Bilan de la crise = chomage = bonheur +++ !

Publié le 18 Juin 2009



Ce n'est pas le soleil qui me tape sur la tête, quoique... Il fait chaud, chaud... Pas un temps à se précipiter pour aller bosser.  Les mammifères ne travaillent pas quand il fait chaud, c'est contre nature. Oui mais il y a les horaires qui nous imposent de faire tous pareils en même temps, me répondrez-vous.... Surtout, quand on va contre nature, on est déboussolés et donc plus fragiles, plus manipulables...

C'est quoi exactement votre idée du bonheur ? je ne parle pas du plaisir, ni du désir, mais du bonheur. Oui, le bonheur, ce n'est qu'une idée, il n'y a pas de liste d'ingrédients, c'est personnel, c'est un état subtil, imprévu, imprévisible. Or, on nous a fait croire qu'on pouvait nous vendre du bonheur et on nous a donné une liste d'ingrédients à se procurer. Pour cela, il faut travailler, cong ! Hé oui, c'est un truc de dingue : travaille mon coco, use tes forces pour faire tourner les machines, donne ta sueur et nous on te nourrit d'illusions ! Le bonheur, on va t'en placarder plein les murs de la ville, on va même te l'écrire dans le ciel ! Et tu vas continuer à courir comme un con pour essayer de l'atteindre.


Assez les boeufs Oh Oh ! Doucement ! Y a un coin d'ombre, allons-y mettre nos abattis sous l'arbre. Rien de plus que le ciel tout bleu, un nuage solitaire qui court, une mouche courageuse et le chant des cigales à la place de la radio. Et laisser faire.... L'imagination ne tarde pas à débarquer... Et là, elle nous construit un conte de fées. Nous sommes les maîtres de nos vies, nous en faisons un roman, mais non, 100 romans. A toute allure, rien ne peut nous arrêter. Poètes ? Mais nous ne sommes que des poètes. Nous sommes des poètes et ce que nous préférons faire, c'est rêver. Il est là le vrai bonheur ! Alors pourquoi vouloir réaliser ses rêves ? Les rêves sont irréalisables et de toute manière il n'y a aucun intérêt à les réaliser. Si on y parvient, ce ne sera plus un rêve, il ne nous intéressera plus, on ira vite se remettre à rêver. Mais on aura perdu beaucoup de temps, tout le temps qu'il aura fallu réaliser le rêve. Vous me suivez ?

On nous dit, le chômage, c'est terrible, c'est la dégringolade, c'est la honte ! Alors on court dans tous les sens pour essayer de trouver un boulot. Je dis bien un boulot, un truc alimentaire. Enfin, l'alimentaire, c'est plutôt pour le patron qui t'emploie et si c'est toi qui décide d'être ton patron, faut savoir que tu ne mangeras pas tous les jours comme un prince. Bref; Faut qu'on ait un boulot pour payer les crédits, le loyer, les frais de bagnoles et tout un tas de trucs qu'on a sur le dos et qui rend la démarche lourde, les pensées étriquées, la vie pleine de petites misères qui attaquent le capital rêve et peut même nous rendre aigri.  Et c'est marrant, parce qu'on travaille pour se payer des trucs que d'autres font pour se payer des trucs, etc... C'est con comme système ! Et apparemment on est arrivé au bout de l'histoire.
On nous dit, si t'as pas de boulot, t'es pas épanoui, tu restes tout seul dans ton coin, tu deviens un con. Ah bon ? Parce que faire toute la journée un truc qui ne plait pas, c'est vachement épanouissant ! Mais il y a tant et tant de choses à faire, à voir, de gens à aimer, de frontières à abolir. Ne serait-ce que reprendre contact avec les siens, lire, rendre service, échanger du savoir, se restructurer le Monde du rêve.
On nous dit, faudra que tu gagnes moins pour faire plaisir à ton patron. En Angleterre, British Airways a même demandé à ses employés de travailler gratuitement pendant un mois. Le patron a donné l'exemple. Il est vrai que lorsqu'on gagne 60 000 euros par mois, c'est plus facile de sauter un mois de salaire que pour le stewart.

Les entreprises resserrent les boulons, ne savent plus quoi inventer pour virer le personnel. Des jeunes installés qui avaient pris un crédit pour payer la maison se retrouvent le bec dans l'eau. C'est peut être la cata, enfin, c'est ce qu'on nous dit.

Y a plus de boulot mes seigneurs, le peu qui reste ne sera pas cher payé vu qu'il faut le partager entre des milliers de demandeurs d'emplois  angoissés à l'idée qu'ils seront bientôt à dormir à la belle étoile.

Le système se casse la gueule et rien ne pourra stopper sa dégringolade. Est-ce un drame ? Mais non !!! Au contraire, c'est une aubaine incroyable ! Lâchez-vous !  Ca fait des lustres qu'on nous dit comment on doit vivre et qu'on le fait pour être dans la norme et qu'on pleure sur nos chaussures !

Le Monde est à refaire puisque nous nous sommes trompés sur toute la ligne. Et plutôt que manifester pour avoir du boulot, arrêtons les machines, reposons-nous, buvons un verre, chantons, dansons, jouons de la musique, faisons un grand feu de joie ! C'est l'été, d'ailleurs, la fête de la musique. Sortons dans la rue, allons danser sur le tarmac !

A un moment, faut leur demander d'arrêter de nous gueuler dans les oreilles, de s'agripper à leurs sous car toutes leurs valeurs d'aujourd'hui ne vaudront plus queue dalle demain ! Allez hop ! Un peu de sieste, une bonne orangeade, et on se prépare les baskets, et on se prépare à se mélanger dans la rue au son de la musique !

Dans la vie faut pas s'en faire, moi je ne m'en fais pas....... Ou du moins j'ai arrêté de m'en faire... Ca marche !



Rédigé par plume de cib

Publié dans #SOCIETE

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Naradamuni 19/06/2009 09:53

u bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L'américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :
 » Pas très longtemps « , répond le Mexicain. » Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? « demande l'américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L'américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps ? « 
 » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie « .
L'américain l'interrompt :  » J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires. « 
Le Mexicain demande alors :  » Combien de temps cela prendrait-il ? «  » 15 à 20 ans « , répond le banquier américain. » Et après ? «  » Après, c'est là que ça devient intéressant « , répond l'américain en riant. » Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions « .
 » Des millions ? Mais après ? « 
 » Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. «
Attention Danger Travail

plume de cib 19/06/2009 09:58


! Génial Naradamuni, très très génial !!!
Aux USA, le fununemployement commence à "vachement" bien se développer !
Et je crois que le captialisme flaire ce mouvement et donc essaie de le marginaliser. Mais l'éveil des conscience est indéniable. Tant mieux, nous sommes sur le bon chemin ! Encore Merci


sixtine 18/06/2009 18:57

C'est le monde à l'envers, Cib !On a fait des années durant l'apologie de l'épanouissement par le travail...On constate aujourd'hui les effets pervers de la formule magique, et c'est parce que l'emploi se fait rare et redevient denrée périssable, que l'on va prendre la pleine mesure de ce que l'inactivité apporte en valeur " temps libre " ...Beau billet, cib ! Tu es en forme !

plume de cib 18/06/2009 19:11


En fait, on a prôné l'épanouissement par le travail parce qu'on était manipulés, on a marché fièrement, c'est vraiment con....
Nous entrons dans une ère d'instrospection, suite à des générations d'abrutissement. . Et là, on est le cul par terre, et on s'aperçoit que tout ce qu'on croyait faire l'objet du bonheur n'est en
fait qu'une multitudes d'épines.... Bise


Marie-R 18/06/2009 18:26

Ho, c'est la teuf ici! J'apporte quoi?D'abord nous les femmes quand on travaille pas, on dit qu'on regarde les feux de l'amour en faisant du tricot. Si!Et puis aussi on vous regarde d'un air compatissant en disant "Oh, mais mère au foyer, c'est un métier" Que ça me démange, que ça me démange de leur jldzeefzlefrmbdhzizkdj...........dans la gdtzvzsddngfkgirktrn..............D'abord moi je regarde passer les trains! NA!

plume de cib 18/06/2009 18:36


AH Ah en plein dans le mille Marie ! Je concocte un petit billet justement sur ce qu'on appelle les mères au foyer ! C'est un empire de connerie qui s'est tissé autour du statut de mère ! La mère
ignarde juste bonne comme tu dis à regarder les feux de l'amour,  des bigoudis sur la tête, c'est un tableau récurrent.
Travailler pour se réaliser !!! Elle est bonne celle-là !