Hirsch, le bon élève du gouvernement, continue sa politique crado

Publié le 24 Juin 2009



Enesse n'est peut être pas un grand homme politique dans la mesure où il n'a jamais eu aucun programme à nous communiquer. Ce n'est pas un novateur, il est même ancré dans le profond conservatisme d'une droite 19e, voire une monarchie décadente. Ce n'est pas un homme de résultats, ni un économiste. Par contre, c'est un homme de com. Indéniablement, il aurait été un bon agent, il sait faire les castings, il sait déceler les atouts et défaillances de chacun. Il sait se servir des autres pour rebondir, briller. Il annihile les volontés,  encourage les velléitaires, sait se faire admirer au sein de ses serviteurs.

Le Martin Hirsch est sans doute l'une de ses plus belles prises. Le garçon a la tête de l'emploi. Il bénéficiait de la réputation de l'abbé Pierre à qui il avait naturellement succédé sans qu'on sache s'il avait vraiment des principes altruistes ou le sens de l'opportunisme. Bref, il nous a pondu un RSA de la mort mais assorti à l'aura de l'abbé, la pilule est passée sans trop d'efforts. La population anesthésiée par les idées reçues ne s'est en aucun cas méfiée du gars qui sort du crû de l'abbé ! Mais Enesse lui avait flairé le fumiste et l'a joliment invité à sa cour. Le Hirsch a pour principe la discrétion. Toujours vêtu de l'aura de l'abbé Pierre, il continue ses frasques en douce, un véritable exécuteur testamentaire si je puis dire ! Le vieil abbé s'est battu toute sa vie contre la pauvreté et l'exclusion. Hirsch continue sa volonté mais  a changé de tactique ! En premier lieu, dresser les pauvres les uns contre les autres pour les affaiblir, dresser les autres contre eux en les faisant passer pour des populations fragiles qui ont besoin d'être assistées, le message étant que ces cons de pauvres font tanguer le navire, il faut les virer ! Oui, mais avec  classe et tout le respect qu'on doit à cette classe de gueux qui nous salissent avec leur misère.

Et pis voilà qu'à présent, il travaille sur le jeunes, une denrée à calibrer le plus tôt possible.



Principal chantier : tout faire pour éviter d'avoir des jeunes « abandonnés » lorsqu'ils quittent l'école sans diplôme. À cet effet, les pouvoirs publics devront « garantir une solution dans les trois mois à tous les jeunes qui quittent le système scolaire sans le bac ».

Pour aider les moins de 25 ans à acquérir une autonomie financière, la commission a aussi étudié la possibilité de leur étendre le bénéfice du RSA.



Vous remarquez à quel point le propos est démago. C'est pour qu'on sache qu'il s'occupe des jeunes avec son coeur. Garantir une situation dans les trois mois à tous les jeunes qui quittent le système scolaire sans le bac !!!! On pourrait ré ouvrir les camps de travail, nan ? Ou les envoyer passer des vacances dans des camps de jeunesse tenus par les jeunesses UMP. ? Ou les enrôler pour faire la guerre en Iran ? Ou les prendre comme cobayes pour tester des vaccins contre la grippe machin ?  Bon, je participe moi aussi à ce grand chantier !
Mais la commission étudie la possibilité d'étendre aux jeunes de moins de 25 ans la possibilité de bénéficier du RSA. Etre assisté dès le plus jeune âge, c'est un bon départ dans la vie. Surtout que les jeunes auront la possibilité de traduire leur famille en justice beaucoup plus tôt.

J'ai le souvenir d'un truc qui s'appelle le Droit au logement opposable. C'est joli comme expression, totalement inefficace. Comme le travail, le logement ne se trouve pas dans une pochette surprise. Il reste à gratter du côté de la Française des Jeux. Il y a toujours une chance sur 20 millions d'empocher le gros lot. Comme l'espoir fait vivre parait-il, pas de raison de s'en priver alors !

C'est merveilleux ce qu'on peut faire passer quand on a une belle tête de vainqueur.

Rédigé par plume de cib

Publié dans #Sciences du quotidien

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Anne Wolff 25/06/2009 08:13

"Homme de com." Hommes de com. Femmes de com. : politiciens 21ème siècleN'est-ce pas cela la politique aujourd'hui : un art de communiquer les mauvaises nouvelles venue "d'en haut" ? Celui de servir d'interface entre un pouvoir occulte économiste et "le peuple" afin de faire accepter à ce dernier les amères pillules amères d'une dictature cachée en les enrobant de sucre. Quel degré de liberté reste-t-il dans une dictature économiste pour faire de la politique ?La seule politique aujourd'hui est dans la rue, dans chaque collectif qui se créée pour lutter contre ce système absurde, dans chaque acte de désobéissance civile.L'élection d'Obama n'a-t-elle pas été la plus grande des productions hollywodiennes jamais vue, une mise en scène ?Kouchner, pour citer un autre vampire de la réputation du pauvre abbé, n'a-t-il pas fondé sa carrière sur cette mise en scène du sac de riz sur l'épaule. "Société du spectacle", finalement les situationnistes n'avaient pas tout faux.Quel différence entre le politicien qui va passer à la télé et l'acteur qui va entrer en scène ? Vidéo édifiantes que celle qui montrent Sarko ou Bush,... avant une émission. On essaye son meilleur sourire ou son air grave selon les circonstances. Il existe des cours de PNL (programmation neuro linguistique) pour les politiciens, des relookeurs.Nous il nous reste une seule question à nous poser a chaque nouvelle pillule, rendue attrayante par les même méthodes que celles utilisées en publicité : "Qu'est-ce que cela cache cette fois?" Où se dissimule cette fois la restriction économique, la restriction de liberté ?J'y vais de ma petite dose d'utopie : reconstruisons le monde horizontalement, entre personne "d'en bas", créons une organisation transplanétaire des peuples à partir de petits collectifs unis par une multiplicité de liens d'affinité et de complémentarité. Avec un outil comme internet, c'est concevable et réalisable. Une "simple" question de conscience.

Nath 24/06/2009 21:51

Le RSA ressemble très étrangement goutte pour goutte au RMI. Oui! 

Fleche 24/06/2009 13:37

J'ai assisté, il y a quelque temps, à une réunion d'information sur le RSA. Je cherchais la faille dans les informations qu'on nous donnait, et je les'ai pas trouvées sur le moment.A priori le RSA c'est mieux que le RMI, sauf que avec le recul on s'aperçoit que pour bénéficier du RSA il va falloir sacrément décliner son identité et bien d'autres choses.Par ailleurs la mise en place = cafouillage intense. Trop vite, mal préparé ; bref les méthodes du président !

plume de cib 24/06/2009 14:33


Il y a une grosse pression sur le candidat au RSA avec une obligation de déclarer même les cadeaux des amis etc.... Je n'ai pas encore trouvé le côté positif....


sylvie 24/06/2009 13:07

C'est à vomir… 

plume de cib 24/06/2009 13:15


et c'est rien de le dire....