Fukushima niveau 7, mais disparaît des médias.

Publié le 13 Avril 2011

 

Et pourtant, c'est bien le plus important, n'en déplaise aux faiseurs de faits divers. La Centrale de Fukushima n'en finit pas de libérer son poison mortel. C'est marrant, les médias n'en parlent plus, alors on pourrait croire que c'est terminé. parce que nous sommes trop enclins à classer les événements dans le même ordre que les médias. Mais rien n'a changé depuis le premier jour, et le nuage radioactif est toujours bien présent, enveloppant l'hémisphère nord de sa sinistre laine, arrosant le Japon de son mortel venin. Les gens là-bas sont sacrifiés.

Pourquoi marteler sans cesse les effets de la catastrophe de Fukushima ? pour qu'elle ne passe pas dans l'oubli comme celle de Tchernobyl qui continue à tuer !!! Pour qu'il se passe quelque chose enfin, pour que cette fois, les milliers de victimes ne soient pas mortes pour rien. c'est le moins qu'on puisse faire quand même.

Déjà Strasbourg vient de voter le démantèlement de Fessenheim. Une victoire, oui, et nous devons nous en réjouir, mais la guerre n'est pas encore gagné. Lauvergeon est plus que jamais affutée à nous vendre son EPR.  Avec tout le fric entassé en vendant de la mort, il serait plus que temps pour elle de songer à prendre une bonne retraite, bien dorée, sur une île, si possible radioactive, pour lui rappeler le bon vieux temps., pour qu'elle profite à plein de ce qu'elle a vendu, c'est normal, non ? Marcoule, le MOX, faut qu'elle en prenne un bout pour mettre dans son jardin ! Elle pourrait chauffer sa piscine avec.

Elle pourrait donner dans l'humanitaire remarque, et se rendre à Fukushima, mais en tant qu'aide bénévole, vous voyez ce que je veux dire ? Il y a là-bas nombre de corps contaminés dont on ne sait que faire. Et oui, c'est à ce point. La chair pourrie ne peut même pas être brûlée tant elle est dangereuse. L'atome est un cauchemar, l'infiniment petit est en train de détruire l'infiniment grand, sans finalement trouver grande résistance. C'est une grande leçon que nous venons de recevoir. Faisons bonne usage de ce que nous venons d'apprendre, et surtout n'oublions pas, je vous en prie.

A lire l'article de POLITIS, à acheter leur prochain numéro en kiosque .

 

Tandis que Fukushima glisse doucement au second plan de l’actualité, l’expérience de Tchernobyl rappelle que les dégâts d’une catastrophe nucléaire majeure s’étendent sur des dizaines d’années.

Ainsi donc, l’accident des réacteurs de Fukushima est désormais classé au niveau 7 sur une échelle de... 7. Cela signifie que cette catastrophe, qui doit un peu au tsunami, beaucoup à l’arrêt brutal des réacteurs et plus encore aux économies de bouts de chandelles de la société Tepco qui gère ses centrales, est au moins aussi grave que celle de Tchernobyl, il y a de cela tout juste 25 ans. Alors que la zone interdite tracée autour de la centrale ukrainienne couvre 2 500 kilomètres carrés, celle que les autorités japonaises sont en train d’envisager et d’instaurer va bientôt la dépasser. Avec, comme aujourd’hui encore à Tchernobyl, des « taches » de radioactivité plus ou moins intenses mais qui toutes dépassent les normes qu’un individu peut supporter avant de mettre sa santé en danger. Conséquences, des cancers bien sûr mais aussi des maladies de l’appareil digestif et d’autres maux dont les médecins ukrainiens, biélorusses et russes n’ont pas encore compris tous les mécanismes. Le prochain numéro de Politis (en kiosque et sur ce site jeudi) reviendra sur les ressemblances entre les conséquences et les mystères des accidents en Ukraine et au Japon.

Aujourd’hui encore, la catastrophe de Tchernobyl tue. Comme celle de Fukushima tuera encore dans 25 ans. D’autant plus que les réacteurs continueront à relâcher des effluents, dans l’air et dans la mer, pendant des mois. Mais bien malin qui pourra remettre en cause les annonces chaque semaine plus rassurantes diffusées par la Tepco et les autorités puisque la zone proche de la centrale est interdite à la presse. Ce qui est certain : d’abord, que la dispersion de radioactivité dépasse largement les espaces qu’il est question d’interdire puisque l’on mesure des taux anormaux jusqu’à 60 kilomètres de l’accident ; ensuite, que les pluies ont lavé l’atmosphère pendant plusieurs jours, précipitant les particules nocives sur le sol. Les violents orages prévus pour cette fin de semaine remettront une nouvelle couche de radioactivité sur les villages en ruines et sur les zones agricoles.  SUITE

Rédigé par plume de cib

Publié dans #FUKUSHIMA et NUCLEAIRE

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