Alors commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Publié le 15 Juillet 2012

Bonjour et bon dimanche à tous....

Hier soir, je me suis égarée devant la télé et un programme de Direct 8, toute une soirée en fait consacrée au 21 décembre 2012. Bon, je n'ai pas tout retenu et j'avoue m'être arrêtée au début du deuxième volet, après avoir découvert qu'il y avait des chances que Mars ou Vénus nous tombe dessus. Petite chance. Pour Mars, ce serait la cata, mais Vénus, c'est juste la fin. Ensuite, nos météorites se rapprocheraient pour former une nouvelle planète.

Bref.

J'ai donc regardé d'un oeil plutôt distrait la première partie. Par contre, j'ai été bluffée par ces prédictions là, qui appartiendrait à Jean de Vézelay, dit Jean de Mareuil ou Jean de Jérusalem.

Ce document aurait été retrouvé par le professeur Galvieski dans les archives du monastère de Zargorsk en Russie, au monastère de la Sainte Trinité Saint Serge – près de Moscou. Dans son introduction ce manuscrit indiquait qu’après la conquête par les Turcs de Constantinople en 1453, des réfugiés étaient arrivés, avec leurs écrits, sur l’île de Zagorsk. Parmi ces derniers il y aurait eu le « Protocole Secret ». Celui-ci enseignait le destin de l’humanité depuis l’an 2000 (« l’An Mille qui vient après l’An Mille »).

Ce "Protocole Secret" dont parle le manuscrit de Zagorsk serait l’œuvre de Jean de Vézelay, dit Jean de Mareuil ou Jean de Jérusalem. Ce "Protocole" aurait été recueilli par des religieux sur la route de Compostelle. Jean de Jérusalem aurait été un moine chrétien, un chevalier Croisé, l'un des fondateurs de l'Ordre du Temple et l'un des premiers Templiers. Il aurait participé à la libération de Jérusalem en 1099, conquise vingt ans plus tôt par les Turcs. C’est au cours de son séjour dans la Ville Sainte qu’il aurait rédigé son recueil prophétique.

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« Je vois et je sais.

Mes yeux découvrent dans le Ciel ce qui sera et je franchis le temps d'un seul pas.

Une main me guide vers ce que vous ne voyez ni ne savez.

Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des Croisés du Christ.

Le sable aura enfoui sous ses grains les murailles de nos châteaux, nos armures et nos os.

Il aura étouffé nos voix et nos prières.

Les Chrétiens venus de loin en pèlerins là où étaient leur Droit et leur Foi, n'oseront s'approcher du Tombeau et des Reliques qu'escortés par des Chevaliers Juifs qui auront ici leur Royaume et leur Temple.

Les Infidèles seront une foule innombrable qui se répandra partout

et leur foi résonnera comme le tambour d'un bout à l'autre de la Terre.

Je vois la Terre immense.

Des continents qu'Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés au-delà des grandes forêts dont parle Tacite, et loin au bout de mers illimitées qui commencent après les Colonnes d'Hercule.

Mille ans auront passé depuis le temps que nous vivons et les fiefs se seront partout rassemblés en de grands royaumes et de vastes empires.

Des guerres aussi nombreuses que les mailles de la cotte que portent les Chevaliers de l'Ordre se seront entrecroisées, défaisant les royaumes et les empires, en tissant d'autres.

Et les serfs, les manants, les pauvres sans feu se seront mille fois révoltés, brûlant les récoltes, les châteaux et les villes, jusqu'à ce qu'on les écorche vifs et qu'on force les survivants à rentrer dans leurs tanières.

Ils se seront crus Rois.

Mille ans auront passé et l'Homme aura gagné le fond des mers et des cieux, et il sera comme une étoile au firmament.

Il aura acquis la puissance du Soleil et il se sera pris pour Dieu, bâtissant sur l'immense Terre mille tours de Babel.

Il aura construit des murs sur les ruines de ceux qu'avaient élevés les Empereurs de Rome, et ils sépareront une nouvelle fois des Légions et des Tribus Barbares.

Au-delà des grandes forêts sera un Empire.

Quand les murs s'effondreront l'Empire ne sera plus qu'une eau boueuse.

Les peuples seront une nouvelle fois mêlés.

Alors commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille.

Je vois et je sais ce qu'il sera.

Je suis le scribe.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille l'Homme sera devant la bouche d'ombre d'un labyrinthe obscur.

Et je vois au fond de cette nuit dans laquelle il va s'enfoncer les yeux rouges du Minotaure.

Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l'An Mille qui vient après l'An Mille.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après L'An Mille...

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'Or sera dans le Sang.

Qui regardera les étoiles y comptera des deniers.

Qui entrera dans le Temple y rencontrera les marchands.

Les Souverains seront changeurs et usuriers.

Le Glaive défendra le Serpent.

Mais le feu couvera.

Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe.

Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente.

Ils lèveront les vieux étendards.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'Homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses Créatures.

Il ordonnera.

Il voudra les pouvoirs de Dieu.

Il ne connaîtra aucune limite.

Mais chaque chose se retournera.

Il titubera comme un roi ivre.

Il galopera comme un chevalier aveugle.

Et à coup d'éperon il poussera sa monture dans la forêt.

Au bout du chemin sera l'abîme.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille.

Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel.

Ce sera Rome et ce sera Byzance.

Les champs se videront.

Il n'y aura de loi que de soi et de sa bande.

Mais les Barbares seront dans la ville.

Il n'y aura plus de pain pour tous.

Et les jeux ne suffiront plus.

Alors les gens sans avenir allumeront les grands incendies.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

La faim serrera le ventre de tant d'hommes,

Et le froid bleuira tant de mains,

Que ceux-là voudront voir un autre monde.

Et des marchands d'illusions viendront qui proposeront le poison.

Mais il détruira les corps et pourrira les âmes.

Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang

Seront comme bête sauvage prise au piège,

Et tueront et violeront, et rançonneront, et voleront.

Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Chacun cherchera à jouir tout ce qu'il peut.

L'homme répudiera son épouse autant de fois qu'il se mariera,

Et la femme ira par les chemins perdus (creux), prenant celui qui lui plaira,

Enfantant sans donner le nom du père.

Mais aucun Maître ne guidera l'Enfant,

Et chacun parmi les autres sera seul.

La tradition sera perdue.

La loi sera oubliée

Comme si l'Annonce n'avait pas été faite, et l'Homme redeviendra sauvage.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Le père prendra son plaisir avec sa fille,

L'homme avec l'homme, la femme avec la femme,

Le vieux avec l'enfant impubère,

Et cela sera aux yeux de tous.

Mais le sang deviendra impur.

Le mal se répandra de lit en lit,

Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre,

Les visages seront rongés, les membres décharnés.

L'amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Celui qui parlera de Serment et de Loi ne sera pas entendu.

Celui qui prêchera la Foi du Christ perdra sa voix dans le désert.

Mais partout se répandront les eaux puissantes des religions infidèles.

De faux messies rassembleront les hommes aveuglés,

Et l'infidèle armé sera comme jamais il ne fut.

Il parlera de justice et de droit, et sa foi sera brûlante et tranchante.

Il se vengera de la Croisade.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Le bruit de la mort donnée roulera comme l'orage sur la terre.

Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions.

Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes.

Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage.

Il n'y aura plus d'ordre ni de règle.

La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche.

Les barbares massacreront les soldats.

Les infidèles égorgeront les croyants.

La sauvagerie sera de chacun et de tous, et les villes périront.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi.

Nul n'écoutera le cœur souffrant des enfants.

On les dénichera comme des oisillons.

Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet.

La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées,

Et nul ne sera épargné, ni les vieux ni les blessés.

Les maisons seront détruites ou volées.

Les uns prendront la place des autres.

Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la Terre.

On verra l'enfant dont les os percent la peau

Et celui dont les yeux sont couverts de mouches,

Et celui qu'on pourchasse comme un rat.

Mais l'Homme qui verra détournera la tête

Car il ne se souciera que de lui.

Celui-là donnera une poignée de grains comme aumône,

Alors qu'il dort sur des sacs pleins.

Et ce qu'il donnera d'une main, il le reprendra de l'autre.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme fera marchandise de tout.

Chaque chose aura son prix.

L'arbre, l'eau et l'animal,

Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu.

Mais l'Homme alors ne sera plus que poids de chair.

On troquera son corps comme un quartier de viande.

On prendra son œil et son cœur.

Rien ne sera sacré, ni sa vie ni son âme.

On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme aura changé le visage de la Terre.

Il se voudra le Maître et le Souverain des forêts et des troupeaux.

Il aura creusé le sol et le ciel,

Et tracé son sillon dans les fleuves et les mers,

Mais la Terre sera nue et stérile.

L'Air deviendra brûlant et l'eau sera fétide.

La vie se fanera car l'Homme épuisera la richesse du monde.

Et l'Homme sera seul comme un loup,

Dans la haine de lui.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'enfant sera lui aussi vendu.

Certains se serviront de lui comme d'une quintaine (*),

Pour jouir de sa neuve peau.

D'autres le traiteront comme un animal servile.

On oubliera la faiblesse sacrée de l'enfant

Et son mystère.

Il sera comme un poulain qu'on dresse,

Comme un agneau qu'on saigne, qu'on abat.

Et l'Homme ne sera plus rien que barbarie.

(*) Note de Jean-Pierre Petit : "La quintaine était cette sorte de mannequin bourré de son dont les chevaliers se servaient pour s'entraîner à l'épée ou à la lance ("Larousse")."

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Le regard et l'esprit des hommes seront prisonniers.

Ils seront ivres et l'ignoreront.

Ils prendront les images et les reflets pour la vérité du monde.

On fera d'eux ce que l'on fait d'un mouton.

Alors les carnassiers viendront.

Les rapaces les mettront en troupeau pour mieux les guider vers l'abîme et les dresser les uns contre les autres.

On les écorchera pour prendre leur laine et leur peau.

Et l'Homme, s'il survit, sera dépouillé de son âme.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Régneront des Souverains sans croyance.

Ils ordonneront aux foules humaines innocentes et passives.

Ils cacheront leurs visages et garderont leurs noms secrets,

Et leurs châteaux forts seront perdus dans les forêts.

Mais ils décideront du sort de tout et de tous.

Personne ne participera aux assemblées de leur ordre.

Chacun sera vrai serf et se croira homme libre et chevalier.

Seuls se dresseront ceux des villes sauvages et des fois hérétiques.

Mais ils seront d'abord vaincus et brûlés vifs.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes seront si nombreux sur les terres

Qu'ils ressembleront à une fourmilière dans laquelle on enfonce le bâton.

Ils grouilleront et la mort les écrasera du talon,

Comme des insectes affolés.

De grands mouvements les pousseront d'une contrée à l'autre.

Les peaux brunes se mêleront aux peaux blanches,

La Foi du Christ à celle de l'Infidèle.

Certains prêcheront la paix jurée,

Mais partout ce sera la guerre des tribus ennemies.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes voudront franchir toutes les enceintes.

La mère aura les cheveux gris d'une vieille.

Le chemin de la nature sera abandonné

Et les familles seront comme des grains séparés que rien ne peut unir.

Ce sera donc un autre monde.

Chacun errera sans lien comme un cheval emballé

Allant en tout sens sans guide.

Malheur au chevalier qui chevauchera cette monture.

Il sera sans étrier et chutera dans le fossé.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes ne s'en remettront plus à la loi de Dieu

Mais voudront guider leur vie comme une monture.

Ils voudront choisir leurs enfants dans le ventre de leurs femmes

Et tueront ceux qu'ils n'aimeront pas.

Mais que sera l'Homme qui se prendra ainsi pour Dieu ?

Les Puissants se saisiront des meilleures terres et des plus belles femmes,

Les pauvres et les faibles seront du bétail,

Chaque masure deviendra donjon,

La peur sera en chaque cœur comme un poison.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Un ordre noir et secret aura surgi,

Sa loi sera de haine et son arme le poison.

Il voudra toujours plus d'or et étendra son règne sur toute la Terre.

Et ses servants seront liés entre eux par un baiser de sang.

Les hommes justes et les faibles subiront sa règle.

Les Puissants se mettront à son service.

La seule loi sera celle qu'il dictera dans l'ombre.

Il vendra le poison jusque dans les églises,

Et le monde marchera avec ce scorpion sous son talon.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Bien des hommes resteront assis les bras croisés,

Ou bien iront sans savoir où, les yeux vides,

Car ils n'auront plus de forge où battre le métal

Et plus de champ à cultiver.

Ils seront comme une graine qui ne peut prendre racine,

Errants et démunis, humiliés et désespérés.

Les plus jeunes et les plus vieux souvent sans lieux.

Ils n'auront que la guerre pour salut

Et ils se combattront d'abord eux-mêmes, et ils haïront leur vie.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les maladies de l'eau, du ciel et de la terre

Frapperont l'Homme et le menaceront.

Il voudra faire renaître ce qu'il a détruit et protéger ce qui demeure.

Il aura peur des jours qui viennent,

Mais il sera bien tard.

Le désert rongera la terre et l'eau sera de plus en plus profonde.

Elle ruissellera certains jours en emportant tout comme un déluge,

Et elle manquera le lendemain à la terre.

Et l'air rongera le corps des plus faibles.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

La terre tremblera en plusieurs lieux et les villes s'effondreront.

Tout ce que l'on aura construit sans écouter les sages sera menacé et détruit,

La boue submergera les villages et le sol s'ouvrira sous les Palais.

L'Homme s'obstinera car l'orgueil est sa folie.

Il n'entendra pas l'avertissement répété de la Terre.

Mais l'incendie détruira les nouvelles Rome,

Et dans les décombres accumulées

Les pauvres et les barbares pilleront, malgré les Légions, les richesses abandonnées.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Le soleil brûlera la terre,

L'Air ne sera plus le voile qui protège du feu,

Il ne sera qu'un rideau troué.

Et la lumière brûlante rongera les peaux et les yeux.

La mer s'élèvera comme une eau qui bout,

Les villes et les rivages seront ensevelis,

Et des continents entiers disparaîtront.

Les hommes se réfugieront sur les hauteurs

Et ils reconstruiront, oubliant déjà ce qui est survenu.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes sauront faire vivre des mirages.

Les sens seront trompés et ils croiront toucher ce qui n'est pas.

Ils suivront des chemins que seuls les yeux verront,

Et le rêve pourra ainsi devenir vivant.

Mais l'Homme ne saura plus séparer ce qui est de ce qui n'est pas.

Il se perdra dans de faux labyrinthes.

Ceux qui sauront faire naître des mirages

Se joueront de l'Homme naïf en le trompant.

Et beaucoup d'hommes deviendront des chiens rampants.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les animaux que Noé avait embarqués sur son Arche

Ne seront plus entre les mains de l'Homme.

Que bêtes transformées selon sa volonté.

Et qui se souciera de leur souffrance vivante ?

L'Homme aura fait de chaque espèce ce qu'il aura voulu

Et il en aura détruit d'innombrables.

Que sera devenu l'Homme qui aura changé les lois de la vie ?

Qui aura fait de l'animal vivant une motte de glaise ?

Sera-t-il l'égal de Dieu ou l'enfant du Diable ?

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Il faudra avoir peur pour l'enfant de l'Homme.

Le poison et le désespoir le guetteront.

On ne l'aura désiré que pour soi et non pour lui ou pour le monde.

Il sera traqué pour le plaisir et parfois on vendra son corps.

Mais même celui qui sera protégé par les siens

Sera menacé d'avoir l'esprit mort.

Il vivra dans le jeu, et le mirage

Qui le guidera puisqu'il n'y aura plus maître.

Personne ne lui aura enseigné à espérer et à agir.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme se croira Dieu alors qu'il ne sera rien de plus qu'à sa naissance.

Il frappera toujours vaincu par la colère et la jalousie,

Mais son bras sera armé de la puissance dont il se sera emparé.

Et, Prométhée aveuglé, il pourra tout détruire autour de lui.

Il restera un nain de l'âme et il aura la force d'un géant.

Il avancera d'un pas immense, mais il ignorera quel chemin prendre.

Sa tête sera lourde de savoir,

Mais il ne saura pas pourquoi il vit et il meurt.

Il sera comme toujours le fou qui gesticule ou l'enfant qui geint.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Des contrées entières seront la proie de la guerre.

Au-delà du limès (*) romain et même sur l'ancien territoire de l'Empire,

Les hommes des mêmes cités s'égorgeront.

Ici sera la guerre entre tribus et là entre croyants.

Les Juifs et les enfants d'Allah n'en finiront pas de s'opposer,

Et la terre du Christ sera leur champ de bataille.

Mais les infidèles voudront partout défendre la pureté de leur foi,

Et il n'y aura en face d'eux que doute et puissance.

Alors la mort s'avancera partout comme l'étendard des temps nouveaux.

(*) Note de Jean-Pierre Petit : "Le limès est un ensemble de fortifications plus ou moins continu, qui marquait jadis les limites de l'empire romain ("Larousse")."

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Des hommes en multitude seront exclus de la vie humaine.

Ils n'auront ni droits, ni toit, ni pain.

Ils seront nus et n'auront que leurs corps à vendre.

On les rejettera loin des tours de Babel de l'opulence.

Ils grouilleront comme un remords et une menace.

Ils occuperont des contrées entières et prolifèreront.

Ils écouteront les prédications de la vengeance

Et ils se lanceront à l'assaut des tours orgueilleuses.

Le temps sera revenu des invasions barbares.

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme sera entré dans le labyrinthe obscur.

Il aura peur et il fermera les yeux car il ne saura plus voir.

Il se défiera de tout et il craindra à chaque pas.

Mais il sera poussé en avant car aucune halte ne sera permise.

La voix de Cassandre sera pourtant haute et forte.

Il ne l'entendra pas.

Car il voudra toujours plus posséder et sa tête sera perdue dans les mirages.

Ceux qui seront ses Maîtres le tromperont,

Et il n'y aura que des mauvais bergers.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes auront enfin ouvert les yeux.

Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes et dans leurs cités.

Ils se verront et s'entendront d'un point à l'autre de la Terre.

Ils sauront que ce qui frappe l'un blesse l'autre.

Les hommes formeront comme un grand corps unique

Dont chacun d'eux sera une part infime.

Et ils constitueront ensemble le cœur.

Et il y aura enfin une langue qui sera parlée par tous.

Et il naîtra ainsi enfin le grand humain.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme aura conquis le ciel,

Il créera des étoiles dans la grande mer bleu sombre

Et il naviguera sur cette nef brillante,

Nouvel Ulysse compagnon du Soleil pour l'Odyssée Céleste.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Les hommes pourront s'enfoncer sous les eaux,

Leur corps sera nouveau et ils seront poissons,

Et certains voleront haut plus haut que les oiseaux,

Comme si la pierre ne tombait pas.

Ils communiqueront entre eux

Car leur esprit sera si grand ouvert qu'il recueillera tous les messages.

Et les rêves seront partagés.

Et ils vivront aussi longtemps que le plus vieux des hommes,

Celui dont parle les Livres Saints.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme saura quel est l'esprit de toute chose,

La pierre ou l'eau, le corps de l'animal ou le regard de l'autre.

Il aura percé les secrets que les Dieux anciens possédaient,

Et il poussera porte après porte dans le labyrinthe de la vie nouvelle.

Il créera avec la puissance et le jaillissement d'une source,

Il enseignera le savoir à la multitude des hommes,

Et les enfants connaîtront la Terre et le Ciel plus qu'aucun avant eux.

Et le corps de l'Homme sera agrandi et habile.

Et son esprit aura enveloppé toutes choses et les aura possédées.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'homme ne sera plus le seul souverain car la femme viendra saisir le sceptre.

Elle sera la grande maîtresse des temps futurs,

Et ce qu'elle pensera elle l'imposera aux hommes.

Elle sera la mère de cet An Mille qui vient après l'An Mille,

Elle répandra la douceur tiède de la mère après les jours du Diable.

Elle sera la beauté après la laideur des temps barbares.

L'An Mille qui vient après l'An Mille se changera en temps léger.

On aimera et on partagera,

On rêvera et on enfantera les rêves.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme connaîtra une seconde naissance.

L'Esprit saisira la foule des hommes

Qui communieront dans la fraternité.

Alors s'annoncera la fin des temps barbares.

Ce sera le temps d'une nouvelle vigueur de la Foi.

Après les jours noirs du commencement de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

S'ouvriront des jours heureux.

L'Homme retrouvera le chemin des hommes

Et la Terre sera ordonnée.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Des voies iront d'un bout à l'autre de la Terre et du Ciel à l'autre bout.

Les forêts seront à nouveau denses,

Et les déserts auront été irrigués.

Les eaux seront redevenues pures.

La Terre sera comme un jardin.

L'Homme veillera sur tout ce qui vit,

Il purifiera ce qu'il a souillé,

Il sentira toute la Terre comme sa demeure,

Et il sera sage, pensant aux lendemains.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

Chacun sera comme un pas réglé.

On saura tout du monde et de son corps,

On soignera la maladie avant qu'elle n'apparaisse,

Chacun sera guérisseur de soi et des autres.

On aura compris qu'il faut aider pour maintenir,

Et l'Homme après des temps de fermeture et d'avarice

Ouvrira son cœur et sa bourse aux plus démunis.

Il se sentira chevalier de l'ordre humain,

Et ainsi ce sera un temps nouveau qui commencera.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme aura appris à donner et à partager.

Les jours amers de solitude seront enfouis,

Il croira à nouveau à l'esprit,

Et les barbares auront acquis droit de cité.

Mais cela viendra après les guerres et les incendies.

Cela surgira des décombres noircies des tours de Babel.

Et il aura fallu la poigne ferrée

Pour que s'ordonne le désordre

Et que l'Homme retrouve le bon chemin.

Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille,

L'Homme saura que tous les vivants sont porteurs de lumière

Et qu'ils sont créatures à respecter.

Il aura construit les nouvelles cités.

Dans le ciel, sur la terre et sur la mer

Il aura la mémoire de ce qui fut

Et il saura lire ce qui sera.

Il n'aura plus peur de sa propre mort

Car il aura dans sa vie vécu plusieurs vies.

Et la Lumière, il le saura, ne sera jamais éteinte. »

Rédigé par plume de cib

Publié dans #CHAMBRE DE REFLEXION

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Jean-Pierre 15/07/2012 19:22


Bonjour,


Je suis egalement surpris par ce flot de precision....mais je me pose la question sur l'information, a quoi sert-elle finalement car si peu modifie leur comportement ou leur résonnement après
s'est informé et là de plus en plus je m'aperçoi que finalement beaucoup veulent avoir accés à l'information mais pourquoi faire ???? nourrir leur curiosité ?? avoir du pouvoir ??? avoir culture
????.......je crains que très peu remette en cause leur résonnement, leur comportement, leur vision sur la vie et leur environnement ! Alors à quoi sert d'informer, si ce brave homme qui a eu
accé a ce flot d'information savait qu'il aurait nourri simplement des moqueries ou des curiosités aurait-il écrit tout cela ???


Pour moi rien n'ai gravé dans le marbre mais encore faut-il avoir la volonté de changer quelque chose!


Merci ma chere plume pour ce bveau moment de lecture.


 


Bisou

plume de cib 15/07/2012 19:53



alors là jean-pierre, je suis totalement d'accord avec toi. On ne peut que constater en effet que les gens absorbent de l'information mais que cela ne change absolument rien à leur comportement.
Ils restent vissés sur leurs certitudes, certitudes qui les arrangent d'ailleurs. Tout le reste, ça leur passe largement au-dessus de la tête. On a vite fait de traiter ceux qui se posent des
questions de "conspirationnistes". C'est plus facile que se mettre à réfléchir et ensuite débattre, chercher à comprendre. Bref. toute l'information superficielle est basée sur le raisonnement
des gens qui ne cherchent qu'à conforter leurs positions. Les propos de ce "brave homme" comme tu dis, datent de 1000 ans et cependant, on a préféré les croire soit perdus, soit oubliés, soit
dérisoires et les considérer comme un canulard, pourquoi pas ?


En fait, il n'y a pas que les médecins qui sont bornés, mais toute l'espèce humaine.



Roland 15/07/2012 19:16


ici


http://www.ubest1.com/_lecteur_perso.php?video=40010&style=FFFFFF|FFFFFF|0678A2|FFFFFF|FFFFFF|FFFFFF|640|400#null


Une vidéo de Olivier Berruyer à "Ici et Maintenant" longue mais très très interessante (le mieux est de l'enregistrer et de l'écouter ensouite par moceaux à tête reposée, car elle est très riche)
et où il démonte avec beaucoup de lucidité les mensonges et les aberrations idéologiques qui nous mênent à l'abyme.

plume de cib 15/07/2012 19:54



Un grand merci Roland. je vais donc enregistrer la vidéo et faire ce que tu écris. On en reparle ensuite



Clovis Simard 15/07/2012 18:16


Blog(fermaton.over-blog.com),No-18.- THÉORÈME HOMOINFINITY. - De la Liberté ?

dot 15/07/2012 14:56


Bonjour Plume,


 


Il me semble avoir vu le même documentaire sur la chaîne de National Geographic. Les prédictions sont avérées
pour le XXème siècle (1000+1000 ans) exceptée la dernière prophétie, le matriarcat qui reviendrait au pouvoir et l'altruisme prévaudrait. Je parie toute ma collection de cashmere que ce ne sera
pas Hillary Clinton, haha.


Le soleil est revenu, bon dimanche et bisous !

plume de cib 15/07/2012 15:49



hello Dot ! Oui, j'ai été troublé par la précision de ces prophéties. Alors évidemment, la fin semble idyllique mais n'est-ce pas parce que l'homme a foncièrement besoin de voir le bien
l'emporter sur le mal. Le type devait avoir un sacré mal de crâne après toutes ces visions d'horreur. D'ailleurs, quand on parlait du mariage homo comme un tournant de l'histoire de l'humanité,
n'y fait-il pas allusion ???


Bien heureuse que tu aies enfin retrouvé le soleil Dot. On ne se rend pas compte ici, il brille tout le temps. Soleil bleu du sud et tutti quanti !  Gros bisous à  toi et bon dimanche
aussi...