Le statut déloyal de l'auto entrepreneur

Publié le 25 Juin 2009



La chambre des Métiers du Gard est entrée en Résistance. Elle compte bien être suivie par un grand nombre de Chambres des Métiers en France. Elle refuse de déclarer les auto entreprenants. Ceux ci peuvent le faire directement via Internet. La révolte n'est donc que symbolique. Elle ne traduit pas moins le profond malaise au sein de l'artisanat.
L'auto entrepreneur peut se déclarer sans avoir à justifier d'une qualification quelconque alors qu'il est demandé qualifications  et assurances  à l'artisan.  Cela est d'autant plus vrai pour les métiers du bâtiment, et c'est tant mieux, vu déjà le nombre  de mal façons. N'importe qui peut aujourd'hui démarcher le particulier et lui proposer ses services, sans avoir à prendre une assurance, sans avoir à proposer de garanties !

Si la France peut être compétitive sur un point, c'est bien sur la qualité du service. Ce devait même être son principal cheval de bataille. Les entreprises qui l'ont compris ne connaissent d'ailleurs pas la crise. Pourquoi essayer de concurrencer des entreprises d'extrême Orient ou des Pays de l'Est sur le produit bon marché alors qu'on sait qu'il n'y a aucune chance pour être compétitifs ?
Or, par le statut d'auto entrepreneur, c'est l'ouverture du tout et n'importe quoi, de l'arnaque labellisée par l'Etat. C'est aussi la baisse sensible de la valeur travail, il ne faut pas l'oublier. Les malheureux qui choisisent le statut d'auto entrepreneur comme une bouée de sauvetage ne se rendent pas compte qu'à côté, le TITANIC est en train de couler  et qu'ils seront baiser le jour où ils devront reprendre la route principale de l'entreprenariat !
 Ce statut n'avait aucune raison d'être dans la mesure où il existe des pépinières d'entreprise qui permettent à de futurs créateurs de s'essayer sans être déclarés pendant six mois. C'est un temps nécessaire pour le démarchage et pour tester son étude de marché. Il y a toute une équipe à disposition qui propose entre autres des formations. Comme le fait également la Chambre des métiers. Pendant des années, on a obligé les futurs créateurs à suivre un stage de gestion avant de monter sa boite, et puis tout à coup, n'importe qui peut avoir pignon sur rue.
Il y a donc lieu pour le consommateur de se montrer vigilant, de n'accepter des travaux que par des artisans qui peuvent fournir des garanties et vous montrer leur contrat d'assurances. Ou alors accepter les conséquences d'un travail mal fait.... et se bouffer les doigts.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Sciences du quotidien

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ON 26/06/2009 09:44

Il est vrai que les professionnels du bâtiment ne sont pas connus pour leurs malfaçons, leurs éthnisation des tâches, l'usage de clandestins...Il est vrai que les clients toujours plus informés ne se renseignent jamais avant...La question de la qualification est à l'ordre du jour.

plume de cib 26/06/2009 10:23


La question de la qualification est en effet à l'ordre du jour. Et si ce statut est le déclencheur d'une prise de conscience dans ce sens, nous en serons tous très heureux. Qui n'a pas eu affaire à
des professionnel peu qualifiés ?