ASSEZ !

Publié le 26 Avril 2011

 

 

Je ne vois pas d'autres mots. ASSEZ ! Mon coeur n'en peut plus, il est en train de briser le mur de verre que j'avais dressé devant lui dans l'espoir de le protéger.

 

Le Monde est en train de devenir fou, le Monde, ce n'est pas la Terre, c'est nous. On devient tous fous. Pourquoi ?

Voici une phrase terrible de Carl Rogers, psychologue humaniste : Nous pouvons décider de faire usage de notre savoir grandissant pour asservir les gens d'une manière jamais imaginée encore, pour les dépersonnaliser et les contrôler par des moyens si soigneusement choisis qu'ils ne s'apercevront peut être jamais de leur perte de personnalité.

Cette phrase a été écrite, il y a des dizaines d'années, Carl Rogers est décédé en 1987. Et les trente dernières années de capitalisme barbare ont engendré des dégats considérables sur les populations grâce à une manipulation massive.

Je veux dire que la plupart d'entre nous est sous contrôle. Les gens ne pensent plus à rien en s'inscrivant dans la Pensée Unique, les âmes sont de plus en plus rares à contester, à CONTESTER BONSOIR !

 

J'ouvre ma page actualités et je découvre qu'un nouvel employé France Télécom s'est suicidé en s'immolant par le feu.

Et quelques lignes plus tard, j'apprends que les patrons du CAC 40 ont vu leurs ressources augmenter de plus de 24 % en 2010 sur Boursier.com, information qui est vite passée à l'as sur la page (en quelques minutes) Le palmarès des "Echos" montre par ailleurs que les dirigeants du CAC40 ont en moyenne gagné davantage en 2010. "Le total des salaires des patrons du CAC atteint cette année plus de 98,3 millions d'euros, soit une moyenne de 2,46 millions d'euros par dirigeant et 24 % de plus qu'en 2009 (à périmètre non comparable)", écrit le journal.

 

Plus loin encore, on apprend que le gentil Chatel programme la fermeture de 1500 classes de primaire, alors qu'on nous annonce que la France est championne au niveau des naissances et que dans l'éducation, c'est déjà l'usine à gaz, classes surchargées, manque de prof. de structures, etc... 9000 postes supprimés, pour permettre à Sarko de payer sa campagne électorale, une campagne qui dure depuis 2006. Il n'a en effet jamais dépassé le stade des promesses et du foutage de gueule. Il nous fatigue, il nous harasse, il nous rend guedin ! Il est encore plus polluant que Fukushima et non moins difficile à le calmer.

 

Et l'Ukraine lance un appel aux dons pour la construction d'un nouveau sarcophage pour Tchernobyl qui ne cesse de cracher son venin sur le Monde.

 

Et à Fukushima, depuis le début, on choisit la Bourse plutôt que la Vie !

 

Si le Monde va mal, ce n'est pas la faute à la Crise, mais à ceux qui l'ont engendrée et qui continuent de s'en servir pour nous humilier, pour nous priver d'espoir. ils nous plongent dans le cauchemar et nous culpabilisent pour qu'on n'en sorte pas. Et pendant ce temps-là Madame,  Sarko ne cesse de répéter qu'il est content, content.

 

Je ne sais plus quoi écrire. Jespère que le 1er MAI nous sauvera de la totale désillusion. Plutôt que s'immoler par le feu, prenons les armes, montons jusqu'à Paris et faisons tomber les têtes de ces parvenus mafieux. VOILA.

 

Rédigé par plume de cib

Publié dans #C'est ma tournée !

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naradamuni 10/05/2011 19:10



 ...


Pourquoi me suis-je, ah la la !


aventuré parmi ces dunes,


croyais-je y rencontrer Allah,


son burnous en bure de lune ?





Il m'aurait dit : "ta soif me plait, voici ma gourde d'eau mentale"


Alors j’eusse bu les couplets d’une chanson fondamentale


Une chanson à l’infini d’un souffle neuf brisant ces noces


Qui nous font naître dans un nid halluciné de becs féroces


Une chanson puisée ailleurs qu’à la litanie de nos plaintes


Mêlées aux hymnes fossoyeurs dans le poumon des guerres saintes


Une chanson calmant la soif,


de nos soifs enfin inondée


oui, qu’une pluie enfin nous coiffe d’une chevelure d’idées…


Idées dictées  pour en sortir de nos mariages


et de leur divorce


de nos bourreaux et leurs martyrs,


de nos contrats et leurs entorses


de nos salams salamalecs au sommet sec de nos puissances


quand nos enfants claquent du bec


dans la patrie de l’innocence


J'ai soif, soif...


Et me voici là devant vous frères humains


but de ma course


les doigts tendus comme des trous


vers la lumière d’une source


J’ai soif….


Source, chant-source,


jaillit! jaillit! jaillit!


 


Nougaro - Le chant du
désert






naradamuni 10/05/2011 13:52



il serait temps que l'homme s'aime
Depuis qu'il sème son malheur
Il serait temps que l'homme s'aime
Il serait temps, il serait l'heure
Il serait temps que l'homme meure
Avec un matin dans le coeur
Il serait temps que l'homme pleure
Le diamant des jours meilleurs

"Assez ! Assez !"
Crient les gorilles, les cétacés
"Arrêtez votre humanerie
Assez ! Assez !"
Crient le désert et les glaciers
Crient les épines hérissées
"Déclouez votre Jésus-Christ !
Assez !
Suffit."

Il serait temps que l'homme règne
Sur le grand vitrail de son front
Depuis les siècles noirs qu'il saigne
Dans les barbelés de ses fronts
Il serait temps que l'homme arrive
Sans l'ombre avec lui de la peur
Et dans sa bouche la salive
De son appétit de terreur

"Assez ! Assez !"
Crie le ruisseau dans la prairie
Crie le granit, crie le cabri
"Assez ! Assez !"
Crie la petite fille en flamme
Dans son dimanche de napalm
"Eteignez-moi je vous en prie
Assez !
Suffit."

Que l'homme s'aime c'est peu dire
Mais c'est là mon pauvre labeur
Je le dis à vos poêles à frire
Moi le petit soldat de beurre
Que l'homme s'aime c'est ne dire
Qu'une parole rebattue
Et sur ma dérisoire lyre
Voyez, déjà, elle s'est tue

Mais voici que dans le silence
S'élève encore l'immense cri
"Délivrez-vous de vos démences !"
Crie l'éléphant, crie le cricri
Crient le sel, le cristal, le riz
Crient les forêts, le colibri
Les clématites et les pensées
Le chien jeté dans le fossé
La colombe cadenassée
Entendez-le ce cri immense
Ce cri, ce rejet, cette transe
"Expatriez votre souffrance"
Crient les sépulcres et les nids
"Assez ! Assez !
Fini."


Nougaro



plume de cib 12/05/2011 15:16



ah oui... très contete de te revoir naradamuni...



naradamuni 10/05/2011 13:50




La Religion démasquée
du capitalisme ne pourrait perdurer sans LE CONFORMISTE, elle serait même bien close si le conformisme n’avait autant été excité et valorisé.


Comment?


L’expérience qui tue :
Une expérience en Psychologie a traversé de bout en bout cette question. Avaient été choisi des étudiants afin d’être sûrs que la routine n’avait pas terni leurs esprits. Leur a été proposé, en
un premier temps, de décider, chacun individuellement, laquelle des 3 lignes droites de 18cm 10cm et 5cm était la plus longue, laquelle la plus courte. Facile, devaient-ils se dire, cela doit
être un test d’observation ou d’intelligence. 100% répondirent impeccablement. Mais, ensuite, rentrèrent 19 personnes, toutes complices, qui scandèrent, braillèrent, que la ligne de 18cm était
bien la plus courte, celle de 5cm la plus longue. Donc à rester tout seul à dire l’inverse: dur! dur! Le drame se noue là. Plus de 40% des étudiants suivirent le groupe en se trompant comme eux.
C’est-à-dire que si 19 personnes disent et font quelque chose, même si son esprit intime reste convaincu que c’est faux, afin de ne pas quitter ce groupe, de s’en différencier, de
s’affirmer...etc 40% préfère abandonner toute liberté comme toute morale. Avoir raison tout seul et en avance c’est avoir tort, sacrifie allègrement tout génie, tout créatif, tout penseur, toute
percée de l’humanité, une verte dirigeante. Le terrifiant revers de ce refus du réel devient qu’avoir tort tout le temps et en nombre c’est avoir raison. Non seulement le réel n’existe plus, mais
la logique ou la Raison de même, tout esprit critique est banni.
Ainsi, le conformiste est prêt à abandonner toute opinion personnelle, même solidement fondée dans le concret le plus tangible comme un «fait»; même avec la certitude absolue d’avoir raison -
pour être sûr de «faire comme les autres». Le conformiste se découvre bien prêt à «accepter» tout, ou n’importe quoi, plutôt que d’être «hors du coup». Le conformiste se révèle être l’individu le
plus dangereux qui soit puisqu’il n’est possible de lui faire confiance en rien: ses informations sur le réel sont, obligatoirement, sujettes à caution, faute d’exigences, ses argumentaires, ses
raisonnements ne respectent aucun des principes de l’honnêteté intellectuelle- sa pensée ne tient donc pas la route - sans désir de vérité, un bric à brac impossible trône en son esprit, ne lui
est accessible aucune simplicité, esprit de synthèse, sans va et vient incessant entre abstrait-concret, particulier-général, global-local, et, inversement - il n’est d’aucune aide pour prendre
une décision. Au regard de la subjectivité irréductible une telle vie est un échec. La terreur c’est que trop peu ait compris que l’esprit conformiste met réellement en danger l’humanité. «Un
esprit troublé qui se conforme, qui imite n’est pas ordonné, il est la proie des conflits». (Krishnamurti L’éveil de l’intelligence). Malgré les apparences ou l’ignorance sur ce sujet, le
conformisme se dévoile comme la source de tous les conflits, de toutes les violences. «La contrainte implique aussi la suppression, le conformisme, l’adaptation et une division entre
l’observateur et la chose observée. Il y a désir d’imiter, de se conformer à un modèle et donc contradiction, conflit». La rigidité d’un tel esprit «ignorant» le réel pour ne le remplacer que par
un modèle ne peut, effectivement, que semer toutes les divisions. «Le désordre signifie conflit, acceptation de l’autorité, imitation, obéissance, tout cela. Cela c’est le désordre, et la
moralité courante est désordre. Hors de tout cela, je vais établir de l’ordre en moi-même»(L’éveil de l’intelligence). Se conformer c’est pour cajoler son moi: «Le moi est toujours un agent de
séparation. L’ego est le centre du désordre parce que c’est un élément qui divise. De nous écarter complètement de cet ego c’est là l’ordre, la liberté, le bien. Et demeurer dans le cercle d’un
mouvement autocentrique engendre le désordre qui est toujours accompagné du conflit.» Ainsi, le conformiste ne peut plus témoigner du réel; sa pensée imitant un modèle, sans observer ni écouter,
n’offre pas l’Intelligence «qui n’appartient à personne, aucun groupe, nation ou civilisation», il n’est pas fiable: et, en plus, il est cause de tous les conflits, de tous les désordres.
Vraiment qui a tout faux sur tout? Tous les vocables péjoratifs ont toujours été attribué à leurs non-destinataires: nous pouvons avoir plus que confiance à qui sait résister à la pression
collective, mais en gardant vigilance sur ses actions, puisqu’il n’est que trop évident que qui se fout toujours de l’opinion d’autrui, n’est pas obligatoirement empli du sens des
responsabilités, ce devoir de donner les respons (réponse). Par contre, apprendre à sortir du cadre, devient non seulement heuristique mais garant de la force (donc de la souplesse) de la
personne. La pression collective ne s’est acharnée que sur les seuls êtres qui possédant un sens tel des responsabilités qu’ils se permettent de tout remettre en question - aujourd’hui, ce sont
les seuls qui soient en plein dans le réel - tandis que tous les laxismes, tous les éloges, toutes les excuses d’avance ...etc allaient au conformiste, comme si se conformer était preuve de sens
des responsabilités. Nous venons de voir, qu’au contraire, il fuit toujours le réel. Comment faire pour réparer les dégâts causés par cet être immature- donc égoïste?


Dans le désert de papier blanc


mes vieux chameaux de mots naviguent


croisant parfois les ossements d’un poème mort de fatigue


bédouin brûlé par l’aveuglant néon


d'un néant sèche douche


je marche marche m’ensablant


un baîllon d’encre sur la bouche





Il est des bouches oasis


toute enchantées de phrases fraîches


La mienne suce le supplice d’une langue qui se dessèche





Pourquoi me suis-je, ah la la !


aventuré parmi ces dunes,


croyais-je y rencontrer Allah,


son burnous en bure de lune ?







Lumieres Contemporaines 09/05/2011 18:04



Bonjour. Le monde devient fout certes mais c'est nous qui l'avons bâti de la sorte. Soit par nos actes répréhensibles, soit par notre immobilisme.



Iddril 01/05/2011 11:42



"Acquis sociaux" qui, bientôt, ne resteront plus des acquis au train où tout se délite sournoisement. C'est effectivement à nous de nous battre, de lutter. Mais la perversité du système fait que
beaucoup se sentent isolés. Ce qui me désole, c'est le fatalisme : "Que peut-on y faire? C'est comme ça.".



plume de cib 01/05/2011 15:17



La perversité du système fait que nous croyons être isolés et nous croyons que les gens sont fatalistes, et en fait, on est tous pareils, on ne demande qu'à se battre. Ne pas écouter le chant des
sirènes, on va y arriver, petit à petit.... bonne journée