des nouvelles de l'affaire Karachi.

Publié le 13 Avril 2012

 

On n'en parle pas beaucoup dans les journaux et pourtant elle devrait être au coeur de la campagne présidentielle. Ceci dit, Sarko doit quand même être en train de serrer les fesses et se bat comme un dingue pour rester sur le trône de France, meilleur pour la santé qu'un séjour à la Santé ! Bref. Pourtant l'affaire Karachi continue d'être instruite. Des juges d'instruction poursuivent leur travail, peut-être au péril de leur vie..... des nouvelles de l'affaire Karachi donc...

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Aujourd’hui_____ : Signez la pétition, déjà plus de 3400 signatures

4 Avril 2012 : La Cour de cassation a jugé que les familles des victimes de l’attentat de Karachi pouvaient se constituer parties civiles dans le volet financier sur l’ensemble des chefs de corruption et d’abus de biens sociaux concernant le contrat Agosta. Dans son arrêt, la Cour de cassation considère que les faits dénoncés sous ces qualifications sont « susceptibles de se rattacher par un lien d’indivisibilité aux faits d’assassinat ».

14 Mars 2012 : La Cour de cassation a rejeté la requête de Ziad Takieddine, visant à dessaisir les juges d’instruction chargés du volet financier de l’affaire Karachi, Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke.

12 Mars 2012 : M. Hollande s’est engagé s’il est élu en mai sur trois points :
- de lever le secret-défense sur les documents qui pourraient concerner aussi bien les volets terroriste que financier, à condition qu’ils ne mettent pas en péril la sécurité de l’Etat ou de ses agents.
- de garantir l’indépendance de la justice.
- que la « protection statutaire » accordée aux blessés de l’attentat soit étendue aux proches des personnes décédées.

12 Mars 2012 : Les membres du collectif on été reçues par le juge Le Loire suite à l’ordonnance dans laquelle il juge recevable la demande des familles de devenir parties civiles dans le volet financier de l’enquête.

12 Mars 2012 : Après s’être désisté de ses actions contre Libération et Le Monde, Ziad Takieddine, a également décidé d’abandonner ses procès en diffamation contre L’Express et Le Point. Reste encore le procès en diffamation engagé contre le site Mediapart et l’ouvrage « Le Contrat. Ziad Takieddine reproche aux différents médias de l’avoir présenté comme un intermédiaire dans des contrats d’armement passés par la France.

21 Décembre 2011 : Mise en examen de Dominique Castellan, ancien PDG de DCN-I, la branche internationale de la Direction des constructions navales, pour « abus de biens sociaux ».

14 Décembre 2011 : Mise en examen de Renaud Donnedieu de Vabres pour « complicité d’abus de biens sociaux ».

13 Décembre 2011 : Placement en garde à vue de l’ex conseiller de françois Léotard Renaud Donnedieu de Vabres par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire dans le cadre du volet financier de l’affaire Karachi.

11 Novembre 2011 : Nous avons pris la décision de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin de faire condamner la France qui laisse au seul pouvoir exécutif la décision de déclassifier un document secret défense.

10 Novembre 2011 : Le Conseil constitutionnel, que nous avions saisi, a censuré les règles relatives aux lieux classés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. C’est pour nous une première victoire même si nous souhaitons que le législateur fasse en sorte qu’à l’avenir la déclassification de documents SD dépende d’une autorité judiciaire et non plus du seul pouvoir exécutif.

9 Novembre 2011 : D’après le site Médiapart, Ziad Takieddine a bien touché des commissions sur les contrats Agosta passés avec le Pakistan, bien qu’il l’ait toujours nié jusqu’ici. Extrait : Selon une commission rogatoire internationale revenue de Vaduz, que Mediapart a pu consulter, M. Takieddine a reçu 28,5 millions de francs (4,3 M€) sur l’une de ses sociétés, Fitzroy Estates Ltd, en marge du contrat Agosta de vente de trois sous-marins à Islamabad en 1994. Il s’agit de l’un des marchés conclus sous les auspices du gouvernement d’Edouard Balladur et aujourd’hui suspects aux yeux de la justice.

2 Novembre 2011 : Ziad Takieddine dénonce un système de corruption au profit des chiraquiens. Il a confié au juge Renaud Van Ruymbeke, une note détaillant ce qu’il pense être un système occulte de commissions versées à l’occasion des contrats de vente d’armes Agosta et Sawari II, signés en 1994 entre la France, et, respectivement, le Pakistan et l’Arabie Saoudite (Le Monde).

30 Octobre 2011 : Ziad Takieddine reconnaît son rôle d’intermédiaire avec le Pakistan. Il a admis, pour la première fois, avoir perçu 30 millions de francs dans le cadre de commissions en marge de contrats conclus avec le Pakistan (JDD).

28 octobre 2011 : Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont confié à la police des investigations sur les circonstances ayant entouré la mort d’un militant associatif de Garges-lès-Gonesse, Akim Rouichi, en 1995. Selon des témoignages récemment recueillis par la Division nationale des investigations financières (DNIF), celui-ci aurait été chargé de missions d’espionnage et de surveillance sur des personnalités liées à la campagne présidentielle d’Édouard Balladur qui l’auraient notamment conduit à intercepter des conversations téléphoniques. Le jeune homme avait été découvert pendu quelques mois après l’élection, sans qu’aucune trace de ses enregistrements soit retrouvée auprès de lui. Les enquêteurs disposent d’une preuve que ces écoutes illicites ont bien existé.

28 octobre 2011 : Le collectif des familles des victimes de l’attentat de Karachi tiennent à réagir vivement aux propos tenus le 27 octobre 2011 par Nicolas Sarkozy.

Nous ne pouvons que déplorer, une fois de plus, le mépris sans limite du Chef de l’Etat non seulement à notre égard, mais aussi à l’égard du travail des juges d’instruction.

Comment peut-il ainsi évoquer « la douleur des familles », lui qui n’a finalement pas été capable de tenir une promesse aussi simple que celle de nous recevoir une fois par an ?

Comment peut-il évoquer la « douleur des familles » alors même qu’un de ses conseillers nous a un jour rétorqué « Monsieur le Président en a assez qu’on l’importune avec des bobos personnels », ou en nous ayant publiquement qualifiées de « trucs comme ça » lors d’une conférence de presse à Bruxelles en juin 2009.

Comment peut il se permettre de déprécier publiquement notre capacité à agir et à nous exprimer librement en sous entendant que nous sommes « utilisées ». Tout ceci est infamant…

Concernant le fait « qu’il ne sortira rien de cela et tout le monde le sait » (au sujet du volet financier de l’attentat de Karachi), nous prenons bonne note de la consigne claire envoyée au Parquet.

Nous ne souhaitons entrer dans cette polémique politicienne orchestrée par Nicolas Sarkozy et lui faisons simplement remarquer que les juges d’instruction en charge des différents volets de cette affaire font un travail remarquable et ne tiennent, en aucun cas, compte de ses apparitions publiques.

La France est encore aujourd’hui une démocratie ayant pour principe fondamental la séparation des pouvoirs!

Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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