dévastation programmée du secteur public.

Publié le 13 Novembre 2009



Alors qu'on a focalisé l'attention des français sur des textes comme l'HADOPI, qu'on a essayé de les paralyser avec la fameuse Grippe A, et qu'aujourd'hui on essaie de les faire flipper avec "les problèmes de sécurité" en leur promettant un Pays à tolérance zéro, rebaptisé par Hortefeux  "tranquillité nationale" plus romantique, il se passe des choses nettement plus graves et qui vont traumatiser durablement notre Pays, pour ne pas dire le conduire à une guerre civile.
Même si parfois mes propos sont teintés de passion, je vous avoue qu'aujourd'hui je n'en suis plus à me passionner pour quoi que ce soit. Je suis au contraire devenue très calme. Un peu comme lorsqu'on voit approcher un cyclone de manière si rapide qu'il ne nous reste plus qu'à béer sur place. 

- La suppression de la Taxe professionnelle programmée pour janvier 2010 ne me semble pas être une mesure visant à favoriser l'entreprise ou plutôt si, mais pas dans le sens qu'on imagine. Supprimer la plus grosse source de revenus des collectivités territoriales conduit à les obliger à se défaire de postes d'investissements pourtant nécessaires à la bonne marche de la vie locale.
Ainsi, les conseils généraux vont se désengager dans les secteurs routiers, enseignement, sport, culture. Or, ces secteurs sont déjà fortement handicapés. Les parcs sont obsolètes, des routes non entretenues seront vite impraticables, les structures sportives sont déjà largement dépassées. La plupart n'a même pas encore réglé le problème d'amiante et autres nuisances dangereuses pour la santé. Les collèges sont vétustes, pour beaucoup dangereux. Je ne parle même pas de la culture déjà largement annexée par le privé.
Le désengagement des collectivités territoriales contraindra le gouvernement à promouvoir la privatisation des différents secteurs publics, tout en stigmatisant les territoires, en les montrant du doigt. Une pierre, deux coups. Cette année, nous avons déjà pu assister au bras de fer entre les universités, les hôpitaux publics et l'Etat. Chacun dans son coin essaie de tenir contre la charge de plus en plus violente d'un gouvernement "décomplexé". Celui-ci continuera à baisser les impôts des plus nantis, tout en taxant un maximum les démunis car pour lui il vaut mieux prendre peu à des milliers de gens qui de toute façon sont déjà dans la misère que plus à des nantis qui font mine d'aller voir ailleurs si on ne leur accorde pas ce qu'ils désirent. Les pauvres isolés semblent moins dangereux qu'une poignée de nantis qui fait la pluie et le beau temps dans les milieux financiers !

- La taxation des bénéficiaires du RSA qui sont déjà dans le goufre. L'Etat a choisi de les enterrer ! Vaste charnier d'êtres vivants dépossédés de tout, même de leur dignité ! On se demande bien où est passé Martin Hirsch. On peut convenir qu'il se sent plus à l'aise dans un ministère à se goinfrer de petits fours tout en serrant la paluche de nantis bien gras que devant une armée de va nu pieds au ventre vide qui tendent la main et le regardent comme le Messie. Bien entendu, la perversité du gouvernement actuel l'a conduit à cueillir un élève du digne Père des pauvres, l'Abbé Pierre, à peine celui-ci fut-il enterré, pour l'installer en figure de proue d'un Ministère bidon. Hirsch joue l'endormeur, lavé de toute vélléité. Il postillonne la bouche pleine de promesses sirupeuses, s'exprimant de manière totalement incompréhensible devant un public atterré, dont l'angoisse monte en même temps que la folie. Le fait est là, le couperet est tombé. Les bénéficiaires du RSA doivent déclarer leurs maigres économies, venues d'un revenu antérieur déjà largement taxé, un pourcentage non négligeable sera déduit de leur RSA. Alors que ces économies ne servent qu'à compléter un revenu rachitique, histoire de pouvoir manger un peu plus qu'un jour sur deux, ce revenu va encore baisser. Ce qui va conduire des milliers de gens dans la rue car ils ne leur sera plus possible d'assurer un toit à leur famille. J'ose me demander comment est-il possible qu'une société à qui on a consacré une vie de travail puisse en remerciement nous éjecter du simple fait qu'elle n'est plus en mesure de nous fournir du travail ? La faute à qui ?

Le Pays France tient aujourd'hui encore en équilibre, mais il ne lui reste que très peu de temps avant de basculer dans le chaos. A ce moment-là, il ne sera plus temps de vendre de la "tranquilité nationale" ! La faim fera lever le petit peuple. Nous revivrons au 19e siècle. Y aura-t-il des Hugo dans ses rangs ? Le travail sera de moins en moins payé parce qu'il y aura de plus en plus de candidats pour un poste. Imaginez un peu que le nombre de demandeurs d'emplois de catégorie A a augmenté de 25 % en un an !!! On ne nous en parle pas tous les jours n'est-ce pas ?

Comme vous avez pu le remarquer, ceux qui sont allés se faire vacciner depuis l'ouverture des centres de vaccination sont excessivement peu nombreux. C'est à peu près 0,0002 % de la population, et ce malgré une propagande sans précédent ! C'est un message que le peuple envoie au gouvernement. La RESISTANCE PASSIVE a bel et bien débuté et je veux croire qu'elle est notre meilleur moyen de nous en sortir. C'est la pire et la plus efficace. Nombre d'associations prônent également aujourd'hui la DESOBEISSANCE CIVILE comme le firent les instituteurs. Ne pas lâcher prise, c'est maintenant que ça se passe ! L'Univers impitoyable, ce n'est plus à Daaaaallas !




Rédigé par plume de cib

Publié dans #C'est ma tournée !

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Amalys Francine 16/11/2009 04:57


Quand il y a trop de médiatisation, je suis méfiante et je freine de mes deux pieds et des huit pattes de mes deux chatons.


corinne 15/11/2009 20:54


Bonsoir Cib

Toutes ces infos me déboussolent ! Mais pour sûr,on va bien finir par retrouver notre Nord. Merci à tous pour vos precieux éclairages...Petit clin d'oeil à propos des"Hugo":mon fils se prénomme
Victor...


plume de cib 16/11/2009 08:54


Je peux me vanter d'avoir des lecteurs et commentateurs exceptionnels. Tous, vous m'apportez beaucoup. Merci
Et bon, un Victor, quel prénom magnifique, tonitruant, plein de noblesse...


naradamuni 14/11/2009 11:52


Ps : Ne sont-ils pas eux-même les créateurs et organisateurs du chaos actuel ?







naradamuni 14/11/2009 11:35


Flèche,
Je ne crois pas à l'incompétence mais à une volonté délibéré de détruire les bases de l'union sociétale crée par le CNR à la fin de la dernière guerre . Cela n'a pas commencé avec ce
gouvernement... il se passe la même chose dans le monde entier, le privé fait main-basse grâce à ces nervis (qui ne sont plus des hommes et femmes politiques mais des gens de pouvoir) sur tous les
services et dorénavant même sur le vivant.
Tout n'est plus que "propriété marchandable", l'homme n'étant pas il est vrai une marchandise comme une autre (dixit $t nabot channoine des latrines élyséennes)
Et si vous n'êtes pas d'accord à ce que la vie se résume à la guerre économique , on vous considérera comme mauvais "citoyen" et bientôt d'un traite à la nation qui ne veut entrer, comme les
africains (dixit $t nabot channoine des latrines élyséennes), dans la marche du progrès (sic)!

Il n'y a que à constater la stigmatisation, digne de Machiavel, faite aux victimes de ce système , chomeurs, malades, accidentés du travail ou simplement de la vie...

Quand un état paye des amendes à l'OMC parce qu'il ne veut pas importer de viande polluée aux hormones a-t-on besoin encore de se questionner sur la santé mentale et la "bonne volonté" de ces
"décideurs" (non élus par les peuples mais par et pour les intérêts privés financiers et industriels) au sein de ces machines guerrières que sont OMC, FMI et consorts ?

"... Et puis nous,
c'est comme à la roulette: on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait!
Je comprends les joueurs: ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
Dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire. ..."
– Léo Férré


Fleche 14/11/2009 08:51


J'ai validé trop vite mon commentaire, je n'avais pas fini.

Ton article est malheureusement très pertinent Cib, et si on rajoute à ça, l'argent avancé par l'Etat aux banques sans contre-partie, ce qui fait qu'elles foncent toujours tête baissée avec la même
incompétence, le chaos est réellement très proche, car nous surfons toujours sur de l'argent virtuel.

Il faudra bien un jour assainir la situation et ce jour-là sera suivi d'un chaos indescriptible.