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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Doit-on mourir pour l'Allemagne ?

Publié par plume de cib sur 24 Février 2011, 09:17am

Catégories : #CHAMBRE DE REFLEXION

 

Bonjour,

je ne suis pas économiste, j'essaie de comprendre ce qui se passe afin de mieux appréhender le vote national et primordial d'Avril 2012. Puisque la campagne électorale est lancée, mieux vaut ne pas faire semblant de l'ignorer. On peut toujours s'insurger contre le courant médiatique, contre la volonté affichée des candidats à faire leur com', on ne changera pas le cours des choses. Tout ce qu'on peut se dire, c'est que les élus en place qui courent vers les prochaines élections n'ont aucunement l'idée de changer les choses, ils en sont incapables, c'est pourquoi ils s'occupent à faire campagne. Leur seul talent est de paraître. Bref.

En attendant, il y a les problèmes toujours grandissant. Depuis 1999, nous sommes avalés par l'Europe. En 2001, passage à l'Euro, le coup de grâce, hausse des prix généralisée nous devenons un pays trop cher autant au niveau des investissements que de la main d'oeuvre. En pensant Europe, on avait pensé convergence, il n'y a que divergence. Les écarts entre les Pays n'ont jamais été aussi grands. La France à la ramasse va chercher des travailleurs étrangers pour tenter d'être compétitive. Mais nous continuons à nous essoufler, il n'y a pas de pouvoir d'achat. Les salaires stagnent, les prix augmentent sans cesse, le prix des énergies grimpe. La France de la recherche et de l'innovation devient le parent pauvre de l'économie nationale. Sarkozy cherche vainement un second souffle dans l'ablation des acquis sociaux. Les Pays les moins solides dégringolent, noyés par la dette. Et pourtant, et pourtant, l'Allemange caracole en tête des hits parades de l'exportation, du niveau de vie. A croire que l'Europe est uniquement taillée pour l'Allemagne. C'est le cas. L'Allemagne ne démordra pas. Elle compte sur l'Europe pour nourrir ses banques. Sans les banqueroutes des pays comme la Grèce, les banques allemandes capotent (kaput !). Le mark serait trop fort, et comme l'économie allemande est basée sur les exportations, l'Allemagne aurait beaucoup de mal à garder sa place.  Nous sommes tenus par les "c.......". Avant, on aurait résolu nos problèmes en dévaluant, mais on ne peut plus le faire, alors on est à la traîne, on dérive comme des corps morts accrochés à la quille du navire Allemagne. Contrairement à la Chine, aux Etats-Unis, nous ne sommes pas maîtres de notre monnaie et comme il n'y a pas d'intérêt général Européen mais un intérêt personnel de l'Allemagne, nous sommes donc condamnés à mourir pour l'Allemagne. Personne n'ira contredire l'Allemange devenue à elle seule l'Europe. Cette grande Europe que voulait Hitler, et bien elle est là; elle est là comme l'ont toujours souhaité les USA. Ce fut un travail de longue haleine, travail de fourmi qui a porté ses fruits.

C'est un constat lourd et amer qui ne ferme pas la porte à l'échange, à la discussion bien entendu. Quelles sont les solutions ? On peut en parler entre nous et j'aimerais aussi que les fougueux candidats au poste suprême prennent conscience qu'ils ne seront que des rois de paille portés sur des zodiaques en forme de trône, régnant sur un banc de poissons enfermés dans des filets d'acier, si nous continuons ainsi. Voilà !

 

C'est peut être une manière "populiste" de voir les choses. Moi je dirais populaire, mais à priori, dans la bien pensance la limite entre les deux est assez confuse.

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naradamuni 24/02/2011 19:07



Les maîtres de l'obscurantisme sont les calotins actuels qui se jettent comme des sangsues sur les faits divers pour les traduire en lois liberticides ou pour d'autres en faisant leur place dans
la machine de propagande (les médias et surtout la télé dont Malraux aurait tant voulu que le grand charles lui en fasse un ministère. Lui qui disait en 1961 en inaugurant la première Maison de
la Culture à Bourges : « Nous allons enfin savoir ce qui peut être autre que le politique dans l’ordre de l’esprit humain »….Eh bien voilà qui est fait ! En 1968, Francis Janson, quant à lui,
proposait d’appeler Culture ce qui permet de se choisir politiquement…mais il est vrai que c’était en 1968 !" ).


Depuis on vous déverse le fumier culturel !


Je n'ai jamais lutter contre le racisme car celui-ci n'existe pas, par contre ce qui existe c'est l'ostracisme !


Or le must est que, habilement confondue avec la "civilité", la « Citoyenneté » détient le triste record du concept le plus galvaudé, récupéré, mis à toutes les sauces, pour justifier
la soumission à la domination. On a aujourd’hui des entreprises « citoyennes » parce qu’elles consentent magnanimement et contre exonération de cotisations sociales, à exploiter un CES
et deux RMA de plus ! On entend ainsi couramment proférée cette définition étrangement judiciaire, (voire policière) : «  le citoyen est celui qui a des droits et des
devoirs » -  (on comprend surtout qu’il a des « devoirs ») -  et l’on repense  à cette phrase du philosophe
Jankélévitch : « Je serai toujours le gardien de tes droits, jamais le flic de tes devoirs ». Quant à ses droits, il ne manquerait plus qu’il en revendique l’usage ! La
citoyenneté est fort habilement confondue aujourd’hui avec la civilité, (voire le civisme). Serait alors citoyen celui qui se tiendrait bien. Celui qui ferait du sport ou de la musique au lieu de
brûler des voitures, bref, celui qui accepterait sans broncher – et autant dire « sportivement » sa condition de sans-avenir, de sans-emploi, de sans-espoir, de sans-argent…sa condition
d’exploité, de dominé, d’aliéné,  sans faire d’histoires, sans se rebeller. Quelqu’un qui jouerait le jeu, qui serait beau joueur et bon perdant. C’est ainsi par
exemple  que l’éducation Nationale publie des « chartes de la citoyenneté à l’école » qu ne sont que des listes interminables d’interdits et de sanctions, des
règlements intérieurs raffinés sans autre contrepartie que l’arbitraire des enseignants et le droit de se taire.


Rectifions les choses : « Est citoyen celui dont la volonté produit du droit » ! Qu’on lise et relise cette définition à haute voix jusqu’à la comprendre.


Une société de droit ne progresse que par extension du droit, par la conquête, toujours, de nouveaux droits (pour les femmes, pour les pauvres, pour les jeunes, pour les étrangers, pour les
faibles…) vers toujours plus d’égalité, et non pour se protéger d'eux.


Or « le droit n’advient pas par le moyen du droit ». Aucun patronat n’a jamais de sa propre initiative, accordé de nouveaux congés payés. Tout nouveau droit a toujours été arraché par
la force, par le combat, souvent par l’illégalité (avortement). Il est alors facile de comprendre que le citoyen n’est pas celui qui joue au hand-ball ou qui accepte de faire du rap à la MJC.
Celui-ci est sur la voie de la civilité (respect de l’ordre et de la paix sociale) mais pas encore sur la voie de la citoyenneté, concept politique.


On ne connaît toujours qu’une seule voie d’accès à la citoyenneté : la participation au conflit social. Amener un jeune à devenir citoyen, c'est-à-dire sujet politique, c’est l’amener à
participer au conflit social, à en comprendre le sens, à y prendre position. L’amener à taire sa révolte, c’est le contraire d’un chemin vers la citoyenneté. Les associations d’animation
socioculturelle devraient y réfléchir à deux fois.


Comme tout irait  bien si les pauvres, en plus d’être exploités, refusés à l’emploi, discriminés au logement, humiliés à l’école,
etc…se tenaient sages et acceptaient humblement leur condition sans faire de vagues ! Ah la belle cohésion sociale que l’on aurait là : les riches au bord de
leur piscine, les pauvres (de couleurs tant qu'à faire) dans leur cage d’escalier, et tout le monde respectant ce bel agencement naturel !


Il n’existe pas de société sans lien social, mais des sociétés où l’on réprime le lien politique. Le seul lien qui fasse société est une discussion conflictuelle sur l’intérêt général, pas une
pacification généralisée des rapports sociaux de domination. L’épouvantail de la désagrégation du lien social masque l’absence  d’intégration par un salariat systématiquement
attaqué. Il faut désormais adhérer à la société de marché plutôt que de viser un idéal d’émancipation et de changement. S’insérer en silence plutôt que de s’intégrer par la participation au
conflit sur la redistribution du travail.  L’absence de conflictualité, écrasée par le discours sur la cohésion sociale est bien plus dangereuse pour la démocratie que les
conflits autour du travail. Or les pauvres sont au contraire sur-intégrés par un modèle terroriste de consommation à laquelle leurs revenus ne leur permettent pas de
prétendre. Qui est le plus nuisible pour le lien social sur un quartier ? Le jeune désoeuvré ou la patron de Michelin qui licencie 7.000 ouvriers et détruit 7.000 familles au plus fort de
ses bénéfices boursiers ? Qui triche ? Qui joue le jeu ? Qui accepte la règle et qui la détourne ? Si le lien social est un ensemble de règles et de contraintes acceptées au
nom de l’intérêt général, le rappel à la règle, sermonné par nos vertueuses associations socioéducatives au nom de la citoyenneté (droits et devoirs)  semble curieusement ne
s’adresser qu’aux pauvres !


Ce n'est pas le vote qui fait que l'on est "citoyen respectueux de la démocratie" mais lorsqu'on reconnaît que la société est divisée, c'est-à-dire traversée par des contradictions d'intérêts, et
qu'on se fixe comme modalité d'associer à parts égales chaque citoyen dans l'expression, l'analyse, la délibération et l'arbitrage de ces
contradictions.


Allez citoyennes votes bien ! *

naradamuni 24/02/2011 17:22



des méthodes nettement plus expéditives que les nôtres


Méthodes Kadafi ?



plume de cib 24/02/2011 17:41



méthode coups de pieds au cul.



naradamuni 24/02/2011 16:04



Il m'arrive comme à toi de faire dans la caricature C.A.D du raccourci!


Quand certain justifie et tente de légitimer les contrôles au faciès par le fait que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes" et que le même jour, il estime que les employeurs
"ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs ; puis que la décision de justice prononcée à son encontre pousse un thierry Mariani et toi à la consternation. Bien Oui :  là il
n'y a plus de raisonnement.


Tu parle de l'Allemagne c'est quoi l'Allemagne ?


Qui dirige la BCE un allemand ?


Qui dirige le FMI, un allemand ?


Quelle est la nationalité des banques qui étaient les plus exposées par la dette grecque et qui grâce au FMI et ses plans d'assainissement sont entrain de saigner le peuple grecque et de se
remplir les coffres : BNP Parisbas, Crédit agricole (celui qui vous a mis dans la tête via sa propaganda publicitaire que "le bon sens était près de chez vous", donc plus en vous ! ), la société
générale, etc...!


On ne meurt pas à cause ou pour un pays, une nation, mais toujours pour les banques et les fabricants et marchands (surtout de canons) et ce avec l'emphase "boute en trains " populiste comme
harangue !


 



plume de cib 24/02/2011 16:34



il me semble que les banques allemandes ont acheté beaucoup de dette à la Grèce. Ce ne devrait pas être à l'Allemagne pas plus qu'aux banques commerciales de jouer les régulateurs, mais bien à la
BCE justement qui ne joue pas son rôle. Tu vas me dire qu'aux USA, la FED joue bien son rôle, ce qui n'empèche pas les banques commerciales de n'en faire qu'à leur guise.


pour ce qui est des histoires d'arabes et de noirs, tu as raison, il faut continuer dans l'obscurantisme. Refuser de voir les choses telles qu'elles sont, c'est les laisser pourrir, on peut dire
aussi que c'est lutter contre le racisme. POurtant la plupart des immigrés intégrés ne demandent qu'à vivre tranquillement et comme ils sont les premières victimes du laxisme français vis-à-vis
des fouteurs de merde, ils demandent tout simplement à la France de faire son travail. et je peux te dire qu'ils sont bien plus virulents que nous et prescrivent des méthodes nettement plus
expéditives que les nôtres.



naradamuni 24/02/2011 14:39



Après les noirs et basanés des "ghettos", non des banlieus v'là les shleus et les boches de retour





Quant aux étatsuniens après la Tunisie, l'Egypte, la libye...





 


Les Français eux ?????



plume de cib 24/02/2011 14:54



je parle de l'Allemagne naradamuni, de l'économie, d'un système, pas des schleus comme tu les appelles. Franchement, d'habitude je trouve tes interventions pertinentes, mais là, je trouve ça nul.
je suis désolée de t'avoir inspirée un tel raisonnement.



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