Pourquoi pas le revenu MAXIMUM garanti.

Publié le 8 Mars 2011

 

Bonjour,

On parle beaucoup de revenu MINIMUM garanti, qui paraît être une bonne alternative après le système capitaliste. Mais ce RMG apparaît un peu comme une forme d'aumône et ne changera rien à l'inégalité croissante entre les salaires, de l'ordre de 300 pour 1 pour certains.

Villepin a fait une proposition d'un minimum de 1500 euros pour chaque français, sans vraiment avoir encore creusé l'idée. Il dit juste en substance que tout le monde devra atteindre ce revenu, y compris ceux qui travaillent. Ceux qui gagnent moins par leur travail se verraient verser un complément. En contre-partie, chaque citoyen serait tenu à une obligation citoyenne de son choix qui pourrait être une participation à l'activité d'une association quelque soit son objet, ou un travail d'intérêt général. Il y a de bonnes idées dans cette proposition. Elle a au moins le mérite de faire sortir les gens de chez eux et de leur équation, travail=salaire=train de vie. Le métro boulot dodo en prendrait un coup, les gens ne seraient plus des moutons fatigués de ramer pour presque rien, de faire un boulot de merde qui porterait plutôt à se suicider. Les gens pourraient s'ouvrir aux autres et mieux se connaître eux-mêmes, pratiquer une activité qui les valoriserait plutôt que se faire enfoncer, ce qui est essentiel si on veut retrouver un peu d'espoir, un peu d'optimisme. Car brasser toujours chez soi dettes, fins de mois difficiles, boulot de merde, emmerdes à la pelle, il est vrai que ce n'est guère joyeux. Bref.

 

Par ailleurs, Naradamuni fait une autre proposition que je vous laisse découvrir. Moi, j'aimerais bien qu'on fasse comme ça un travail de réflexion pendant ces quelques mois qui nous séparent de l'élection présidentielle. Ne pas se laisser embarquer par des débats débiles suscités par les politiques par le biais de sondages bidon qui n'ont pour but que de masquer le vide de leur programme. Mais ça, je pense que les français l'ont compris.

  • "Légalité de l’Égalité" ;

  • N’était-ce pas le simple titre du Livre maudit de 1789, dont la thèse simple – puisqu’ensevelie – proclamait que si tu crois avoir des dons* et des qualités qui te révéleraient comme supérieur aux autres, tu doives bien te placer tout en bas de la société et la soulever à bout de bras ? Sinon quel peut bien être l’utilité de se trouver au sommet ? Il semble qu’il n’y reste plus à soulever à bout de bras que les étoiles...
    Être intelligent, et le rester, transparaît, très soudainement, comme accepter une participation à une pauvreté généralisée. Puisqu’il semble si aisé d’établir un « revenu minimum garanti », il devrait paraître encore plus facile d’établir un « revenu maximum garanti ». Toute richesse exagérée serait désormais définitivement exclue de la civilisation.
    Le splendide contrecoup c’est que la galopante misère nationale, puis mondiale, serait, tendanciellement, en voie de complète disparition. Il ne resterait plus que ce que nous nommons « pauvreté généralisée ». Ce mot, toutefois, se profile quelque peu trompeur puisqu’il ne l’est que par rapport au mot richesse. En fait, cette dite pauvreté généralisée serait un incroyable enrichissement collectif pour, au moins les 3/4 de l’humanité, soit dans chaque pays occidental pour plus de 70 %, dans les pays en développement pour plus de 80 % et dans les pays dits pauvres pour plus de 90 %. Bref, la loi du nombre, dite aussi démocratie, se verrait, pour la première fois, récompensée. L’acceptation de la « pauvreté généralisée » enrichit, grandement et à la seconde, les 3/4 de l’humanité. Mais, aussi, stabilise économiquement les autres 20 % tout en parvenant à la richesse de les mettre en cohérence avec eux mêmes. Restent 5 % : — les seuls qui « profitent » de l’humanité entière, des ressources non renouvelables, de la misère générale. En démocratie, ils restent définitivement minoritaires. D’entêtés marginaux.

    Vouloir maintenir que c’est pour le bien-être du plus grand nombre que ces riches exagérés n’arrêtent plus de se monopoliser les richesses pendant que l’inacceptable misère augmente de partout, oser poursuivre que le plaisir de 90 % de la population c’est de les voir devenir toujours plus riches et eux mêmes toujours plus pauvres, daigner asséner que c’est la responsabilité et la compétence qui, implacablement, obligent au « tout pour moi et rien pour les autres » d’Adam Smith – tout cela paraît de plus en plus fermement allié à la bêtise crasse.

    Non, il n’est plus possible de défendre la richesse exagérée sans sombrer dans l’idiotie la plus évidente. En revanche, il émerge l’intelligence rayonnante qui admet que la « pauvreté généralisée » (ou le « revenu maximum garanti ») soit le seul moyen d’un véritable enrichissement collectif. Cette intelligence débordante rejoint les bases liberté, égalité, fraternité de la Constitution, oui mais constitution physiologique de chaque pays affilié à la démocratie. La légalité de l’égalité redevient triomphante. En plus que de parfaitement logique.

    Utopie me direz-vous ...?

    LA SOCIÉTÉ A-T-ELLE RÉELLEMENT UN BUT ?

    * Comme nous l’a appris Marcel Mauss, dans l’essai sur le Don, seul l’esprit qui n’attend pas obligatoirement quelque chose en retour fait fonctionner la Société.

    D'où ce monologue insonnorisé (SACEM omise !) :

    si tu as un DON c’est bien pour en faire Don. Et voilà pour les surdoués. Les doués d’un don. A en faire don. Don : mot substantivé comme d’un verbe impersonnel du genre il pleut. Avoir un don implique qu’il y ait donateur, soi même ne peut se faire don, paternellement ou maternellement, à soi même précédé de soi même. Le donateur qui précède le don c’est la vie, par le code génétique mais qui ou quoi a précédé la vie. Le don passe par l’hérédité mais un don non exercé (l’environnement, l’acquis) ne se révèle pas. Quel que soit l’angle qui aborde le don, aucune preuve de supériorité ne peut jaillir de ce surdon. Nul ne peut dire je pleus, nous pleuvons, seul l’impersonnel il pleut convient. Aussi bien nul ne peut dire je suis don, nous sommes don, seul l’impersonnel il m’a été donné un don convient. Et s’il vous a été donné un don ce n’est pas pour le vendre non. Juste pour le donner. Vous mettre au service de qui n’est pas doué.

    Créer une structure inégalitaire pour « prouver » qu’on a un don prouve donc exactement l’inverse : ce serait les moins doués qui devraient avoir tous avantages afin que vous montriez que votre don annule ce handicap. Si vous avez tous les dons et que vous saisissiez EN PLUS tous les privilèges, vous « prouvez » juste que, sans ces privilèges, point de don. Avoir un don qui entrouvre le mystère du « donateur », ne « prouve » aucun inégalitarisme entre les humains. Au contraire. Qui ne partage pas avec les humains ses dons se montre bien inférieur à eux.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #MOUVEMENTS CITOYENS

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naradamuni 08/03/2011 20:37



Erratum


L'Égalté de l'Égalité


http://www.freethewords.org/



naradamuni 08/03/2011 10:59



Je me permet de reporter ici le commentaire précédent mis là


Pour la joie de ne rien être , au delà du vouloir, de l'avoir, du pouvoir, du devoir, de la peur de manquer, de déce
voir ; toutes ces croûtes, comme les nomme Satprem, entassées depuis le début de l'in-carnation jusqu'à aujourd'hui. Et que reste-t-il quand tout cela est cassé, nettoyé ; libéré, juste Cela doux et chaud en chacun de nous.
Et dès se voir.



Fusse-il, pour se re-éveillé, libérer l’éveil, casser, se nettoyer de toutes ces croutes entassées depuis le début de la création jusqu’à aujourd’hui. Tous ces programmes,  frontières,
comme imitées limites (oros, grenze, ces déterminations du moment présent, du nun et du jetzt) ou tracés d’opacité (grammé, linie...etc), ces votes nuls, blancs, utiles, républicains et autres
paradigmes mystificateurs, déblayer de nous toutes ces entraves en travers.


“Si tu veux que l’humanité progresse, jette bas toute idée préconçue. Ainsi frappée, la pensée s’éveille et devient créatrice. Sinon elle se fixe dans une répétition mécanique qu’elle confond
avec son activité véritable.”—Sri Aurobindo
Nul ne peut aider disait-il, ce qui ne l’empêcha pas de participer et de lutter contre l’oppression sociale et militaire des occupants Anglais et pour cela-même être emprisonné avec son frère
pour activiste révolutionnaire. Il y perdra celui-ci exécuté.


L’animal fut une aide, l’animal est une entrave disait-il.


L’animal n’est rien d’autre que son activité vitale. L’humain, non! Mais s’il se voit rétréci à une activité aliénée, si ces besoins vitaux ne sont pas reconnus, la Société des hommes lui
semble étrangère et hostile, sans aucun intérêt pour lui. L’homme se voit rabaissé à l’animalité, n’ayant droit qu’au circuit de survie de son corps. Si cette “Société” ne sait pas, ou ne veut
pas, s’élever au dessus de l’animal, elle n’est plus d’aucune utilité. Si elle dépossède chacun de son activité productive, elle n’a plus de finalité, plus de but. Tous les contrats sociaux
sont suspendus. Les sentiments d’appartenance ont tous disparus.





Tout le temps et l’espace de l’être sont juste dévorés par la survie : manger, dormir au chaud et sec, se soigner de son mieux. Et c’est très exactement tout. Comme tout animal. Nul accès
à l’humanité possible (conscience et valeur individuelle en forment l’échelle). Une civilisation qui n’est pas capable de comprendre cela est proprement in-humaine. Une civilisation qui n’est
pas apte à trouver les conditions minimas des « Droits Naturels » persiste à l’âge de la barbarie, en régression permanente.


Y-eut-il un spéculateur maudit, un général maudit, un politicien maudit, un affameur maudit, un marchand maudit…etc.


Que non point il n’y a ; il n’y a jamais eu que des écrivains et des penseurs maudits :


“Légalité de
l’Égalité”, n’était-ce pas le simple titre du Livre maudit de 1789, dont la thèse simple – puisqu’ensevelie –en croutée depuis, triturée, sournoisement manipulée pendant 200 ans et par, et
pour qui donc ? A relire les anciennes constitutions vous relèveriez de tels articles :
–- art 9 de 1793 la loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent
–- art 30 les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs
–- art 32 le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité
–- art 33 la résistance à l’oppression est la CONSÉQUENCE des autres droits de l’homme
–- art 31 les hommes réunis en Société doivent avoir un moyen légal de résister à l’oppression... etc.