La mise en scène de l'accouchement, c'est énorme.

Publié le 20 Octobre 2011

 

Je ne sais pas s'ils sont arrivés à bluffer quelqu'un. Ca me titillait d'en parler, vous pensez.

Une mise en scène minutée pile poil, extra. On fait sortir le polichinelle du placard au bon moment, c'est extra, comme aurait chanté l'ami Ferré. On ne cesse de répéter que l'on ne communique pas sur l'accouchement. C'est extra. Communiquer qu'on ne communique pas. C'est extra. Le choix de la date. C'est extra.

Bon, ce n'est pas non plus exceptionnel ! on sait qu'on peut programmer le jour de l'accouchement. Je l'ai fait, beaucoup le font. Les gynécos adorent ça. Cela leur permet de dormir tranquille. Certes, il y a des accouchements spontanés, des accidents aussi, mais la plupart des accouchements sont programmés. Donc celui de Maâme Sarkozy l'a été. Juste quand Nico se bat pour sauver le Monde en dix jours chrono. Il s'est donné trois jours de plus que le bon dieu, faut pas déconner non plus. Alors, on ne change rien au planning qu'il dit l'Elysée. Normal, l'accouchement est déjà dans le planninge, hi hi hi ! C'est tordant de voir les médias communiquer sur le sujet. On se tape le cul par terre. La mise en scène, Papa Sarko rend visite trente minutes à la future maman, puis s'éjecte de la clinique, fait un tour à Francfort, revient juste quand la petite est née, fait coucou vite fait aux caméras tout en passant incongnito, dossiers sous le bras. Il va dodo à minuit 15, et le lendemain repart sauver le Monde, rendre visite à des employés d'une usine de Mayenne. Et comme ça, ça va durer combien de temps ? Le message ? Papa Sarko sauve le Monde ! Et pour cela, il est prêt à tout. Il pense aux français avant de penser à sa famille, mais il chérit quand même sa famille. Il est parfait dans la sobriété. Leçon bien apprise, mise en scène ad hoc. Mais compliquée !

On ne saura jamais quand est effectivement née la petite. La semaine dernière ? Il se peut, mais entre les deux tours des primaires du PS, l'espace médiatique était trop étroit pour installer la non communication de l'évènement. En fait, c'est compliqué leur histoire. L'instrumentalisation de la naissance est évidente, sans quoi, ils auraient fait simple. Voilà, ils se marient, ils font un gosse, point. Sarko avait le droit de se réjouir ouvertement, de sautiller, de taper des mains, de dire aux français qu'il est content, content. Mais au lieu de ça, visage fermé, démarche de circonstance, je sauve le Monde résonne dans ses pas.

Le fait de dire, "jenemontrerai pas de photodemagamine" va faire monter les enchères. Les journalistes incompétents vont se battre pour un cliché du minois caché. Ca va les occuper pendant sept mois au moins. Et puis, le jour ou Nenesse et maâme vont faire leurs bagages, et bien, la petite redeviendra une enfant comme une autre, et vivra, je le lui souhaite, entre père et mère conscients et responsables. Car pour l'instant, je vois que Sarko bon papa déjà papy, a mis son fils Louis en pension aux Etats-Unis, il vit donc sans famille. C'est rude. Mais cela montre à quel point tout ce cinéma est exagéré. Instrumentaliser une naissance, c'est moche.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #C'est ma tournée !

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Bichau 20/10/2011 21:26



Non non, il s'est couché à 3h30... il l'a dit aux employés de l'usine qui eux se lèvent à cette heure là ! C'est la grande discrétion sur sa vie privée ça !