Douillet, l'ami de maman dans les bras de son petit pair

Publié le 19 Octobre 2009



Les français sont incorrigibles. Ils viennent d'élire l'ami de maman qui est devenu celui du petit, député UMP dans les Yvelines. Le petit soigne aussi bien les amis de maman que les siens, faut dire que maman aussi est une grande amie. Le petit doit son élection au grand-père tranquille, mari de maman.

Comprenne qui pourra. Le Douillet, mis en examen dans la faillite d'une société dont il était actionnaire, bénéficia d'un amendement à la loi d'amnistie de 2002 quand Papa s'est fait réélire dans les conditions qu'on connaît. Il y avait déjà bidonnage, mais Papa était un maître. Personne n'y a vu que du feu et même on continue à aimer Papa parce qu'il aime tâter le cul des vaches et boire un canon. Les français sont incorrigibles, vous disais-je. En fait, pour être élu, il n'est pas besoin d'être compétent, mais bien équipé en casseroles et grandement opportuniste. Douillet a inventé le kimono à deux faces.
Maintenant, je suis peut être mauvaise langue. Notre ami Douillet a peut être une troisième face en réserve, il est peut être un formidable stratège politique. Plutôt que prendre une place en tant qu'ami à l'UMP à un député compétent et pas toujours d'accord avec le Grand Manitou, il va nous faire valoir dans les prochains mois ses grandes qualités de combattant contre toutes les inégalités sociales et nous réjouir de discours décalés. Naaaan, vous croyez ? L'UMP, c'est le jardin des courtisans, c'est le sérail. Chacun attend son tour en se bichonnant, en s'aiguisant la langue sur des rapes à fromage ! Chacun attend d'avoir le cul assez bordé de nouilles pour se faire sortir du lot et trôner aux pieds du petit satisfait ! Et je reste polie.

Continuez à élire des amis de Sarkozy ! Il n'en a pas encore assez placés ! Il verrouille gentiment la baraque avant les élections de 2012. Car pour lui, seule compte cette élection. Prolonger sa petite vie princière aux frais de la république, se moquer de ceux qui l'ont élu. Mais pourquoi se génerait-il après tout ? Puisque les français adorent qu'on se foute de leur gueule.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #C'est ma tournée !

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plume de cib 20/10/2009 15:53


Oh oui oui un coup d'état !


Sylvie 20/10/2009 14:27


Un coup d'état aussi, possible ?


denis zodo 20/10/2009 09:50


douillet judoka, douillet mauvais gestionnaire, douillet élu. Les français marchent sur leur tête . à l'heure actuelle , tout est possible en France.

bonne journée cib


naradamuni 19/10/2009 12:24



Électeur, victime, bourreau ?

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre,
comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?


Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels
qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.


Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des
subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?


Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à
ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes
maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?


Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des
administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement,
des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la
masse infinie des iniquités sociales.


Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes
parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et
fécondes !


Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri,
le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu
l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?


Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es
rien.


Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par
le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.


Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le
fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué,
le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?


Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à
l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton
ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.


C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent.
Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton
drapeau.


Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats
affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont
toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu
t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.


Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.


Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les
crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.


Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur
arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].


Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps
rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.



LE CRIMINEL, c’est l’Electeur !Placard
anti-électoral, 1er mars 1906.Publié par l’anarchie n°47 et signé
Albert Libertad.




plume de cib 20/10/2009 12:00


j'abonde....