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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


L'égalité des chances, c'est quoi, c'est où, c'est quand ?

Publié par plume de cib sur 7 Octobre 2012, 16:44pm

Catégories : #SOCIETE

 

Bonjour et bon week end à tous !

 

Un tout petit billet aujourd'hui qui vise surtout à interpeler les politiques, s'il y en a qui sont intéressés par le peuple qu'ils représentent.

 

L'égalité des chances, ce n'est pas seulement un slogan démagogique qu'on sort avant une élection pour s'attirer les voix des "gens qui vivent dans les zones qu'on dit aujourd'hui sensibles". D'ailleurs, pourquoi le sont-elles devenues ? Erreur, erreur ! Bref !

Ca commence par l'école !

La France est le pays de l'école pour tous. L'enseignement est donc gratuit.... jusqu'à un certain point. Là où ça se corse, c'est au niveau de l'enseignement supérieur. Vu le coût des droits d'entrée dans les écoles de commerce, d'avocat, ingénieur etc... Si t'as pas papa, maman au cul, c'est pas la peine de rêver ! Tu prends une école d'avocats par exemple. Tu es toujours étudiant mais tu ne perçois pas de bourse sur critères sociaux. Par ailleurs, tu n'as pas le droit de travailler pendant l'année scolaire, pour être à fond dans les études. Donc, entre droits d'entrée, dans les deux mille euros + 10 mois de vie étudiante = c'est bon pour les gosses de riches, les autres n'ont qu'à viser moins haut, même s'ils sont surdoués, bosseurs !!! Un gosse de riche peut être con par contre et suivre des études supérieures.  Et c'est marrant parce que tout le monde a l'air de trouver ça normal. Franchement, on se croirait revenu quelques siècles en arrière. Le pauvre reste pauvre, ou bien il devient larron parce que forcément il a le vice dans la peau, et le riche continue d'être riche mais si c'est un con patenté ! C'est juste inacceptable !

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Voilà... moi, je m'en fiche. Etudes ou pas études, j'ai toujours mes calins !

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xavaix 08/10/2012 11:44

Re salut , étonnant ce que tu me dis concernant les études d' avocat . Pour ma part ( à mon époque !) après une maîtrise en droit ( ou pendant d' ailleurs ) on s'inscrivait à l' IEJ ( institut d'
études juridiques ) gratuit, pour préparer l' entrée au CAPA ( Certificat d' Aptitude à la Profession d' Avocat ) qui durait un an ( toujours gratuit ) et à la fin de cette période on avait un
stage d' environ trois ans chez un avocat . En ce qui me concerne c 'est là que se trouvait le problème: trois ans de stage payés avec un lance-pierre avec ,au terme, rien d' assurer puisqu'il
fallait constituer sa clientèle ...(Mais bon l'accès à une profession libérale est toujours très long , il faut donc choisir en fonction de ses possibilités du moment .) Pour ma part j'ai fait un
DESS spécialisé qui m'a permis de rentrer rapidement dans la vie active comme salarié . Pour reprendre une terminologie actuelle il faut donc savoir optimiser ses études en fonction de sa situation
actuelle et ce tant qu'une politique de la formation intelligente n 'est pas mise en place . Pour ma part je souhaiterais que des étudiants qui ont fait leurs preuves en réussissant, par exemple,
une première année d' études supérieures puissent bénéficier d'un revenu correct pour continuer les dites études sans avoir à se préoccuper d' autres choses que de leurs études .L 'avenir d'une
nation dépend de ses jeunes et la France devenue une nation très moyenne devrait s'orienter dans ce domaine plutôt que d 'agir et de dépenser énormément d' argent dans des conflits internationnaux
qui la dépasse

plume de cib 08/10/2012 11:51



Je te suis tout à fait xavaix ! Alors oui, c'est effectivement IEJ, obligatoire pour préparer l'entrée au CAPA. Mais ça coûte 300 euros déjà, tu vois ! Ensuite le CAPA c'est deux ans, enfin
dix-huit mois, droit d'entrée 2000 euros et pas de statut étudiant pour le CROUS. Ensuite stage de six mois, rémunération 400 euros par mois ! et tu marnes bien sûr comme un employé normal !


Disons que mon autre fils est plus verni en quelque sorte. Il est doctorant en géologie. Il n'a plus de statut d'étudiant paradoxalement mais il est rémunéré par la fac. Un bon salaire
dirons-nous, seulement, il ne fait plus d'études mais des recherches pour une thèse qui servent donc à la collectivité... Et de plus, il est tenu de donner des cours à des L1...



Jean-Pierre 08/10/2012 11:00


Je pense que l’enseignement est déjà dans la logique
commerciale.


Ma fille prépare à Toulouse sa prépa d’orthophoniste (2000 €) et
après il faut payer pour passer le concours d’entré dans une école ! Alors que ma sœur a pu passer son examen d’orthophoniste il y a 30 ans sans prépa et sans concours.


Tout
doit être rentable dans cette société, tu paye ou tu dégage. Les jeunes ne sont pas dupes et cela ne les aident pas à s’enraciner dans un système complètement inhumain après on s’étonne qu’ils
n’ont envie de rien, et se laissent tenter par des artifices (fêtes, accoles ou drogue de tout genre) pour fuir une réalité froide peu humaine.


Ton
minou est adorable ma chère Plume, Superbe la photo, vraiment réussit...en plus il me rappel tant de souvenir car il est la réplique troublante de celui qui m'a accompagné pendant 20 ans et a été
tué par des plombs d'un fusil d'un ''con'' au QI d'une huitre !


Bon lundi à vous tous !

plume de cib 08/10/2012 11:09



Hello Jean-Pierre ! Encore une fois, tu as visé juste ! tout doit être rentable aujourd'hui. On crée le stress chez les jeunes pour les rendre complètement perméables, vulnérables, corvéables et
serviles... Ce matin encore, j'écoutais un mec des Echos à la radio. Il parlait de la rentabilité des entreprises. Il disait qu'à un moment, un entrepreneur doit se défaire de la plus grande
partie de son entreprise si elle grandit, c'est-à-dire filer des parts à des actionnaires qui vont faire la loi. Je connais un traiteur qui avait monté une bonne petite entreprise en région
parisienne. Comme elle marchait bien, il a commencé à recevoir des appels de la concurrence, genre grosses boites, et il a été tellement harcelé qu'il a fini par leur vendre sa boite. Il s'est
retrouvé avec un petit capital qu'il a investi dans une autre création d'entreprise. il a bu le bouillon, il est au chômage. Voilà. Les entreprises doivent être rentables pour les actionnaires...


Pour le minou, oui, c'est ma cracotte. Elle a six ans... adorable avec toujours une petite voix de bébé. Il n'a pas mué ! bonne semaine à toi...



xavaix 08/10/2012 09:14

Salut Cib , je serai moins catégorique que toi : s'il est vrai que les gosses de riches ont moins de soucis à se faire que les gosses de pauvres ces derniers ont quand des possibilités de
poursuivre des études supérieurs . c 'est peut être les catégories intermédiaires qui rencontrent souvent des difficultés ( dixit un agent du Crous ). Par ailleurs les écoles d' ingénieurs , de
commerce ,médecine , avocat , etc sont souvent accessibles sur concours et les glandeurs qu' ils soient riches ou pauvres doivent bosser et avoir un minimun de QI . Un exemple concret le mien : j
'ai une fille qui termine une école d' ingénieurs , elle bénéficie d'une bourse au taux 0 ( exonération des droits universitaires et de SS ), elle touche aussi une bourse au mérite ( non demandée
mais octroyée directement par le crous - 200 euros par mois sur 9 mois pendant deux ans ), elle touche l ' APL ( à peu près 50 % du loyer de son studio ) bien évidemment nous participons pour le
reste . ( nota : pendant ses 3 ans d' école elle fait 2 stages de 6 moins où elle est rémunérée environ 500/800 euros/ mois ) . Le problème c 'est le changement de logement assez fréquent . J 'ai
une autre fille qui est aussi ingénieur(e) qui a assumé ses études seule depuis sa licence en suivant des études en formation par alternance ( trois années donc pendant lesquelles elle s 'est
formée et a assumé ses dépenses ) Donc deux parcours différents et réalisables . Il est vrai que les parents sans être riches peuvent intervenir occasionnellement mais honnêtement ces interventions
ne sont pas insurmontables. Certes on ne peut tirer une loi d' un simple exemple mais d après mon constat il existe quand même des possibilités qui sont liées plus à la volonté des jeunes qu'aux
ressources des parents ( derniers exemples : une amie de ma fille est en 5 iéme année de médecine et elle assume seule ses études , ses parents divorcés n'ont pas la possibilité d' intervenir , à
l'opposé le fils d'un ami chirurgien ( supposé aisé ) a raté ses études de médecine et pratiquement toutes ses études et a même fait faillite et son père doit intervenir pour couvrir ses erreurs -
à ce jour 40 000 euros !)

plume de cib 08/10/2012 09:29



bonjour xavaix et merci pour ces renseignements. Pour ma part, c'est différent. Pour l'instant mon fils est en première année de master de droit, donc pas de problème pour le moment. Sauf qu'on
lui demande de s'inscrire aussi à un autre truc dont je ne me souviens plus le nom, c'est payant. Ensuite, en master 2, il doit s'inscrire à l'école d'avocat. Il s'agit bien d'un concours mais
pas comme on l'entend. En fait, c'est juste qu'il y a un certain nombre de places et ce sont les premiers arrivés qui sont servis. Ca marche comme ça, si, si... Là, il faut quand même payser 2000
euros à l'entrée. Ensuite, au CROUS, il perd sa qualité d'étudiant et donc sa bourse. Il n'a pas le droit de travailler en même temps que sa scolarité pour ne pas perturber ses études.
D'ailleurs, je ne vois pas trop comment il pourrait le faire vu les horaires... Il a pas mal d'amis aussi qui sont obligés d'arrêter. Les parents se situant dans la "couche intermédiaire", ils ne
perçoivent pas de bourses. Certains travaillent en même temps qu'ils font leurs études, mais les échecs sont très nombreux, le travail prenant le pas sur les études... Les jeunes qui assument
seuls leurs études, travaillent souvent quinze heures par jour, sept jours sur sept, douze mois dans l'année. Beaucoup sont soient mal logés, soit pas logés du tout. Ils bouffent une fois par
jour, et encore. Des espèces d'épiceries solidaires se sont montées pour leur permettre de s'acheter à manger pour quelques euros, mais ce sont des initiatives privées. Le statut d'étudiant est
juste désastreux pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des parents aisés... Les déchets sont énormes, la plupart ne va pas au bout.... Oui, il y a des étudiants accrocheurs ! Certains
abandonnent leurs études pendant un ou deux ans pour gagner un peu de sous puis les reprennent, avec plus ou moins de succés parce qu'ils s'aperçoivent alors qu'ils n'ont plus la mentalité
d'étudiant... De plus, les informations concernant les financements, bourses et tout ça sont très difficiles à glaner...



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