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La plume dans l'kawa

réflexions - réactions - humeurs -


Avec le statut d'auto-entrepreneur, la qualité du service devient secondaire

Publié par plume de cib sur 20 Mai 2009, 10:54am

Catégories : #Sciences du quotidien




Ce statut d'auto-entrepreneur doit certainement faire partie de ces "réformes" dont nous parlent sans arrêt les membres du gouvernement. Oui, parce qu'ils nous racontent tout le temps qu'ils vont continuer les réformes mais j'ai du mal à voir où et quand elles ont commencé. A part les réformes visant à réduire les libertés, la réforme qui a autorisé le président à augmenter son salaire de 170 %, le bouclier fiscal, le reste, je ne vois pas...

Et puis il y a eu le statut d'auto-entrepreneur ! C'est somme toute le statut que tout futur créateur d'emploi attendait ! L'emballage est séduisant et si on est novice en matière de création d'entreprise, on peut se laisser berner facilement. Inciter les gens à se déclarer dès la naissance de l'idée, c'est tout au plus une supercherie, et pour le moins une grosse ânerie !
Comme je l'écris plus haut, si on est novice, on peut croire qu'une entreprise se crée avec un clic sur Internet, et hop ! l'affaire est dans le sac. Le président invite les gens à fonctionner comme lui, sur un coup de tête. Dans la plupart des cas, on oublie qu'il faut faire une étude de marché avant de créer sa boite. C'est souvent long et fastidieux mais cela évite bien des déceptions. Celui qui arrive à bout de son étude de marché peut se dire qu'il a quelques compétences pour gérer son entreprise.
Car l'étude de marché est là pour vous ramener les pieds sur terre, c'est un peu l'avocat du diable, mais il vous permet de cimenter vos bases. Et puis il y a les chambres de commerce et les chambres de métiers.
Les chambres de métiers sont réservées aux artisans. Qui dit artisan dit art, donc savoir-faire. Il est proposé des stages., il est demandé des diplômes pour certaines professions, une bonne expérience professionnelle pour d'autres.  Et par ailleurs certaines professions sont réglementées.
Depuis cinq mois que le service d'auto-entrepreneur existe, il y a beaucoup d'entreprises de bâtiment. Ils vont aller où ces apprentis constructeurs ? Les garanties décennales et biennales et autres ne leur seront pas délivrées pour leur travail. Nous avions déjà un maximum de gougnafiers dans cette branche, ce statut n'est pas un gage de qualité et il ouvre la porte à bon nombre d'escroqueries.
Par ailleurs le stage pobligatoire récédant la création d'entreprise, n'est plus d'actualité quand il s'agit d'auto-entreprise.
Mais les gens de bonne foi qui pensaient qu'avec un clic sur Internet ils allaient pouvoir sortir de leur statut de chômeur et donc de déchets de la société en sont pour leurs frais. Toutes les études qui devaient être faites avant, le sont sur le terrain en forme de reconnaissance et c'est là que tout se gâte. Le beau rêve s'effrite. Le tâtonnement après l'emballement et la fin du mois à sec ! Sans compter qu'en attendant que le ciment prenne, il n'y a pas de cotisations et donc pas de retraite. Au bout de cinq mois d'exercice, pas de salaire, cela va sans dire. Mais c'est une situation normale pour toute création d'entreprise. Tirer des revenus d'une activité d'indépendant ne se fait pas avant au moins un an.
Je ne sais pas vraiment qui a eu cette idée là-haut, mais il ne devait pas connaître grand chose à la création d'entreprise. Il aurait dû aider et privilégier les pépinières d'entreprises, les associations qui accompagnent le créateur. Elles proposent une domiciliation et un accompagnement ainsi que du matériel bureautique à tous ceux dont l'idée après étude paraît viable. Le futur créateur qui n'a pas besoin de se déclarer tout au long de cet "apprentissage" a tout le loisir de mesurer ses capacités et sa motivation. Il est en permanence guidé. Il n'est plus seul devant son ordinateur comme c'est le cas de l'auto-entrepreneur.

Qu'est-ce qui pousse à prendre le statut d'auto-entrepreneur ? Sans doute la lourde culpabilité qui pèse sur ceux qui sont sans travail. Pour échapper aux regard accusateur de la société civile, ils prennent l'étiquette d'entrepreneur, même s'ils n'ont acquis aucun savoir-faire, même s'ils n'ont pas l'étoffe d'un créateur d'entreprise. Mais tout cela, ils l'apprendront à leurs frais.

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Achat Or 21/06/2009 19:54

Pour vous aider à créer votre entreprise, nombre de personnes ne connaissent pas leur richesse et font appel au crédit. L'or est au plus haut, si vous avez besoin d'argent et si vous possédez un peu d'Or sous quelque forme que ce soit, bijoux, déchets, pièces ou lingots, n'attendez pas, c'est le moment de vendre, vous serez étonné du montant récolté !
achat or 

plume de cib 21/06/2009 20:13


De l'or, des dollars... j'ai lu ça il n'y a pas longtemps dans un livre où l'histoire se situe vers la fin des année 30. Bonne pèche....


sixtine 20/05/2009 18:03

C'est l'évidence même ! Ne devient pas chef d'entreprise (même petite !) qui veut !L'étude de marché et les capacités professionnelles, diplômes à l'appui, pour ne pas faire de la concurrence déloyale aux professionnels des secteurs en pointe...Je comprends et partage la méfiance des artisans en la matière !Quand on voit le nombre de profanes qui ont ouvert un restaurant dans lequel je ne vous souhaite pas de manger...ça fait peur !

plume de cib 20/05/2009 19:51


Tout à fait d'accord avec toi ! Et il faut voir ce qui se passe derrière ces restos où les entrepreneurs font ça pour l'argent et non plus pour l'amour du métier... Et ce statuts d'entrepreneur va
encore ouvrir plus grand la porte aux escrocs...


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