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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


L'islam n'est pas qu'une religion

Publié par plume de cib sur 4 Mars 2011, 13:17pm

Catégories : #REVOLUTION 2011

 

J'ai été effaré de voir le niveau du débat organisé par Arlette Chabot ce jeudi 2 Mars 2011. Les quatre compères invités sur le plateau, Copé, Villepin, Bayrou, Muscovici, plus Marine Le Pen et Rama Yade en duplex, n'ont porté le débat que sur les financement des mosquées., qui ne doit pas être un débat. Tous se sont à peu près vautrés sur la loi de 1905, Copé expliquant tout d'abord qu'elle devait être modifiée parce qu'en 1905, il n'y avait pas de musulmans en France, et puis disant le contraire quelques instants plus tard, la loi ne doit pas être modifiée. Bref.

Bayrou a un peu ramé en expliquant que 95 % des églises catholiques de France étaient entretenues par les communes et l'entretien des cathédrales était assuré par l'Etat. Pour lui, cela signifiait que communes et Etat devaient aussi se charger de l'entretien des mosquées. Le pauvre Bayrou dit qu'il faut bien dire la vérité aux gens. Il a juste oublié de spécifier que les églises construites avant 1905 ont été récupérées par l'Etat et les communes qui en contrepartie s'engageaient à en assurer l'entretien. Il a oublié de dire que ces monuments faisaient partie du patrimoine français.

 

En fait, il n'était question que de faire admettre aux français que, s'ils ne veulent voir des musulmans prier dans la rue, il fallait qu'ils acceptent qu'une partie de leurs impôts paie des mosquées. Voilà comme un gouvernement archi incompétent s'empresse de mettre un doigt dans un engrenage qui ne peut que le broyer. Car l'Islam, ce n'est pas seulement une religion, l'Islam est une politique. "

L’Islam est un système pour l’homme en lui-même et dans sa société ; c’est aussi un système politique.

Voilà, ce n'est pas moi qui le dit. Il suffit de s'informer un peu. Et avec Internet, c'est facile.


Parmi les principes de l’Islam en matière de liberté, il y a la garantie de la liberté économique et la garantie de la liberté individuelle.

Principe de Justice et d'égalité

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la justice et l’égalité, la justice et l’égalité entre les hommes. La gestion des hommes se base sur la concrétisation de leurs intérêts.
Sauvegarde de l’union et de la force

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la protection des gens, de leur union et de leur force. La première mission du gouvernement consiste à rassembler les gens, à les protéger et à préserver leur union en les administrant avec la loi d’Allah
Les piliers du pouvoir

Le pouvoir en lui-même a des piliers qui sont pratiqués : le dirigeant, les membres du gouvernement, la Choura, le contrôle, les administrations et l’appareil exécutif.

La Charia a exposé en détail ce qu’est un dirigeant, ses devoirs, ses droits, comment il est choisi, comment est son mandat ; ainsi que les membres du gouvernement, qui sont-ils, leur rapport avec le dirigeant dans la gestion des affaires ; les membres de la Choura et du contrôle. etc.....
Etc/// voilà. Il ne faut pas voir l'Islam comme le catholicisme. C'est une grave erreur. Du moins pas comme le catholicisme d'aujourd'hui. Mais on peut le rapprocher de ce catholicisme qui fut aussi bien plus qu'une religion et qui même faisait entièrement partie de l'appareil d'Etat. Donc, en France, il y a une république, des principes républicains et tous ceux qui vivent sur la Terre de France se doivent de respecter ses principes et ses lois. Un point c'est tout !
Si les Français rejettent massivement ce simulacre de débat sur l'Islam, c'est qu'il est mal posé, que les élus politiques n'osent pas dire la vérité, pas plus qu'ils n'osent aller au bout des choses. Nous avons à défendre notre république, elle est garante de notre liberté, de notre égalité, de notre fraternité. C'est bien la république et pas Allah, ni Dieu, ni aucune entité religieuse.
Si les musulmans veulent une mosquée pour prier, ils se cotisent pour la financer. Comme le font les autres cultes. C'est pourquoi d'ailleurs après 1905, les églises qui ont été construites sont simples, sans apparat, certaines même ressemblent à des garages. Mais il faut savoir ce qu'on veut.
C'est simple, clair, net et précis. Il n'y a pas besoin de faire des débats à deux balles, au risque de soulever des haines, de dresser les gens les uns contre les autres.Mais bien sûr, ce type de débat inutile occupe les ondes et les pages de journaux, mais surtout, ils cachent bien l'incapacité totale du gouvernement Sarkozy à présenter un réel programme de redressement de l'économie de notre Pays. Des mesurettes sont prises à l'arrache, comme jetées aux chiens que nous sommes pour nous faire fermer notre gueule cinq minutes. C'est cinq ans de fouillis, de destruction massive des piliers de notre démocratie et de notre système social, c'est une vue lointaine d'une appartenance à un monde où nous ne serions plus rien, c'est la fin de l'indépendance Française en matière de politique étrangère. Sinon, Sarko mâche un chewing gum en même temps qu'il parle avec le maire d'Ankara en Turquie. Bravo, bonjour la diplomatie. Le bonhomme oublie juste que ce n'est pas lui qu'il représente, mais la France et qu'il doit avoir une attitude correcte et digne et non pas celle d'un gosse mal élevé.


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naradamuni 05/03/2011 23:57



Le dispositif d’euphémisation (et les opposés au politiquement correct restent très polliticaly correct devant toutes les injustices financières, un chat n’est plus un chat) permettra d’étouffer
les affaires politico-financières mais continuera de déraper, bruyamment, sur les dérapages des banlieues. La communication (la vraie) devient un délit, toute conversation en voie d’interdiction.
L’habitude ayant été prise de la fuite du réel par euphémisation, les prodélinquants qui s’autoproclament élites en se vautrant dans la démagogie antipopulaire, remettent leur incompétence sur...
le tapis... et s'y prennent les pieds comme le dit Sylvie.



plume de cib 06/03/2011 10:02



l'euphémisation ou enfumage massif a créé les problèmes de banlieues et s'en nourrit évidemment. c'est un petit peu son potager.


Nous avons une Ve république pourrie à un point qu'on ne peut même pas imaginer. quand on voit le niveau de mépris des élus politiques pour leurs propres militants et sympathisants, alors
imaginez un peu le niveau de mépris d'une population tout entière. C'est une politique de combinards qui se fiche totalement des problèmes des français tout autant que de la santé de l'économie
nationale, mondiale. Ce n'est pas leur problème. Leur seul et unique problème, c'est accéder au pouvoir.


Je suis en train de lire l'affaire Yann Piat. Quelquefois, je suis obligée de relire deux ou trois fois le même paragraphe pour voir si j'ai bien compris ce qui est écrit. Dire que les politiques
sont des requins est une offense qu'on fait aux requins.



sylvie 05/03/2011 09:46



Oups…


 


Bonjour Cib, tu vas bien ?


Gros bisous !



plume de cib 05/03/2011 16:28



Hello, contente de te lire dis-donc, tu te fais rare.



sylvie 05/03/2011 09:46



Ces olibrius se prennent les pieds dans le tapis de prières… la loi de 1905 est suffisament claire pour être laissée en l'état. Et il ne faudrait pas s'amuser à tirer une généralité de quelques
situations. La bonne question est celle-là : pourquoi a-t-on laissé se créer des ghettos au sein des villes où les populations ne sont plus mixtes, en terme de catégorie socio-professionnelle,
d'origine ethnique et de sensibilité religieuse ? Et on continue !



xavaix 05/03/2011 07:56



une définition :


La spiritualité n'est pas une haute intellectualité ni un idéalisme, un penchant
éthique du mental ou une pureté et une 
austérité morales, ni une religiosité ou une ferveur émotive ardente et exaltée, ni
même un composé de toutes ces excellentes choses. (...)


Dans son essence, la spiritualité est l'éveil à la réalité intérieure de notre être, à l'esprit, au  moi, à l'âme
qui est autre que notre mental, notre vie et notre corps ; c'est une aspiration
intérieure pour connaître, sentir, être Cela, pour entrer  en contact avec la Réalité plus vaste qui
dépasse l'univers et le pénètre, et qui demeure également en notre être ;


c'est une aspiration pour entrer en communion avec cette Réalité et pour


s'unir à elle, et, comme résultat de l'aspiration, du contact et de l'union,
c'est  un renversement, une conversion, une transformation de tout l'être,
une croissance ou un éveil dans un nouveau devenir ou un nouvel être, un


nouveau moi, une nouvelle nature.


Un constat :


" Il est infiniment plus difficile de faire de la vie sociale une
expression du vrai moi de l'homme et d'une certaine
réalisation supérieure de l' esprit qui l'habite , que d'atteindre à une expression spirituelle de soi même au
moyen  du mental , de la religion ,de la pensée , de l'art , de la littérature; et tandis que dans ces derniers domaines l' Inde  parvint à une élévation et une ampleur extraordinaires  , elle ne put dans sa  vie
extérieure dépasser certaines  réalisations très partielles et des tentatives très imparfaites : un symbolisme général à vocation spirituelle , la pénétration d'une aspiration plus intense , une certaine forme de vie collective et la création d'institutions favorables à l'idée de
spiritualité . Comme le reconnaît le système indien , la politique ,la société , l'économie constituent le champ naturel où s'exercent les
deux premières composantes , les moins raffinées , de l'objectif et du comportement humains , à savoir l'intérêt et le désir hédoniste
:  le Dharma ( la loi supérieure ) n'a jamais que partiellement pénétré cet aspect extérieur de la vie , et en politique l'effet fut minime , car l'effort pour gouverner l'action politique par l'éthique
n'est guère ,en général ,plus qu'un
simulacre . L'harmonisation , où l'union véritable entre la vie collective extérieure et la môksha (
l'existence spirituelle              libérée ) n'a même pratiquement jamais été conçue ou
tentée ,moins encore réalisée où que ce soit au cours de l'histoire humaine , laquelle en est à peine à l'âge adulte "


 



plume de cib 05/03/2011 16:29



D'où une grande différence entre la spiritualité et la religion.



naradamuni 04/03/2011 18:16



Le but de TOUS ces compères, complices, n'est-il pas de soulever des haines, de dresser les gens les uns
contre les autres. Tous ces êtres, à la lisière incessante de leur image n’écrivent et ne parlent qu’au regard de leur image, à sa superficie superficielle. Nulle confiance jamais ne peut leur
être confiée pour aller au fond des débats. Nous savons ainsi tout sur eux rien sur les débats. Puisque le but reste de séparer les foules solitaires, aussi n’est promu que ce qui sépare les
gens: automobile, télévision, modes musicales, débats superficiels et stupides, diffamations et censures ... etc. La plus inattendue nous vient du bon Rousseau démontrant que la République vit
sur la division. Ce qui explique (le contrat social ne se vivant plus que sur le mode de la fiction) que la République désire les gens séparés, exige les foules solitaires. Pour l’intérêt de qui
? D’un seul ! N’est- ce pas pire que tous désastres ? Ne pouvant s’indexer lui-même, ne pouvant s’autolégitimer, ne pouvant se hisser sur une transcendance, le centre de la République doit
diviser pour régner. Ainsi La compétition se dresse très exactement comme l’exact opposé de la démocratie où il n’y a plus de perdants. La concurrence se profile, aussi, comme le ferment venimeux
de l’égoïsme monstre dans chaque individu séparé de tous les autres. Car «la guerre est fondée sur la compétition, sur la rivalité, sur la concurrence», trivialise Charles Péguy. Et, par contre
coup, la réalité se devant toujours d’être complète, la paix reste fondée sur l’association, sur la mutualité, sur la contribution individuelle, la complémentarité solidaire.



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