Les gens du voyage

Publié le 17 Août 2010

 

On parle beaucoup en ce moment de  "gens du voyage", Roms etc... On mélange un peu tout. Il ne faut pas compter sur le gouvernement pour nous éclaircir les idées. Non, lui il est là juste pour nous embrouiller et ensuite guider notre main sur le bulletin de vote.

A voir leur cirque, on dirait que les gens du voyage sont des monstres qui viennent de débarquer. Or, avant on les appelait les bohémiens. Ils s'enrôlaient souvent dans l'armée, travaillaient comme saisonniers. Manouches, gitans, tziganes, romanichels etc... globalement des Roms qui signifie être humain en roumain. Le premier Congrès International des Roms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu et officialisa la dénomination « Rom ».C'est dans un souci de ne pas désigner ethniquement une identité présente sur le sol français que le langage officiel utilise l'expression "gens du voyage", la Constitution ne reconnaissant pas l'existence de minorités ethniques ou nationales. Mais aujourd'hui, 15 % d'entre eux seulement sont itinérants. 

Jusqu'en 2000, la loi Besson du 31 mai 1990 obligeait les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades. 

En mars 2003, la loi sur la sécurité intérieure a restreint les droits des gens du voyage concernant l'occupation de terrains. Terrains qui valaient certainement leur pesant d'or, qu'il fallait donc bétonner à tous prix, c'était le temps où les grandes surfaces foisonnaient. Mais surtout, cette loi rendait les gens du voyages "nomades", les obligeant à s'installer n'importe où, à se mettre donc hors-la-looi. C'est le début des emmerdes, Sarkozy met les pieds dans le plat en faisant un amalgame avec des sans-papiers et attise les vieilles haines raciales. Or, nous vivons avec les gens du voyage depuis le Moyen-âge !

Maintenant, il y a des roumains qui débarquent en France, croyant qu'ils vont pouvoir y vivre dignement. Ils se retrouvent à errer le long des routes, s'abritent dans des squats ou fabriquent des cabanes de fortune sous les ponts, à la sortie des villes. Ils vous disent qu'ils ne retourneront jamais en Roumanie, qu'ils préfèrent mourir sur le sol français. Ce ne sont pas des gens avec de grandes caravanes. Ils mendient, nettoient les pare-brise, font les poubelles et les monte-en-l'air. Les hommes cherchent encore à rempailler des chaises. Mais la France n'est plus le pays où les rêves se réalisent. Déjà en temps que français, on a du mal à élaborer un projet et à le mener jusqu'au bout, avec tous les bâtons qu'on vous met dans les roues et en particulier une administration mammouthienne ! On est le Pays qui sape les gens depuis leur plus jeune âge.  Et Sarkozy déplace les pions sur l'échiquier de la France, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas des doigts de fée. Il évince des populations installées depuis des décennies dont une majorité d'enfants scolarisés. Il faudra bien qu'un jour un politique ait les couilles d'ouvrir sa gueule pour dénoncer cette politique gants de boxe. Et reviendra le temps où nous vivions en harmonie. Il reste encore des admirateurs de la France dans le Monde et ceux-ci sont tristes de la voir maltraiter par le petit président.

En attendant, l'information est disponible, à la portée de tous. Usons-en plutôt que bouffer le fast-food des médias... Bonne journée.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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Anne Wolff 26/08/2010 11:58



Je te souhaite bien du bonheur dans ta nouvelle maison.


Je suis aussi préoccupée par les opérations de nettoyage, flagrantes ou discrètes, elles marquent un "signe es temps". C'est pourquoi je songe à ouvrir un nouveau blog qui regrouperait aussi les
informations locales à ce sujet, histoire de produire une ocumentation sur un phénomène qui se généralise. Afin que nous ayons la possibilité aussi de découvrir ce qu'il y a de commun en
différentes nations d'Europe. Focalisés sur les faits nationaux nous perdons parfois de vue le fait que l'Europe et l'Alliance transatlantique des oligarchies nous imposent des transformations de
nos vies, de nos paysages dont nous ne voulons pas, sans que nous soyons le moins du monde consultés.


Période perturbée pour moi avec beaucoup de choses positives et quelques coups durs. J'essaye de réactiver mon blog chaque fois que j'en ai l'occasion, il y aurait tant de sujets qui méritent
d'être abordés.


Si jamais tu as des infos à transmettre qui concernent les différentes formes de nettoyage à l'oeuvre autour de toi fait moi signe.


A plus


Anne


 



plume de cib 26/08/2010 13:52



oui, c'est le temps du changement... Je l'avais sentie en 2009. Je pensais que cette année 2010 allait être une année charnière au niveau mondial... Je te suis et ne manquerai pas de de
transmettre ces infos....



Anne Wolff 26/08/2010 07:11



Bonjour Plume,


Deux éléments intéresants dans le cadre de la "grande Europe".


2003 en Belgique, c'est l"année où voit le jour le plan H.P. qui visent à faire expulser ("eloger" pardon) les personne vivant de maniére permanente su les terrains qualifiés 'espace de loisir.
En  fait, un plan d'assainissement et de normalisation qui vise à réserver ces espaces pour les touristes friqués dont de nombreux bobos.


Le mouvement se conjugue avec l'éradication des habitats "alternatifs" au nom du "code du logement" qui censé protéger les locataires des propriétaires abusifs.


Exemple : une roulotte même parfaitement aménagée devient non conforme sous prétexte que la hauteur du plafond ne correspond pas aux normes du code.


L"autre élément intéressant de coïncidence, ce sont les échos des expulsions simultannées des gens u voyage dans e nombreux pays d'Europe. En Belgique aussi nous avons un grand battage méiatique
à ce sujet. J'ai eu des échos d'expulsions en Italie de terrains occupés depuis es décennies....


Sédentarisation forcée et "normalisation" de l'habitat semblent bien faire partie de ces mesures liberticides concoctées à l'échelle européenne dans le cadre de l'élaboation du "Meilleur des
Monde".


Mais ici tout se passe plus "soft", et il est intéressant de garder un oeil sur la Sarkosie où les dérives sont plus visibles. Cela indique e quel côté chercher.


L'Olympe Européenne décide de nos vies et de notre avenir par=dessus nos têtes. La confiscation du territoire en fait partie : restriction continuée des espaces de liberté. 


La Reconquista s'impose !


Anne


 



plume de cib 26/08/2010 08:47



bonjour Anne,


tout à fait pertinent ! Tout ce qui est habitat "mobile" est pourchassé, dont les yourtes, les caravanes et mobilhome dans les jardins des particuliers etc... L'expulsion des "roms" fait donc
partie d'une vaste campagne de "nettoyage".... Un article s'impose...Là, je suis en plein déménagement et bénéficie de l'internet encore quelques jours. Je pense que j'en serai privée quelques
jours ensuite (je suis d'une nature optimiste). Mais je reviendrai sur ce sujet qui vaut la peine d'être creusé... Merci à to. bon WE



sylvie 20/08/2010 08:19



La loi Besson (Louis, pas Eric !) imposait aux communes (ou groupement de communes de + de 5000 habitants) de prévoir, avec des aides financières de l'état, des aires d'accueil pour les gens du
voyage. Afin d'éviter, justement, des installations sauvages.


Selon la typologie de la ville, et son implantation sur le territoire, il était prévu 3 types d'aires : aire de sédentarisation (terrain de petite taille, pour les familles stationnant au long
cours, ou désireuses de se poser avant un éventuel changement de mode de vie) ; aire de passage, terrain de taille moyenne pouvant recevoir des groupes voyageant régulièrement régulièrement, avec
des haltes de quelques semaines (séjour à l'hôpital, démarches administratives, scolarisation des enfants) et enfin des aires de grand passage pour recevoir des groupes importants lors de grandes
transhumances : pélerinage aux Saintes Maries de la Mer, par exemple, où les gens restent 2 ou 3 jours, voir moins.


 


Chaque département devait se doter d'un schéma départemental d'aires d'accueil, en fonction des passages recensés, et des axes de circulation utilisés par les gens du voyage.


Avec des objectifs clairs : "pacifier" les relations avec les riverains, offrir les équipements adéquats en fonction de la catégorie d'aire (les équipements étant plus succints et collectifs pour
les aires de grand passage - points d'eau, sanitaires, centralisation des déchets ; individuels et plus complets sous forme de "blocs sanitaires" pour les aires d'accueil et de sédentarisation
avec petit terrain dédié à chaque caravane).


 


Autre "consigne" : éviter les terrains bétonnés, la proximité d'équipements tels que décharges, échangeurs routiers bruyants, et rechercher la facilité d'accès pour les véhicules attelés, ainsi
qu'une certaine facilité d'accès aux zones commerciales pour les courses. Bref, des emplacements sinon 4 étoiles, du moins dignes et non discrimnatoires.


 


Et tu sais quoi ? La majorité des communes ou groupement de communes se sont dépéchées… de ne rien faire. Quand une commune souhaitait se mettre en conformité avec la loi, comme par hasard
naissait une association de défense de riverains, pparfois pilotée par des personnes n'habitant pas la commune… (c'est du "vécu" !).


Donc, la loi à plus de dix ans maintenant, et peu a été fait… Le corrélaire de la loi étant que la commune en conformité pourrait obtenir en référé un arrêté d'expulsion et le concours des forces
de l'ordre pour arrêter une installation illégale, car non située sur le terrain dédié. Sous 3 à 4 jours. Sinon, le délai normal de la voie judiciaire prenait de 2 à 3 semaines, c'est à dire que
quand la justice avait "tranchée", la plupart du temps, les caravanes étaient parties.


 


Mais comme tu le dis, faire un amalgame entre "gens du voyage" et roms est une manœuvre délibérée : les gens du voyage ne sont pas tous des "roms", et les "roms" ne sont pas tous itinérants. Les
gens du voyage circulant en France sont pour l'immense majorité français : ils vivent différemment, c'est tout; et ce depuis la nuit des temps. Certains sont "partiellement" sédentarisés : ils
ont un petit terrain, voir une maison dont ils sont propriétaires, et voyagent une partie de l'année.


 


Une dernière chose : leur "train de vie", ou plutôt de "voitures" qui fait beaucoup jaser. Leurs revenus sont majoritairement composés de minimas sociaux, et de prestations familiales ; parfois
un revenu d'activités artisanales, déclarés ou au black, de la débrouille, et un peu de rapines, oui, en effet (ce n'est pas parce qu'il y a quelques bandes organisées dans le vol à grande
échelle qu'il faut généraliser). A côté de ça : pas d'impôts fonciers, pas de crédits à rembourser, pas de loyers, pas d'abonnement EDF, eau, et des familles qui restent ensemble, même quand les
enfants ont grandis : on met tout dans le "pot" commun, et finalement, ça fait des "sous".



plume de cib 20/08/2010 10:53



Le coup est bien monté et tout se déroule comme prévu en 2003, quand la loi sur la sécurité intérieurs abroge en quelques sortes la loi Besson... J'ai vu d'ailleurs à cette époque un grand
emplacement réservé aux gens du voyage, appelé "champ de foire" et qui accueillait également les cirques, se transformer en plate-forme bétonnée, lotie, avec un joli panneau au milieu annonçant
la construction de bureaux... Cela fait sept ans et le terrain est toujours vierge. Alors les gens du voyage s'installent n'importe où, même sur les terrains de foot. Ils viennent à l'occasion du
pélerinage et c'est le bordel. Les flics les traquent. Ce n'est donc pas nouveau. Nous sommes juste à la finalité du projet élaboré en 2003...