Le statut d'auto entrepreneur, c'était pour faire baisser les chiffres du chômage

Publié le 26 Juin 2009



A priori, il y aurait 200 000 courageux ou inconscients qui se sont jetés dans la bataille de la création d'entreprise avec ce statut. Seulement 10 000 d'entre eux auraient déclaré leurs revenus à l'URSSAF. Donc, soit les 190 000 restants sont tous des fieffés fraudeurs, soit de pauvres imprudents perdus dans la jungle du travail indépendant.

En attendant, cela a fait provisoirement 200 000 chômeurs évacués du contingent. Ils avaient assurément été gonflés à bloc pour partir avec d'aussi légers bagages dans une expédition aussi périlleuse. Imaginez un peu. Déjà quand vous êtes qualifiés, expérimentés, que vous avez réussi à établir une étude de marché relativement correcte, vous avez une très très faible chance de ne pas boire le bouillon au bout de deux ans., alors en partant les mains dans les poches et le nez à l'air....  Ceux qui franchissent toutes les étapes, parviennent à contourner les obstacles et tiennent au moins cinq ans, ont quelque chance de pouvoir s'en sortir. durablement. Oh, les 9/10e devront se contenter d'un SMIC, mais ils auront au moins le plaisir de travailler 70 heures par semaine dans un domaine qu'ils affectionnent.

On ne devient pas  entrepreneur par un clic sur Internet comme le prétend la propagande gouvernementale. Il y a d'ailleurs peu de personnes seules qui réussissent . L'association avec au moins une autre personne est fortement recommandée. La lutte pour sortir la tête hors de l'eau est harassante. A deux au moins on s'encourage. Les compétences se complètent, on n'a pas ainsi à devoir faire face à tous les aspects de la création d'entreprise. Car si vous devez en même temps maîtriser votre métier, la communication, la gestion, tout cela en étant totalement novice, c'est un peu comme si on vous parachutait au milieu de l'océan accrochés à une ancre !

Alors auto entrepreneur, ne vous laissez pas piéger. Suivez les parcours d'aide à la création si vous êtes vraiment motivés pour travailler en indépendant. Ne brûlez pas les étapes. Assurez vous d'abord que vous avez bien l'esprit patron. Attendez vous à ne plus avoir de vie personnelle, à vous consacrer à votre entreprise corps et âme  pendant des mois, voire des années. Ce peut être captivant, ce peut être minant, désespérant.... Rien ne sert de courir donc, le miroir n'est que pour les alouettes....

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Sciences du quotidien

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Anne Wolff 26/06/2009 16:06

J'ai été voir les vidéos de  Attention Danger Travail   dont tu donnes le lien. Au secours ! A ne pas regarder avant d'aller se coucher : cauchemars garantis.Tout y est dit sur les nouveaux esclaves, sur les grandes manipulations. C'est pire que l'esclavage. Certains noirs étasunniens ont fait une analyse plus que pertinente des visées des yankee lors de la guerre de sécession : pire que l'esclavage. L'esclave, en tant que propriété, son maître le garde plus ou moins en état de fonctionner. Tandis que l'ouvrier des industries, taillable et corvéable à merci, est remplaçable quand il n'est plus utilisable. c'est exactement ce qui est en train de se passer. Ce que j'ai trouvé dommage, c'est que ceux qui refusent le travail dans ce reportage se replient sur leur petit égoïsme de pensionnés. Cela va leur retomber dessus solide, les propos que certains tiennet dans ce film, en Belgique suffirait à te faire exclure du droit au chômage et au RMI. Et d'après les propos des oligarques représentés dans le film, cela ne va pas tarder chez vous.J'ai été attristée aussi de voir d'autres chômeurs qui polarisent leur lutte sur "le droit à consommer la même (merde ) chose que les "autres". Ce que je propose comme modèle ce sont des microentreprises en autogestion et qui sous certaines conditions : but non lucratif et participation à la croissance qualitative aurait un statut fiscal privilégié. (en résumé).En tout cas ce qui est certain : la microentreprise est une manière déguisée de dispenser les patrons d'accorder la protection social qui est la compensation du statut de subordination de travailleur salarié :une arnaque qui réduit à néant des siècles de luttes sociales.Et ce qu'on voit et entend de ce qui est exigé de certains travailleurs, à hurler, pire que la pire des fictions traitant de déshumanisation !!!Merci en tout cas pour ce lien, j'en ai appris plus en en visionnant ce reportage, que pendant des années de recherches. Anne

plume de cib 26/06/2009 16:12


c'est marrant, j'étais sur ton blog...

Je pense que tout ne peut arriver ou être compris d'un coup. Les gens ont un cheminement à faire, comme nous le faisons. J'ai beaucoup appris ces dernières années, d'autres sont plus avancés que
moi.
L'essentiel est que la porte s'ouvre enfin sur un autre Monde des possibles. C'est passionnant de savoir que dans différentes parties du Monde des êtres humains sont sensibles aux mêmes vibrations.
C'est dans l'air du temps.... C'est la Renaissance


JACQUES-AMBROISE 26/06/2009 15:30

Certains ont cru régulariser leur situation. Avant ils travaillaient au black, maintenant ils ont oublié de déclarer ou ils ne savaient pas comment faire tellement c'est compliqué