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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Le reboussier se perd, hélas !

Publié par plume de cib sur 4 Février 2011, 09:08am

Catégories : #CHRONIQUES

 

Bonjour,

Connaissez-vous le mot reboussier ? Hé les Nîmois, inutile de lever le doigt, je ne vous le demande pas à vous ! Vous savez pourquoi !

Le mot reboussier viendrait du latin reburrus, qui signifie "qui a les cheveux relevés sur le front". Il donnera "à rebours" et rebrousse-poil. Il est uniquement utilisé en langue occitane. Son homologue en gascon est rebouiché.

 

Le reboussier en langage Nîmois définit quelqu'un qui prend toujours le parti du contraire. On dit qu'il est râleur, jamais content. A Nîmes, c'est une culture d'être reboussier.

Ben voyez-vous, je suis contente d'apprendre qu'en France subsiste encore une peuplade de reboussiers. Avant, tout le peuple français était reboussier. Il a malheureusement succombé aux innombrables mises en boites de nos amis étrangers ! Dommage, dommage. Car en perdant sa nature de reboussier, le peuple français perd aussi son identité.

Il n'y a pas de honte à être reboussier, bien au contraire.  Grâce à son histoire, le Nîmois est viscéralement attaché à son libre choix et à son libre arbitre. Il est devenu résistant par nature., comme l'olivier qui est la principale culture du pays. Or, être résistant est devenu un défaut dans notre société consumériste et même un sérieux gage de mauvais goût. Et bien moi, je dirais qu'être résistant devrait sérieusement revenir au goût du jour. Et ne croyez pas ceux qui vous diront que résister signifie rester coincé dans le passé. Ce sont des menteurs. Non seulement je vous conseille de ne pas croire tout ce qu'on vous dit, mais mieux, ne croyez jamais ce qu'on vous raconte, faites le reboussier, faites-vous toujours l'avocat du diable. Cherchez à savoir la vérité par vous-mêmes au lieu de vous contenter d'ingurgiter des plats tout préparés. Et comme on ne pourra jamais savoir ce que les industriels mettent dans une brandade de morue, il ne vous reste plus qu'à la faire vous-mêmes !


Commenter cet article

Ass.renseignements-genereux 08/02/2011 09:53



J'ai trouvé ça sur Ekopedia:


"Les feuilles des plantes sauvages contiennent des quantités significatives de protéines complètes, contrairement à celles des plantes cultivées, donc de même qualité que celles que l'on trouve dans la viande. Comme les plantes cultivées, elles ont toutes des propriétés médicinales plus ou moins connues. Celles dont
on profite en les consommant comme nourriture sont par exemple leur aspect draineur du corps (ortie, pissenlit, bardane etc.). Ainsi elles participent à l'hygiène de vie au quotidien."


Attention, certains sites racontent n'importe quoi sur les plantes comestibles ... qui ne le sont pas, mais en réalité toxiques . Notre aminaute  Geispe renseigne sérieusement !



plume de cib 08/02/2011 10:01



ok merki ! En tous cas, le chat est en train de brouter dans le jardin. Lui au moins, il sait ce qui est bon et ce qui ne l'est pas. Chance, ces animaux. Bon, il y a de la bardane chez moi je
crois. Un truc qui fait des boules. Je vais régulièrement faire des photos des plantes qui poussent dans mon jardin et je les publierai comme ça on me dira ce qui est bon et ce qui ne l'est pas.
Je vais vois avec Geispe alors !



Ass.renseignements-genereux 08/02/2011 09:32



On mange les jeunes feuilles et les fleurs de violettes. On ne sent pas longtemps leur parfum car elles ont une molécule qui neutralise (un court moment) l'odorat. Elles soulagent les maux de
tête (les romains se ceinturaient le front de violettes en cas de migraines) car elles ont la même substance que l'aspirine.


Des sites sur les plantes sauvages comestibles et des bouquins peuvent te renseigner, ça t'évite pratiquement d'acheter des salades. Il y a aussi les jeunes pousses de plantain, qui peut se
cuire, et celles de la parfumée achillée, à mettre dans des omelettes, etc.  Quant à la menthe sauvage, mmmm !!!



Ass.renseignements-genereux 08/02/2011 09:10



Tu peux aussi accompagner ta brandade , en ce moment, de délicieuse  mache et violettes sauvages, et bientôt de pissenlits et pâquerettes  puis de pourpier (tout ça pousse à
profusion dans les jardins pas trop désherbés). Un régal !



plume de cib 08/02/2011 09:15



ah ça merci beaucoup ! Moi, mon jardin n'est pas du tout désherbé ! il y a une profusion de plantes que je ne connais pas hélas. Les violettes, tu manges quoi ? Les fleurs, feuilles ? Bon, les
pâquerettes, je connais. On mange les fleurs en salade. Je n'ai pas essayé les feuilles . C'est en tous cas excellent en cure de désintox au début du printemps...



sylvie 05/02/2011 10:33



Merci, pour les deux recettes ! J'adore !!!!!



naradamuni/Sans, ni+, ni- 05/02/2011 09:20



Faute de brandade...


Pour le W.E uniquement...


... RECETTE DU POULET AU WHISKY



Acheter un poulet d'environ 1,  200 kg et une bouteille de whisky.
Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.
Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais.
Barder le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
Préchauffer le four à température moyenne
(220°C ou thermostat 5) pendant 10 minutes.
 
Se verser un verre de whisky et le boire.
 
Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié

Se verser un verre de whisky et le boire.
Renouveler cette dernière opération.
 
Après un quart beurre, fourrer l'ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet.

Brendre la vouteille de biscuit et s'envoynet une bonne rasade.
 
Après un tard .... un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour.
 
Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre le noulet dans l'aurte sens.
 
S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verts de ouisti.

Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure.
 
Et hop ! 3 berres de blus.

Se rebercer une bonne voulée de poulet... non de visky.

Rabasser le loulet (qu'est tombu bar terre), l'ettuyer et le voutre sur un blat.
 
Se béter la fihure cause du gras sur le barrelage de la buisine.
 
Ne pas essayer de se reveler.

Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.

Blus tard, ramber jusqu'au lit, dorbir ze qui reste de la muit.

Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.




plume de cib 05/02/2011 09:27



ah ! dommage qu'il n'y ait pas le son dans les commentaires parce que tu m'aurais entendu éclater de rire. Merci Nara pour ce lancer de bonne humeur !



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