Travailler quand on est malades....

Publié le 27 Juin 2009



Vous vous doutez que l'auteur de cette idée géniale est un cerveau UMP. Lebebvre qu'il s'appelle !

Il paraît que lorsqu'on travaille, on guérit plus vite. C'est son pote UMP Chirurgien Debré qui lui a dit ! On est dans le suprême là ! En plus, le gars explique que travailler quand on est malade cela va dans le sens de modernité et qu'on y reviendra !!!

Yes mon ami ! J'ai récemment vu des ouvriers du sel qui travaillent même quand ils sont malades. D'ailleurs, ils sont toujours malades, rongés par le sel. L'un d'eux disait qu'il ne pourrait même pas griller sur le bûcher lors de sa crémation tant ses jambes sont imprégnées de sel. Ils ont une espérence de vie de 42 ans je crois....

A la mine, les hommes, les enfants crevaient au travail à cause de la fatigue, de la maladie. Si on leur avait dit que travailler devait les empécher de crever, franchement ils n'auraient pas commis l'indélicatesse de passer l'arme à gauche.

De nos jours, c'est le stress qui rend le plus souvent malade, le stress dû au travail justement. Ceux qui ont crû que travailler pouvait les guérir ont fini par se suicider sur leur lieu de travail.

Et quand on est enceinte, il paraît qu'il faudra travailler aussi jusqu'au jour de l'accouchement, je suppose. Avec la bouée de plomb autour du bide, un mal de rein à vous déraciner un arbre centenaire, des crampes aux jambes, le manque de sommeil à cause du bide qu'on ne peut plus retourner comme on veut. Bref. Vous savez quand on a la gueule blème et des cernes jusqu'au menton ! Ben ouais, faudra quand même travailler, pousser la bête, même en pantoufles. S'occuper de la maison, aussi, des gosses déjà nés, aussi. Cool, la vie des jeunes mamans du futur.
J'ai travaillé juqu'à mon accouchement et j'ai repris le travail le jour où je suis sortie de la clinique. J'étais quasiment sur un brancard, je ne pouvais pas mettre un pied devant l'autre. Mais il fallait bosser parce que nous étions en pleine période de déclaration d'impots et les clients ne pouvaient donc pas attendre. J'avais un babyphone sur le bureau et je faisais la navette entre le bureau et la chambre de bébé. Si c'était à refaire, je dirais merde au boulot et je m'occuperais de mon bébé et de moi car j'y ai laissé des plumes. La remise en état de la bête fut plus difficile et plus longue. Qu'a-t-on à y gagner ? Remarquez, des gens qui se suicident sur le lieu de travail, ça fait tâche, mais c'est passager. Avec la ribambelle de gueux qui attend la place, y aurai qu'à tirer au sort. On évacue le mort, on met un vivant à la place et l'usine peut continuer à fonctionner. Oui, cela va dans le sens de la Modernité. Ford sors de ce corps !

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Sciences du quotidien

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Eva R-sistons 03/07/2009 05:40

Coucou ! j'ai publié plusieurs de tes articles (blog http://sos-crise.overblog.com ), parfois avec les liens des derniers articlesbien à toi, eva

plume de cib 03/07/2009 10:27


Merci à toi eva... J'ail 'impression que nous sommes dans un bateau en train de couler mais les gens ne veulent toujours pas le croire... Et nous avons beau crier, ils continuent tranquillement
leur vie éphémère.... Bise


sixtine 02/07/2009 07:57

Coucou, Cib ! Contente de revenir ! Plein de lecture à droite à gauche, tu t'en doutes !Ton billet est très révélateur du profond malaise qui s'est installé dans notre beau pays, sans que les gens prennent la mesure des enjeux... On se laisse bouffer tout cru et on dit rien !Ou presque...quelques mouvements de rues ( on appelle ça des manifs ! )

plume de cib 02/07/2009 11:54


Ah Bonjour sixtine ! Ben, j'espère que tu t'es bien reposée parce qu'il va y avoir du pain sur la planche cet été ! Là, je vais publier un article sur les indemnités des députés, pas piquées des
hannetons ! Combien de temps encore à supporter ça ?  Bise


Naradamuni 30/06/2009 12:52

Ford sort de ce corps !   ENDGAME