique ! En toute hypothèse rendre coup pour coup. Evidemment rien dans le Traité de Lisbonne nous interdit, sans violer aucun accord international, de nationaliser les banques non mutualistes de ce pays. Je parle de celles dont le bilan n’est pas pourri jusqu’à la moelle. Il y a tant de façon de prendre le contrôle de ces petites choses ! En tous cas la formation d’un pôle public financier est la priorité pour prendre le contrôle des flux sanguins de l’économie qui est aujourd’hui dans les mains maladroites d’addicts aux produits toxiques. L’existence d’un tel pôle, par sa puissance et sa solidité nous permettra d’ailleurs en créant le seul rapport de force ordinaire entre malade et bien portant, de créer une vraie ambiance de travail avec le reste de la finance. Il faut tenir compte du fait que dans ce bras de fer, si les gros bonnets s’y risquaient, nous aurions aussi une bonne partie des salariés du secteur bancaire de notre côté. Autant dire la bombe atomique ! Deuxièmement au lieu de pleurer notre gouvernement se réjouira de voir que plus l’euro se déprécie et mieux on se portera ! Il faudra saisir la situation comme une opportunité. Car cette dévaluation est largement bienfaisante. Elle abaisse le prix des marchandises que nous produisons en Europe et renchérit celle des voyous délocalisateurs. Jouissance pour les nôtres, punition pour les traitres : que du bonheur. Je rappelle aux hypocrites qui font mine de s’indigner que l’euro a commencé à 0,80 contre un dollar et que la tactique des Etats-Unis a été de couler leur monnaie pour rattraper les gains de productivité qu’ils étaient incapables de faire dans un pays ou l’investissement privé et l’énergie de la libre entreprise est pour bonne part une fable pour la cléricature libérales européens. Je rappelle aussi que les chinois rient au nez de tous ceux qui leur demandent de réévaluer leur monnaie. Mais il est vrai qu’eux n’ont pas encore découvert notre géniale invention qu’est une banque centrale indépendante chargée seulement de la stabilité des prix ! Sacré chinois !

Et voici que s’avancent les comptables d’un soir ! Ils frisent l'apoplexie! On va importer de l’inflation ! Et alors ? L’inflation ronge la rente ! Bravo ! Le fric doit tourner ou crever ! Vu du sol c’est tout bon aussi. Que les marchandises qui  entrent coutent plus cher, voila qui est parfait : il s’en consommera moins. Bonne occasion pour relocaliser ! De toutes les façons, à terme, s’il s’en consomme moins leur prix baissera pour la raison que l’Europe reste le premier acheteur premier producteur et première masse monétaire du monde. Bon, voyons un exemple d’inconvénient relatif. Un cercle vertueux : le pétrole plus cher ! Tant mieux ! Ca vaut la taxe carbone pour ralentir le rythme de la consommation de ce truc nuisible, accélérer le travail pour installer des substituts écologiquement viables, dynamiser les programmes d’économies d’énergie. Nécessité fera loi puisque la raison n’y a pas suffit. Si ca va trop loin la marge est dans les taxes qui y sont affectées. Et si besoin, on peut parfaitement rétablir un contrôle des prix sur ce produit hautement spéculatif. Facile comme un décret. De toute façon les récalcitrants n’ont pas le choix. L’essence qui ne serait pas vendue aux français écroulerait les cours et les compagnies hostiles. Sans oublier que la réquisition est légalement possible dans notre pays comme dans tout le reste des autres nations démocratiques car aucune ne peut laisser croire qu’elle laisserait les intérêts privés s’imposer face à l’intérêt général.

Mais, monsieur Mélenchon combien de temps faudra-t-il pour que ces inconvénients relatifs dont vous vous accommodez si facilement fassent leur effets ? Et voici ma réponse : un certain temps. Et à mon tour je pose une question : Quand pourra-t-on jouir des effets positifs de vos merveilleuses cures d’austérité dont vous vous accommodez si facilement ? Et je suis obligé de reconnaitre que vous, au moins vous le savez parce que vous les avez déjà expérimentées partout dans le monde. Et voici la réponse : jamais. Parce que ca n’a jamais marché. Et il suffit de voir dans quel état sont vos cobayes en Europe de l’est après que le docteur FMI les ai soigné ! Vous êtes au courant ? Voyez les bons élèves Lettons et Estoniens ! Ah, comme ils ont été encensés pour leurs dirigeants jeunes, tellement jeunes mon cher, sortis des bonnes écoles étasuniennes, initiateurs d’une magnifique économie bâtie sur les dettes privées, l’immobilier facile et tout le business qui a fait aussi la fortune des irlandais, des espagnols et de tant d’autres ! On leur a pardonné de voter des retraites aux anciens SS, leur ministre qui participe à des rassemblements d’anciens nazis et toutes ces choses tout à fait secondaires quand il s’agit d’insulter les russes. Bref, en dépit de tous ces talents, la rigolade n’a pas duré. Les remèdes de tonton FMI ont frappé forts ! L’économie s’est contractée de 25% en Estonie et de 20% en Lettonie ! Bien sur cela a un cout humain : 22 % de taux de chômage en Estonie et 15,5% en Lettonie ! Salaires et retraites se sont effondrés ! Budget de la Santé rabiotée, celui de l’éducation amputée, tout ça se paiera un jour ou l’autre plus cher que le présent déjà cruel ! Tout ça est horrible ! Pas pour notre chère « Europe qui protège » ! Elle au contraire cite cette purge en exemple. L’Estonie est régulièrement félicitée pour sa prochaine entrée dans « l’euro qui protège ». Imaginez que grâce à ces remèdes la dette publique est seulement de 7% du PIB (60 % autorisés par le pacte de stabilité !) et le déficit budgétaire est limité à 1,7% du PIB (3% autorisés).

Bien sur il y a quand même une face cachée. Ce sont les milliards injectés par notre chère « Union qui protège » dans l’économie lilliputienne de l’Estonie. Jusqu'à 8 % de son PIB ! Eh bien ? A quand le rétablissement de la prospérité ?  Ou s’arrête la potion amère et commence le cercle vertueux ? Malgré toutes ces merveilles et fées bienfaisantes appliquant la torture sans discontinuer, aucun économiste ne prévoit un mieux avant 2015 ! Et  encore : le mieux en question consistera seulement en une situation encore inférieure à celle de 2007 pour la Lettonie et 2006 pour l’Estonie ! Sachant que la crise a éclaté en 2008 cela fera sept ans de malheurs avant de commencer à se retrouver vau niveau de brutalité antérieur ! A bon entendeur salut ! Sachant qu’aucune des grandes économies du reste de « l’Europe qui protège », comme celle de la France, de la Grèce de l’Espagne ou de l’Italie ne pourra jamais bénéficier du niveau de transferts européen auquel ces économies naines ont eu droit, la démonstration est faite. Cette politique ne mène nulle part, à aucun horizon rationnel, tout simplement. Dès lors, faute d’efficacité, quelle est la légitimité des politiques d’austérité et de rigueur? « Aucun gouvernement ne devrait accepter des mesures qui l’obligent à saigner son économie pendant une durée indéterminée pour pouvoir se redresser » Ce n’est pas une résolution du secrétariat du Parti de Gauche qui le dit mais le journal « The Guardian » sous la plume de Mark Weisbrot, économiste américain codirecteur du center for économic and policy research, à Washington, que j’ai lu dans le journal peu suspect de gauchisme « Le Courrier International ».

Juste pour le fourniment en arguments, dans le cas où cela serait nécessaire aux lecteurs de ce blog. Je voudrais signaler la publication de ma tribune dans « le Monde » en réplique à monsieur Peyrelevade et à ses accusations de mensonges, à propos du partage de la richesse dans notre pays, dont il m’accable, moi et mes semblables en hérésie, depuis maintes semaines. Et une interview dans « Libération » à propos des inepties de la Commission Européenne sur le contrôle du budget  des Etats ! Un nouveau palier de franchi dans les prétentions tyranniques de cette commission avec l’idée de soumettre les budgets aux commissaires avant leur examen par les assemblées des états souverains qui composent l’union ! Non seulement c’est une monstruosité anti démocratique mais c’est une aberration quand on pense à qui on confiera ce contrôle. Non seulement ils ne sont élu par personne mais en plus, quoi, vous voyez le niveau ?  Un Herman VanRumpuy décider le budget de la France, lui qui était incapable de s’occuper de celui de la Belgique ? Vous voyez la baronne Ashton obligée d’apprendre où est Paris avant de se prononcer sur le niveau de nos dépenses pour la défense nationale ? Ou un Barroso, viré du Portugal par les électeurs, apprécier le niveau de nos dépenses d’éducation ou de sécurité sociale? Il est largement temps de clouer le bec de ces illuminés.       

Je finis sur le niveau de fréquentation de ce blog. D’abord je vais dire que ça me fait très plaisir. Ce n’est pas tout le monde qui a cet honneur. Pour autant, cela ne me donne pas la grosse tête. Je ne pense pas avoir écrit le document du siècle. Juste un papier d’humeur pour participer à maintenir la résistance morale contre les très intelligents qui mènent le monde en général et notre pays en particulier. C’est moins documenté que les propos de mon camarade Jacques Généreux  qui est, lui, un guerrier homologué pour la première ligne. Du coup je vois mon blog comme halte utile en chemin pour les nombreuses troupes qui montent au front harceler les blogs, sites et tutti quanti des ennemis du peuple et leur jacassin absurde. Ici on fourbit son matériel et on partage ses  munitions. Bienvenue les amis ! En tous cas, je préfère être franc : les quatre cent premier commentaires j’en ai lu une bonne partie au pas de charge et à mesure qu’ils arrivaient, avant de partir au vert pendant mes trois jours. Mais les six cent suivant, je n’ose même pas dire que je les ai survolés. Combien de temps me faudrait-il pour reprendre le fil du débat et des informations que tout cela contient ? Pourtant ces commentaires sont une mine. Je pioche moi aussi, d’habitude, là dedans comme un gourmand. Si je mets de côté quelque personnes que je suis désolé de déranger avec mes notes, compte tenus de la permanence de leurs intemporelles polémiques personnelles, et quelques incorrigibles zazous qui me recollent des kilomètres de prose qu’ils doivent coller partout ailleurs, tout le reste fourmille de raisonnements d’autant plus rigoureux que le premier qui se laisse aller à de l’à-peu-près se fait sévèrement ramasser par les autres ! Donc, je vous invite non seulement à me lire (hum quand même je peux continuer à croire que c’est aussi pour ça qu’on me rend visite, non ?) mais à lire même en vitesse les commentaires. Ne vous laissez pas impressionner par les duels privés que j’accueille aussi. L’œil a vite fait de sauter les lignes quand il le faut, vous le savez aussi bien que moi. Ici: libre fourniture d’arguments et de liens utiles. Merci à tous. Signé: de la part de votre produit d’appel.

 


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sylvie 23/05/2010 10:37



Je me régale doublement… !



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