Le Japon va sortir du nucléaire !

Publié le 12 Septembre 2011

 

Cette information est soigneusement cachée en France bien sûr ! Voyez un peu : du coup, la France est devenue le triste premier producteur d'énergie nucléaire ! Beurk !

Corine Lepage est partie à Fukushima et a longuement enquété là-bas, sans qu'aucun média national se fasse l'écho de ses investigations. C'est donc à nous de relayer ces informations.

 

http://asset.rue89.com/files/JulienMartin/2009_11_19_Lepage_Portrait.jpgChut, le Japon va sortir du nucléaire

En revanche, les autorités japonaises, qui mesurent très probablement leurs limites, même si elles ne peuvent pas l'exprimer, semblent avoir pris une vraie décision : celle de sortir du nucléaire.

En effet, il faut savoir, et cette information est soigneusement cachée en France pour des raisons que chacun peut comprendre, que le Japon a réduit de 28% sa consommation électrique depuis Fukushima et près de 40% dans la région de Tokyo. Il n'y a plus aujourd'hui que 14 réacteurs qui sont en activité sur 57.

Cette réduction massive a été obtenue par un éventail de mesures : par exemple, l'extinction des lumières dans les ministères pendant la journée, l'absence de climatisation (malgré les 38 degrés qu'il faisait à Kyoto voici quelques jours), l'extinction des grandes publicités dans Tokyo le soir ou une organisation différente du système de production industrielle qui travaille en roulement et qui a ainsi permis d'obtenir ce résultat remarquable.

Aussi, quand nous, Européens, nous demandons si nous arriverons à faire moins 20% d'ici 2020, il y a beaucoup à apprendre de nos amis japonais. Le nouveau Premier ministre l'a affirmé lors de sa campagne électorale : le Japon est décidé à ne plus construire de nouvelles centrales nucléaires, ce qui veut dire qu'il va sortir du nucléaire.

Quand ? Cela dépend, bien sûr, des stress-tests qui seront réalisés et de la réouverture ou non des centrales nucléaires fermées aujourd'hui en raison de la maintenance d'ici mars 2012.

Photos : instruments de mesure de la radioactivité ; Corinne Lepage avec les femmes de Fukushima (François Damerval) ; fleurs de cerisier à Tokyo (David Lee/Picasa).

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Fleurs de cerisier à Tokyo (David Lee/Picasa)

Depuis plusieurs semaines déjà, la catastrophe de Fukushima ne fait plus la une de l'actualité. Pour l'immense majorité de nos concitoyens, la question est réglée et il va quasi de soi que Tepco, et Areva pour ce qui est du traitement des eaux polluées, maîtrisent parfaitement la situation.

Les personnes qui devaient être évacuées l'ont été, le taux de radioactivité baisse et le Japon, vu de France, est prêt à faire redémarrer des centrales. Du reste, régulièrement, la presse, informée par les soins du lobby nucléaire français, indique que telle ou telle centrale va redémarrer.

Cela est dramatiquement et tragiquement faux.

Des millions de mètres cube d'eau contaminée

Tout d'abord, les autorités japonaises - j'ai rencontré le secrétaire d'Etat à l'Environnement, le vice-ministre de l'Environnement et le vice-gouverneur de Fukushima - reconnaissent que la catastrophe est en cours et que rien n'est réglé. Les informations sont très rares.

Les autorités admettent que trois cœurs nucléaires ont fondu et que les cuves ont été transpercées. Cependant, ils ignorent ce qu'il se passe aujourd'hui, en particulier ce point vital de savoir si le radié a été percé par le corium ou non, ce qui signifierait, bien entendu, la pollution irréversible de la nappe phréatique.

 Concernant le traitement de l'eau, Greenpeace considère qu'il vient à peine de débuter. Les autorités reconnaissent l'entassement de boues radioactives dont évidemment personne ne veut parler mais aussi les millions de mètres cube d'eau contaminée.

Les dosimètres encore bloqués à l'aéroport

En second lieu, et c'est tout aussi préoccupant, la situation des familles qui vivent dans la région de Fukushima est, au sens propre du terme, véritablement tragique. J'ai passé près de deux heures avec l'association, qui regroupe plusieurs centaines de familles et qui est animée par des femmes déterminées et révoltées.

On peut les comprendre. Ce qui leur est arrivé rappelle de très près ce que nous avons vécu avec Tchernobyl et la manière dont les choses se mettent en place nous renvoie au spectre du passé.

 

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Et j'ajoute pour la énième fois que dire qu'on ne peut pas sortir du nucléaire en France est faux, archi faux ! Pour une simple raison, vérifiable sans aucun problème : une centrale nucléaire utilise 60 % de l'énergie qu'elle produit pour son propre fonctionnement ! Ensuite, 80 % de l'énergie restante est perdue dans le transport ! Faites le calcul sur genre 1000 KWH. La centrale brûle 600 KWH pour son fonctionnement. Sur les 400 restants, 320 partent en chaleur, dans le transport. Sur 1000 KWH, il reste donc 80 KWH qui vont effectivement être vendus, ce qui nous fait 8% de la consommation !!! 8 %, vous vous rendez compte à quel point on nous prend pour des cons ? Les centrales nucléaires ne sont qu'une façade mortuaire. Elles ne servent qu'à masquer le commerce de l'uranium et sa transformation pour en faire des armes nucléaires. Cela fait des décennies qu'on nous mêne en bateau avec cette histoire, depuis De Gaulle en fait !  Le "vieux" n'était peut être pas conscient à l'époque de signer la fin du Monde propre, la fin du Monde tout court. En plus de nous avoir plombés avec la cinquième république, De Gaulle a fait de nous les fossoyeurs du Monde. Quel politique osera dénoncer cela ? Aucun. Ils préfèrent se jeter des coups de valises de biftons dans la gueule, se critiquer entre eux. Ils s'observent, se comptent les poils au menton et les boutons blancs sur le pif. Ils s'égratignent, s'encroûtent, se grattent, s'empiffrent de vent. Ce ne sont que des baudruches finalement. Rien d'autre sous le soleil....

 

Rédigé par plume de cib

Publié dans #ACTUS SUR LE ZINC

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