Karl Marx n'avait pas tort !

Publié le 27 Novembre 2011

 

Le début de la fin, c'était déjà au début !

 

 Tout a commencé quand les usines ont commencé à s'équiper de machines pour augmenter leur rentabilité. Bingo. Les machines ont tué les ouvriers. Or, les ouvriers sont ceux qui achètent le plus ! Et oui, une paie d'ouvrier, c'est dépensé dans le mois !

A quoi sert donc d'être plus rentable, si on ne peut plus vendre ? Alors, il a fallu courir après la rentabilité encore et encore, et on a délocalisé. Le tissu industriel français s'est totalement disloqué. Alors, on a fait des chômeurs, des précaires, des travailleurs pauvres. Mais à ceux-là, on a aussi réduit le pouvoir d'achat en réduisant les aides. L'étau s'est encore resserré. Après avoir rabaissé les smicards au rayon des pauvres, on a lessivé la classe moyenne avec des impôts et taxes à n'en plus finir afin de compenser le déficit de la TVA ! Et on a encore réduit leur pouvoir d'achat ! Bref. Ce ne sont pas les riches qui font marcher le commerce, mais bien les pauvres, les classes laborieuses, les classes moyennes ! A ceux-là, Sarko continue de leur asséner des coups et des tours de vis. Tout le monde devient fou. C'est un peu comme si n'arrêtiez pas de fouetter un cheval que vous empêchez par ailleurs d'avancer ! Il va devenir dingue, puis il crève !

Et oui, Marks avait prévu l'inévitable capotage du système capitaliste, pratiquement à la lettre.

C'est la fin du Monde OUF !

C'est la Fin d'un Monde, oui et nous sommes de plus en plus nombreux à l'admettre et bien sûr à l'accepter, car il ne sert à rien de s'accrocher à un navire qui coule. Personnellement, je suis soulagée. Nous allons recevoir encore quelques coups de cravaches et puis ils se tairont enfin. Ah ! ils ont voulu parler fort, cette poignée de politicards rétrogrades, ils ont voulu parler fort pour ne pas nous entendre. Ils sont passés par-dessus notre choix de ne pas ratifier le traité de Lisbonne. Bien sûr, aujourd'hui, ils s'en bouffent les doigts. Ce traité, Sarko l'a ratifié seul, et bien il va le bouffer seul, et s'étrangler avec. Car ce traité aura sa peau !

Le Peuple n'est pas aussi idiot qu'ils veulent nous le faire entendre. Le Peuple ratifiera le référendum sur la sortie du nucléaire car il sait que c'est une industrie dépassée et que son salut est dans le nouveau monde, pas dans l'ancien.

Nous devons aujourd'hui penser au nouveau Monde. Ce qui peut dire que tous les espoirs sont permis. Et c'est ce dont nous avons le plus besoin, l'espoir.

 

MARX

Le travail et la propriété privée

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/57/Marx6.jpg/82px-Marx6.jpgDans sa conception philosophique, selon Marx, le travail est le prolongement de l'Homme, c'est une partie de son existence individuelle. Il aboutit à une reconnaissance par les autres hommes, et crée une solidarité entre individus. Il lie intimement le travailleur et celui qui bénéficie de ce travail. C'est aussi un moyen de subsistance, directe dans les systèmes pré-capitalistes (sociétés paysannes), indirecte dans le système capitaliste.

Dans la société capitaliste, le travail a changé de nature: il est devenu aliénant, il subordonne l'individu aux moyens de production privée. Il est dépourvu de ses valeurs humaines. Il n'a d'autres finalités qu'une production de marchandises vénales, destinées à des échanges économiques. En effet il fait remarquer que l'ouvrier à la chaîne, ne s'identifie pas ou peu à son travail, mais plutôt à ce qu'il va faire de son salaire. Le producteur devient un anonyme aux yeux de l'acheteur. Le travail devient alors abstrait.

Marx différencie la propriété des objets (propriété objective) qui existent indépendamment du travail humain (une terre, un arbre, un cheval), de la propriété subjective induite par le système capitaliste.

La propriété subjective existe lorsqu'intervient le travail humain dans la production d'un objet. Une marchandise contient du travail humain. La propriété privée subjective (subjective, parce qu'elle contient l'idée qu'un sujet - l'homme - l'a produite) est une appropriation du travail humain. Posséder une marchandise (une maison, une entreprise, une machine), c'est détenir du travail humain, donc cela crée une domination de l'homme par lui-même. N'oublions pas que le travail est, chez Marx, une partie et un prolongement de l'homme.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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Roland 09/12/2011 18:48


wouauw ! il y a même des rappeurs à l'UPR


pas mal du tout cette chanson : http://www.dailymotion.com/video/xmu50c_le-chant-des-partisans-2-0-patrick-d-hondt-upr-presidentielle-2012_tv#rel-page-8

Roland 08/12/2011 19:50


Asselineau propose aussi (mais sous forme d'un référendum, come c'est une décision grave, qu'il y a du pour et du contre et des avis divergents, donc c'est au peuple de trancher) de remettre en
cause le payement de la dette publique, et en particulier d'en faire l'audit pour y detecter éventuelleent des "dettes odieuses".


justement je continue à visionner les vidéos de sa déclaration-programme du 3 décembre. Je viens de voir celle sur l'Otan et la politique étrangère (où il qualifie d'abjectes les guerres
auxquelles participe actuellement la France sous la conduite de l'Otan), et maintenant la n°5 sur les libertés internets et autres, les caméras de surveillance les RFID, etc. Il est je crois le
seul parmi les candidats à les dénoncer.


Plus ça va plus le le trouve formidable. Jusqu'à présent j'étais à fond pour Mélenchon, mais je crois que je vais être pour Asselineau maintenant.

plume de cib 08/12/2011 23:12



j'ai l'impression qu'on suit le même chemin roland. Je vais essayer d'étudier les vidéos d'Asselineau et peut être les publier une à une....



naradamuni 01/12/2011 15:24


Excuses pour commentaire tronqué :


...ont intérêt à rompre les accords avec la Troïka, suspendre immédiatement le remboursement de leur dette (avec gel des intérêts) et mettre en place des audits avec participation
citoyenne » peut laisser planer quelques illusions sur la neutralité et la fonction des gouvernements.
Illusions qui tombent aussitôt que l'on place à côté de gouvernements l'adjectif indispensable de capitalistes. Cela donne : « les gouvernements capitalistes, s'ils veulent respecter
l'intérêt de la population… ». On se trouve face à un oxymore,une impossibilité conceptuelle qu'il n'est pas besoin de démontrer : un gouvernement capitaliste a-t'il eu dans le passé,
a-t-il dans le présent, une quelconque volonté de respecter l'intérêt de la population ?


Audit de la dette : la
force du rapport ou le rapport de force ? *

naradamuni 01/12/2011 11:50


Addendum :


Manuel pour les audits de la dette du Tiers-monde du CADTM

naradamuni 01/12/2011 11:45


Dans la suite et le sens de Roland ; deux vidéos indispensables :


Debtocracy - La gouvernance par la dette(vostfr)_1/2


Debtocracy - La gouvernance par la dette(vostfr)_2/2


Debtocracy est un film documentaire sorti en 2011 de deux journalistes grecs : Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film traite principalement de la crise de la dette grecque de 2010, et
prend pour exemple le cas de l'Equateur, et montre comment ce pays a réussi à s'en sortir grâce à un audit de sa dette et en répudiant une partie de sa dette.

Les fondateurs du projet Debtocracy soutiennent que la Grèce doit suivre la même voie en commençant par créer une commission d'audit de la dette souveraine1 puis en sortant de l'euro.

Ce film a connu un vif succès en Grèce. Près de 500.000 personnes ont visionné le film une semaine après sa sortie sur internet, plus d'un million quelques semaines plus tard. Il faut également
savoir que le projet a été intégralement financé par des donations.


Quant à l'audit citoyen de la dette ?


Qui participeras à cet audit ?
Comment l'audit est-il mis en oeuvre ?
Nous n'insisterons pas sur les modalités techniques de la mise en place des audits, très détaillées dans le document (96 pages) du CADTM : Manuel pour les audits de la dette du Tiers-monde.
Ce sont les organes législatifs (Parlements, Congrès),exécutifs (gouvernements) ou judiciaires (à la suite d'une plainte) qui en ont l'initiative et qui en contrôlent le déroulement. Même si,
précise ce document, « ces audits doivent être soutenus par une large mobilisation populaire », même si « ils sont aussi, et peut-être surtout, un enjeu de mobilisation citoyenne
permettant d'avoir prise sur le présent », même si « c'est un puissant moyen pour les citoyens de recouvrer quelque pouvoir sur la marche de l'État », les audits restent aux mains
des experts, des juristes, des comptables et des parlementaires.
« Ils peuvent être accompagnés ou précédés d'un audit citoyen, impulsé par des mouvements sociaux ou des citoyens épris de justice, souvent grâce à des relais au sein de l'État »indique
ce même Manuel.
En lisant ce document, on est frappé par le fait que les dits citoyens (nous reviendrons plus loin sur ce terme) accompagnent l'audit « officiel », essentiellement par le truchement de
mouvements sociaux. Les citoyens ne sont pas les principaux acteurs de ce processus.
Non seulement l'audit implique un renforcement de l'Etat, puisqu'il s'agit d'utiliser l'Etat (par l'intermédiaire de ces organes) pour rationnaliser une activité économique qui, laissée à
elle-même, détruit ses bases sociales, mais c'est aussi un projet politique propre à « la classe de l'encadrement ».
Nous reprenons ici la définition proposée par Alain Bihr en 2005 (Praxis, novembre 2005).
L'encadrement capitaliste est constitué des « couches moyennes salariées ».
Il peut se définir comme « l'ensemble des agents subalternes de la reproduction du capital, ou encore comme l'ensemble des agents dominés de la domination capitaliste.
Ce qui signifie que dans la division sociale du travail, elles remplissent des fonctions d'encadrement : ce sont elles qui conçoivent, contrôlent, inculquent, légitiment les différents
rapports de domination par l'intermédiaire desquels se reproduit le capital. Et ce aussi bien dans les appareils d'Etat et dans la société civile que dans les entreprises. […] Ce travail
d'encadrement implique tout à la fois un savoir et un savoir-faire marqués du sceau du travail intellectuel par opposition au travail manuel. […] »
Dans le processus de l'audit, deux puissances sociales sont évoquées :
- La fraction financière des différentes bourgeoisies nationales, aussi désignée sous le vocable de « marchés ». Elles possèdent, par l'intermédiaire des institutions financières
internationales et des dettes publiques, une capacité de s'approprier une large part de la richesse sociale qu'elles ne produisent pas.
- Les appareils d'Etat dont la classe de l'encadrement constitue une part importante. Cette dernière est aux premières loges pour comprendre et participer à des audits qui se dérouleront à
l'échelle nationale mais concerneront aussi les dettes des collectivités locales où les représentants de cette classe sont prédominants. Les autres groupes sociaux ne sont pas évoqués. Les
classes dites populaires sont spectatrices, au mieux accompagnatrices. Se reconnaitront-elles dans un processus juridique d'opposition aux politiques d'austérité ? Leurs lieux de lutte
traditionnels, là où elles ont un moyen de pression efficace, ce sont les lieux de production, source de la richesse sociale, pas les prétoires.
Dalloz contre Davos ? !
La mise en place et le fonctionnement de l'audit nécessite une connaissance fiscale, comptable et juridique qui exclut la quasi-totalité des classes populaires. *