Karachi.... On avance, on avance !

Publié le 16 Juillet 2012

 

Affaire Karachi - financement Balladur : les juges avancent. Inutile de se demander pourquoi Sarko fait un peu le mort en ce moment. Il voudrait sans doute se faire oublier quelque temps, le temps que les casseroles passent et revenir ensuite tout blanc de blanc !

Les enquêteurs avancent donc et si cette affaire ne fait pas la Une des journaux, ce n'est pas une raison pour oublier. Des gens sont morts, des familles souffrent et demandent réparation depuis des années. Éconduites par Sarko, elles espèrent aujourd'hui pouvoir faire leur deuil. Et pour cela, il faut que Justice soit faite. Voilà, c'est tout ce qu'on demande.

Une petite anecdote un peu plus rigolote.

Ce matin, je roulais sur une petite route pour descendre de ma colline. C'est une rue qui serpente entre des habitations, où il n'est pas toujours possible de se croiser, mais il y a ce qu'il faut pour se ranger et en quantité suffisante. Bon. Un type à la mine de bouledogue et au regard de tueur arrive face à moi. J'avais un petit renfoncement à deux mètres mais avant cela, je devais éviter un poteau. Le type se croyant très fort ne m'a pas laissé, au contraire, il a accéléré et a forcé le passage. Je me suis donc arrêtée. Seulement, il était tellement pris par sa méchanceté que sa voiture a violemment ripé contre un poteau, juste après m'avoir croisé. Bien fait pour sa gueule.

Revenons à notre mouton.....

 

Affaire de Karachi : un nouveau témoignage d'un intermédiaire accable Ziad Takieddine

Le Monde.fr | 16.07.2012 à 11h23 • Mis à jour le 16.07.2012 à 14h40

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

L'homme d'affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, le 24 avril 2012 à Paris.

Cette fois, le doute ne semble plus permis. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont désormais acquis la conviction que la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, a été financée via des contrats d'armement signés par le gouvernement que ce dernier dirigeait entre 1993 et 1995.

En déplacement en Suisse dans le cadre de l'exécution d'une commission rogatoire internationale, M. Van Ruymbeke a obtenu, le 4 juillet, un témoignage décisif. En présence du procureur de Genève Jean-Bernard Schmid, le magistrat français a recueilli la confession d'un intermédiaire libanais, Mustafa Al-Jundi, qui demeure habituellement à Londres et se dit éditeur et journaliste. Son témoignage, dont Le Monde a pu prendre connaissance, est accablant.

 10,2 MILLIONS DE FRANCS EN COUPURES DE 500 FRANCS

Les juges se concentrent depuis le début de l'enquête sur un dépôt en espèces suspect de 10,2 millions de francs (essentiellement en coupures de 500 francs) sur le compte de campagne du candidat Balladur, le 26 avril 1995. Si M. Balladur a publiquement évoqué la vente de gadgets dans ses meetings pour justifier cet apport, cette version n'a pas résisté aux investigations, pas plus que celle expliquant l'origine de cet argent par les fonds spéciaux de Matignon.

Ils privilégient donc la piste menant aux fonds touchés par deux intermédiaires proches du gouvernement Balladur (1993-1995). Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, imposés en 1994 par le ministre de la défense François Léotard et son conseiller Renaud Donnedieu de Vabres dans les négociations, perçurent d'énormes commissions en marge des contrats Agosta (trois sous-marins vendus au Pakistan) et Sawari II (trois frégates cédées à l'Arabie saoudite).

Les investigations ont établi que, dès février 1995, la Direction des constructions navales (DCN) versa, par le biais d'une structure off-shore, un acompte de 133 millions de francs à une société (Mercor) dont l'ayant droit était M. El-Assir.

Afin de pouvoir "sortir" discrètement ces fonds en cash, M. El-Assir a utilisé un homme de paille, un cheikh saoudien, Ibrahim Al-Sabah. Le compte ouvert par ce dernier à la banque Alliance de Genève a été crédité, le 5 et le 6 avril 1995, de deux virements - de 5 millions et 7 millions de francs - provenant des comptes de M. El-Assir qui venaient d'être alimentés par la DCN. Or, dès le 5 avril, M. Sabah délivrait une instruction dactylographiée autorisant un prête-nom, Mustafa Al-Jundi (ami commun de MM. Takieddine et El-Assir) à retirer un total de 13 millions de francs entre "le 7 avril et le 25 avril 1995". Et il est établi que, les 6 et 7 avril, MM. Al-Jundi et Takieddine étaient à Genève.  SUITE ICI

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Les aventures du clown blanc

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Roland 17/07/2012 14:45


maintenant reste la campagne de Sarko en 2007 comment a-t-elle été financée ? Kadhafi ?

plume de cib 17/07/2012 14:48



coutumier du fait, le Sarko. Kadhafi a peut être payé sa générosité de sa vie. Remontons à 93, affaire de l'école de Neuilly... Les affaires s'enchaînent. Il n'y a eu que le premier pas qui a
compté. le reste, jusqu'à l'affaire Merah, et tout ce qu'on ne sait pas encore....



dot 16/07/2012 22:02


Bonsoir Plume,


 


Ouch, j'espère que tu conduis avec les portières fermées à clé, on ne sait jamais. Sarko est en vacances au Canada chez un ami milliardaire.


Bisous

plume de cib 16/07/2012 22:52



Woui, je conduis les portières verrouillées. Verrouillage automatique d'ailleurs. En revenant, j'ai vu le cadavre du rétroviseur. Mais vraiment il en tient une couche de type... Sarrko se tient
un peu éloigné de la France, c'est vrai. Lors des perquisitions chez sa greluche et dans ses bureaux, il n'était pas là. LE mec doit un peu craindre la justice quand même... Et puis il y a
l'affaire Merah qui continue à révéler ses secrets...